sauv.net


·  Appel pour le rétablissement des horaires de français.
·  Révolution technologique.
·  Réforme du lycée et enseignement des lettres.
·  Des nouvelles du bac et du brevet.

  Réforme 2016 du collège.
 Qui sommes-nous ?
Nous sommes des enseignants de lettres et d'autres disciplines, des professeurs des écoles, des citoyens, animés par un idéal scolaire de gauche. Réunis dans un collectif fondé en 2000, nous sommes en lutte, depuis la "réforme" Allègre, contre l'affaiblissement, le dévoiement, voire la disparition de l'enseignement de la langue et de la littérature, et contre une série de transformations qui ont pour conséquence une baisse graduelle des exigences et des résultats de l'école publique. En savoir plus ...
 Adhésion & soutien
Vous pouvez relayer nos actions, nous informer de celles que vous menez ; vous pouvez nous envoyer un texte d'analyse, une contribution, un compte rendu d'ouvrage. Rejoignez-nous ou soutenez-nous !

29-04-17
 Dernière mise à jour
TRIBUNE / Propositions pour une nouvelle école démocratique

Presse / L'Obs du 18/04/2017 / Propositions pour une nouvelle école démocratique
http://tempsreel.nouvelobs.com/presidentielle-2017/20170418.OBS8138/ecole-lesos- d-un-collectif-de-professeurs-adresse-aux-candidats.html (Sauver les lettres)

1er principe : L’instruction de tous doit être la finalité de l’école L’institution scolaire a pour mission de donner à tous les élèves, quels que soient leur origine et leur milieu, une véritable formation intellectuelle exigeante. Nous considérons qu’elle est défaillante quand, au prétexte de s'adapter à un prétendu « déficit » des plus démunis culturellement, elle propose aux jeunes un simulacre d’instruction, à coup de gadgets pédagogiqueset d’activités infantilisantes. [...]
2ème principe : Il faut instaurer les conditions d'une égalité réelle des élèves dans l'accès au savoir Pour réaliser l’égalité d’instruction il faut défendre le collège unique et enseigner les mêmes savoirs avec les mêmes exigences dans tous les établissements du territoire. Ce sont les méthodes qu’il faut adapter aux élèves, non les contenus. (...]

      Télécharger le texte complet

L'Intempestif / 08/06/2017 / Sous le masque du consensus (Mireille Kentzinger)
C’est donc à une instance soumise à son chef qu’il reviendra de décider si au collège X on fera du latin ou un EPI sur le régime alimentaire de Gargantua ou bien si dans le collège Y on proposera des classes bilangues ou un projet de découverte de l’entreprise… A chacun donc un enseignement différent, perpétuellement mis en concurrence et soumis à négociation, voué donc à la variation en fonction des forces en présence. Une sorte de « loi-travail » de l’éducation où ce sont les décisions de telle ou telle entreprise scolaire locale qui auront force de loi localement, en lieu et place de la loi générale.

Action / 21/06/2017 / Compte rendu de l'audience à l'Élysée (Associations littéraires APFLA-CPL, APLAES, APLettres, CNARELA, SEL, SLL)
Le 16 juin 2017, un nouvel arrêté a été pris par le nouveau ministre, Jean-Michel Blanquer. Cet arrêté témoigne manifestement d’un changement d’orientation dans la politique éducative par rapport au dernier quinquennat. Nous nous en félicitons et prenons acte de la volonté de redonner leur place légitime aux langues anciennes dans la scolarité et de proposer une première traduction de l’un des engagements du Président de la République à ce sujet. Cependant, vu la date à laquelle cet arrêté a été publié, nos inquiétudes subsistent : la rentrée est préparée depuis longtemps dans les établissements et un tel texte crée l’effet inverse de celui que l’on pourrait espérer.

Analyse / Mezetulle / 17/04/2017 / OCDE et Terra Nova : une offensive contre l'école républicaine (Fatiha Boudjhalat)
Le Think Tank libéral « Terra Nova » a livré en 2016 un rapport Que doit-on apprendre à l’école ? Savoirs scolaires et politique éducative. […] Il n’est guère surprenant que les propositions d’Emmanuel Macron reprennent les préconisations de ce rapport qui salue les réformes entreprises aussi bien par la droite que par l’actuel gouvernement de gauche, parce qu’elles vont toutes dans le même sens. [...] On retrouve ce que le sociologue François Dubet avait déjà préconisé en incitant le monde de l’éducation à adapter les programmes à ce que l’élève le plus faible était en mesure d’acquérir. Lui et sa collègue Marie Duru-Bellat évoquaient dans leur livre Dix propositions pour changer d’école la « discrimination par le diplôme ». C’est l’inversion de la norme, « l’adaptionnisme scolaire», terme créé par Laurent Jaffro et Jean-Baptiste Rauzy dans leur ouvrage L’École désoeuvrée pour désigner « la pente actuelle dominante dans les réflexions sur l’école et dans l’institution elle-même qui incline à adapter l’école à l’élargissement de ses publics plutôt que de persévérer à amener ses nouveaux publics à des savoirs déterminés ».

Analyse / La Vie moderne / 7/07/2017 / Le métier en berne (Loys Bonod)
Les enseignants eux-mêmes sont de plus en plus dépossédés de leur métier : une formation parfois infantilisante, une liberté pédagogique de plus en plus écornée, une « posture » enseignante de moins en moins reconnue, des disciplines elles-mêmes de plus en plus remises en cause dans le secondaire. Le tout dans une déconsidération générale : les enseignants doivent désormais être « managés » comme des chevaux au manège. On le voit : il faut bien du courage pour se lancer aujourd’hui dans la carrière enseignante. Et, à vrai dire, les perspectives offertes par la nouvelle majorité sont malheureusement de nature à aggraver davantage cette crise.

Presse / Le Monde / 12/06/2017 / Bac 2017 : Faire des dissertations a-t-il encore un sens ? (Isabelle Dautresme)
Epreuve de questionnement et d’engagement personnel, la dissertation, particulièrement de philosophie, encourage aussi une certaine liberté de pensée. Elle oblige à sortir de son propre point de vue et à adopter celui de l’autre. « Il faut faire comme si on n’était pas d’accord avec soi-même. Dans une démocratie laïque où il est tellement facile de dire ce que l’on pense et de le faire savoir, la dissertation de philosophie nécessite de penser ce que l’on ne pense pas spontanément, et ainsi de transformer ses croyances en opinion dont on peut discuter avec les autres. C’est un exercice encore plus important aujourd’hui », souligne Pierre-Henri Tavoillot.

Un éclairage rétrospectif : Eloge politique de la dissertation (Robert Wainer, 2000)
Pourquoi la dissertation et le commentaire composé - formule rédigée et composée de l'" explication de texte " - ont-ils sous la Troisième République, remplacé au lycée les anciens exercices d'imitation de l'ancien régime ? Parce qu'il s'agissait justement de créer des citoyens libres penseurs. Héritiers de la pensée rationaliste et des Lumières, les pédagogues républicains savaient ce que la révolution devait aux philosophes des Lumières, et ce que ces derniers devaient à Descartes : qu'il n'y a pas de pensée libre et autonome sans l'exercice du doute ; que la simple affirmation d'une opinion ne relève pas de la pensée, mais du préjugé et de la croyance ; qu'on ne peut s'opposer à une opinion qu'on juge dangereuse qu'après avoir démontré qu'elle était fausse.

Presse / Le Monde / 04/07/2017 / Le premier ministre annonce un bac entièrement réformé en 2021 (Aurélie Collas)
Le projet s’articule autour de deux idées. La première est de « resserrer les épreuves finales autour d’un plus petit nombre de matières et [de] définir ce qui relève du contrôle continu », a déclaré M. Philippe. Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron s’était engagé à limiter le nombre d’épreuves finales obligatoires à quatre, et à faire passer les autres en contrôle continu. Le chef de l’État entend « moderniser » l’examen bicentenaire. Le « remuscler », pour reprendre l’expression de son ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer.

Trois éclairages :
A quoi sert le baccalauréat ? Audition au Sénat (13/02/2008)
A quoi sert le baccalauréat ? Sauver Les Lettres
Toutes les mesures récentes dans l’organisation du bac visent à le compliquer, de façon à rendre préférable le contrôle continu. Mais ce dernier détruit la nature même de l’examen, et le lien organique qui unit la République, l’instruction, et les citoyens. Il faut donc le refuser. Le contrôle continu, sous forme d’épreuves organisées dans les établissements par le personnel qui y enseigne, ouvrirait la porte à toutes les pressions. La neutralité et l’objectivité de l’examen, sa totale indépendance des origines sociales, culturelles et ethniques, la garantie du niveau d’instruction, le principe d’égalité des chances et d’équité dans l’évaluation, y disparaissent totalement.
Les grands débats du baccalauréat juin 2016 (CNESCO, Conseil national d'évaluation du système scolaire)
Les comparaisons internationales montrent que, bien conçus et bien organisés, ces tests nationaux font progresser en moyenne les apprentissages des élèves et réduisent les inégalités scolaires globales et d’origine sociale. [...] Ces effets ne sont vertueux que si certaines conditions pédagogiques sont réunies: un nombre conséquent de matières doivent être testées sur la totalité de leurs programmes scolaires et des compétences attendues et les types d’exercices demandés aux élèves doivent être complexes (par opposition aux tests par QCM, par exemple). [...] Au total, le baccalauréat français qui embrasse un champ très large de matières et propose aux élèves une multiplicité d’épreuves complexes correspond bien aux formes d’évaluations qui peuvent avoir un effet bénéfique sur les résultats des élèves.
GRDS, 17/03/2017 / Quel français au lycée : la question de l'examen (Thierry Cecille, Agnès Joste)
Quel rapport le baccalauréat a-t-il avec la démocratisation ? Il est important, dans la perspective de la démocratisation, de défendre l’examen final. L’expérience en mesure chaque année la vertu, et montre qu’il constitue un rempart contre les ségrégations scolaires et géographiques. Il protège à la fois les élèves et la qualité de l’enseignement qui leur est dispensé. Égalitaire, dans la mesure où les épreuves sont anonymes, nationales et élaborées en fonction de programmes nationaux par des professeurs en exercice, le baccalauréat protège les élèves défavorisés de jugements négatifs liés à leur niveau supposé en raison de la localisation de leurs établissements d’origine. En proposant à tous le même horizon d’exigence et la même valeur certificative, le bac-nation protège du bac-maison. Il régule, par ses contenus, l’amont de bien des filières. Le recrutement sur dossiers par exemple, constamment utilisé contre le maintien du baccalauréat, n’est possible que parce que l’examen existe : le baccalauréat est la clef de voûte de l’enseignement au lycée, il en détermine la nature et le contenu. Les dossiers ne sont fiables que parce que les notes qu’ils présentent valident l’acquisition et la compréhension de programmes réglés sur cette certification finale.
Presse / Vousnousils / 28/07/2017 « Un retour du latin et du grec, adapté au XXIe siècle » (Jean-Michel Blanquer)
Une plongée édifiante dans une ÉSPÉ : le récit véridique d'une matinée de formation d'un jeune professeur de français.
Jean-Michel Blanquer s’est aussi exprimé sur les cours de latin et de grec. « Lors de la réforme du collège menée par mes prédécesseurs, on a véhiculé un message contre-productif, selon lequel le latin serait désuet et élitiste. C’est totalement faux. Le latin est au coeur de notre langue, donc structure notre mentalité. [...]» Des propos qui font écho à ceux de François Martin, président de la CNARELA (coordination nationale des associations régionales des enseignants de langues étrangères) en avril 2017. « Cette réforme [du collège] a été complètement bâclée : changement de l’intégralité des programmes d’enseignement de la 6e à la 3e, explosion de la grille des horaires réglementaires (avec diminution des horaires de latin et de grec ancien de 50% en 5e et 30% en 4eet 3e) et disparition du latin et du grec ancien comme disciplines, transformés en « enseignements de complément », absents des grilles réglementaires, alors qu’ils y avaient leur place lorsqu’ils étaient des disciplines optionnelles », déclarait-il.

Contact & mentions légales - Adhésion & soutien - Livre d'or - Liens - Membres