Revue de presse

(Adresse des journaux en rubrique Liens).



Avril 2013
  • Ragemag du 26/04/13 :
    Jean Robelin : « C’est l’école garderie qui est en marche. ».
    Le problème du PS n’est pas de concevoir une école du peuple, c’est de satisfaire les exigences de formation immédiate de la main-d’œuvre pour les entreprises, définies dans les documents de la Communauté européenne et dans ceux de l’OCDE. De ce point de vue, son programme n’est pas différent de celui de la droite. Apprendre à apprendre, c’est tout simplement remplacer la culture — c’est-à-dire la façon dont les individus se font eux-mêmes — par des procédures extérieures, des méthodes sans contenu qui correspondent à la transformation du travail intellectuel ou semi-intellectuel dans les entreprises, en application de procédures mécanisables, en particulier par l’informatisation des processus de travail… Ces procédures sont ce qui rend les individus substituables, avec comme conséquence qu’on peut plus facilement les virer parce qu’on peut les remplacer. Le problème c’est que des individus formés ainsi n’ont pas la culture nécessaire à se recycler ; ils sont jetables. Chacun sait que dans vingt ans la moitié des métiers actuels aura disparu. Le problème est : pour se préparer à ces changements, pouvoir se réinsérer dans de nouvelles professions, il faut une solide formation, pas celle du socle commun.
  • Le Monde du 25/04/13 :
    "Refusons le sabordage du français", par Claude Hagège.
    Le projet de loi Fioraso, qui veut imposer, en faveur de l'anglais, une très large extension des exceptions au principe du français langue de l'enseignement, des examens et des concours, pourrait avoir pour conséquence, du fait de la valeur symbolique d'un acte de sabordage du français par la France officielle elle-même, un doute croissant quant à la légitimité de la promotion de cette langue par les autres pays francophones.


    Mars 2013
  • Le Monde des lecteurs du 27/03/13 :
    Education : enseigner demande une formation., par Paul-Henri Giraud.
    De ces tractations inégales entre l’État et des universités que l’on dit " autonomes ", il ressort une réalité simple et crue : la formation disciplinaire des étudiants de Master se destinant à l’enseignement secondaire est tout bonnement divisée par deux. [...] Quant au projet de nouveau CAPES (Certificat d’Aptitude au Professorat de l’Enseignement du Second degré) de l’actuel gouvernement, la part disciplinaire y est réduite à un sixième de la note globale d’admission.
  • Le Monde du 22/03/13 :
    Transmettre les textes ne se limite pas à transférer des connaissances, par Yves Citton.
    L'enseignement de la littérature participe davantage de l'entraînement athlétique ou de l'initiation mystique que du transfert de connaissances. Si l'enseignant croit savoir quelle est la signification d'un texte littéraire, et s'il se contente de la transmettre à ses étudiants, il dégrade la fonction de chaman au statut de caporal : il remplace une expérience par un commandement. Tous les commandements ne sont pas absurdes ; mais certaines activités humaines résistent au commandement, l'amour, l'invention, l'interprétation : la littérature.
    Les enfants d'immigrés ont droit aux classiques, par Cécile Ladjali .
    "Pourquoi ne pas étudier la versification à travers le rap ou le slam ?" m'a-t-on finement suggéré en haut lieu. J'ai répondu à ces philanthropes que le professeur devait arracher les élèves à leur ghetto linguistique, lieu redoutable où tout va sans dire, où l'on vit dans une telle proximité sémantique qu'il n'est plus utile d'enrichir son vocabulaire ni de déplier une syntaxe complexe.
    Que de moments volés à la littérature, par Mariel Morize-Toussaint.
    L'arrivée du fameux "socle commun des compétences et des connaissances" détruit résolument le travail de ceux qui sont sur le terrain et qui tentent, avec toute leur énergie et leur savoir, de faire de l'école, du collège et du lycée des lieux d'apprentissage et de plaisir. L'enseignant, de littérature en particulier, voit sa mission réduite à cocher des cases par milliers tout au long de l'année pour savoir ce que l'élève a acquis, n'a pas acquis ou serait en train d'acquérir.
    Marcel Gauchet : "Une pédagogie vraiment éclairée est à inventer".
    Nous sommes dans un moment de culte de l'enfant qui nous masque son expérience réelle. Nous avons besoin de le redécouvrir pour ce qu'il est vraiment. Ce à quoi un enfant aspire sans trop en avoir conscience, c'est à devenir un adulte autonome. Cela ne passe pas forcément par ce que nous croyons être son bonheur immédiat. L'une des plus grandes difficultés pour l'institution scolaire est le regard des parents sur leurs enfants. Ils ont de la peine à admettre qu'il faut en passer par une acquisition de la virtuosité et que cela demande des efforts. Car en lecture, en mathématiques comme en piano ou dans le sport, ce sont bien la répétition et la mémorisation qui donnent ensuite de l'aisance.


    Février 2013
  • Le Monde du 16/02/13 :
    L'illettrisme des cadres, un phénomène méconnu et tabou .
    Comme 2,5 millions de Français, des cadres sont en situation d'illettrisme dans l'entreprise. Le phénomène, impossible à quantifier, échappe à tous les dispositifs prévus en matière de lutte et de détection. Les responsabilités qu'ils occupent en font des illettrés à la marge de la marge.
  • Le Monde du 09/02/13 :
    Laisser les enfants devant les écrans est préjudiciable, par Michel Desmurget.
    L'Académie des sciences a publié, le 17 janvier, un avis intitulé "L'enfant et les écrans". Les recommandations avancées sont si surprenantes, au regard des données d'ensemble de la littérature scientifique et des prises de position récentes de plusieurs institutions sanitaires majeures, que l'on peut s'interroger sur le soin apporté à la rédaction de ce travail.


    Janvier 2013
  • LeTemps.ch du 24/01/13 :
    Les Unis suisses restreignent leurs accès à certains bacheliers français.
    La nouvelle a provoqué quelques remous en France, certains y voyant la preuve que le système scolaire national se détériore. Les universités suisses ont revu cet automne l’admission des bacheliers français. Dès la rentrée 2013, les titulaires d’un bac littéraire (L) ne pourront plus se présenter dans une institution suisse, à moins qu’ils n’aient choisi l’option mathématiques en première et terminale.


    Octobre 2012
  • Mediapart.fr/blog du 14/10/12 :
    Le rapport sur l'école bien décevant malgré de grandes ambitions.
    Le rapport « Refondons l’École de la République », qui vient de paraître, affiche dans son titre de grandes ambitions. La volonté gouvernementale de redonner à l’école les moyens matériels d’accomplir sa mission exige des acteurs de l’éducation une réflexion sur la bonne utilisation de ces moyens, notent à juste titre les auteurs du rapport. Si l’on partage évidemment le constat sévère de la situation dressé par le rapport et la volonté de lutter contre toutes les inégalités, on est cependant très déçu par les solutions et pistes proposées, qui relèvent trop souvent du recyclage de poncifs ayant largement fait la preuve de leur inefficacité, voire de leur nocivité, alors que des éléments essentiels sont totalement omis.
  • Vousnousils.fr du 12/10/12 :
    Bruno Benoit : "en dessous de 5h d'histoire en série S, pas de discussion possible".
    Sauf sur­prise, l'histoire-géographie rede­vien­dra obli­ga­toire à la ren­trée 2013 en ter­mi­nale S, après avoir été relé­guée au rang d'option depuis un an. Un allè­ge­ment du pro­gramme est prévu cette année pour les élèves de pre­mière S, qui pas­se­ront encore une épreuve tran­si­toire en juin 2013. Entretien avec Bruno Benoit, pré­sident de l'Association des pro­fes­seurs d'histoire géo­gra­phie (APHG) et ensei­gnant à Sciences Po Lyon.
  • Le Café pédagogique du 09/10/12 :
    Concertation sur l’école : le compte n’y est pas ! .
    Une référence récurrente au « changement de pédagogie » ? Ce changement est indispensable mais le propos demeure bien général. Opposer l’innovation, sans la définir aux « pédagogiques traditionnelles frontales », sans en faire l’analyse, revient à une critique formelle aussi convenue que dépassée des anciens contre les modernes. Qui s’est vraiment donné la peine de comprendre la genèse des pratiques pédagogiques et d’outiller efficacement les enseignants ?


    Septembre 2012
  • Télérama du 12/09/12 :
    Comment sauver l'école ? Dialogue entre le ministre Vincent Peillon et le sociologue Jean-Pierre Terrail.
    « Refondons l'école de la République ! » Le slogan, en lettres noires, claque sur la gigantesque bâche qui recouvre les murs en travaux du ministère de l'Education nationale. A l'intérieur, le ministre Vincent Peillon, détendu, a accepté de débattre avec le sociologue de l'éducation Jean-Pierre Terrail, un esprit frondeur. Fin 2010, avec une cinquantaine de chercheurs (Groupe de recherches sur la démocratisation scolaire), ce dernier avait lancé à l'adresse de la gauche un appel « pour une grande réforme démocratique de l'école ». L'heure a sonné...
    Au Québec, les “enfants du Renouveau” sont-ils vraiment pires que les autres ?.
    Tout miser sur les compétences ? Le Québec l'a osé avec le Renouveau pédagogique. Une révolution qui vise à faire des têtes moins pleines mais mieux faites. Et qui divise la communauté éducative.
  • Ufal.info du 11/09/12 :
    Laïcité : Pas de sermons à l’école, davantage d’instruction, M. Peillon !.
    Le ministre de l’Éducation nationale veut un enseignement de la « morale laïque » à l’école publique, abordant notamment « le sens de l’existence humaine, (…) ce qui fait une vie heureuse ou une vie bonne. » Vaste programme… mais la morale ne peut ni ne doit remplacer les contenus disciplinaires diminués depuis des années.
  • Le Monde du 05/09/12 :
    Construisons une formation des maîtres de bon sens, par Alain Bentolila.
    La façon dont furent créés ces IUFM fut à l'évidence une erreur : en donnant le pouvoir aux agrégés et aux universitaires, on confia le pilotage des IUFM à ceux qui ne connaissaient que peu de chose aux problèmes de l'enseignement primaire et qui cachèrent donc leur incompétence derrière un modèle unique d'apprentissage qui avait "l'immense" intérêt de dégager l'enseignant de ce qui est sa responsabilité première : mettre tout en œuvre pour transmettre des connaissances et former des esprits libres. L'élève, élu constructeur du savoir, effaça donc le comportement magistral, l'animateur se substitua au maître, l'occasion fit disparaître la programmation. Dans bien des IUFM, on incita les futurs maîtres à jeter par-dessus bord la grammaire de la phrase, la fixation du vocabulaire, la précision du déchiffrage des mots, le calcul mental et le respect des règles. "Accès direct et heureux à l'expertise contre le triste labeur de l'apprentissage" : tel fut le slogan de la nouvelle illusion pédagogique ; encouragée par les nébuleuses sciences de l'éducation qui trouvaient là une heureuse légitimation.


    Juillet 2012
  • Vousnousils.fr du 20/07/12 :
    "Le Brevet des collèges est devenu trop facile".
    84,5% des élèves de 3e ont décro­ché cette année le D.N.B. (ex Brevet des col­lèges), soit un taux de réus­site en hausse de 1,1 point. Le col­lec­tif "Sauver les lettres" dénonce cepen­dant sa faci­lité, en par­ti­cu­lier celle de l'épreuve de fran­çais. Entretien avec Luc Richer, pro­fes­seur de lettres modernes au col­lège et membre du collectif.
  • Le Monde du 05/07/12 :
    La session 2012 du brevet des collèges jugée trop facile par nombre d'enseignants.
    Réputé pour ses communiqués rageurs, le collectif d'enseignants "Sauver les lettres" a titré, sur Internet : "DNB, c'est plié". "C'est à la première année du collège qu'il faut remonter pour saisir l'esprit du questionnaire proposé aux candidats", assure Luc Richer, membre du collectif et enseignant au collège.


    Juin 2012
  • Nonfiction.fr du 25/06/12 :
    Le lycée Chatel : le legs d’une réforme ambiguë, par Laurent Frajerman .
    Le nouveau gouvernement de gauche arrive alors que le lycée vit au rythme de la réforme impulsée par Luc Chatel en décembre 2009. Son objectif était de personnaliser l’enseignement, d’encourager l’innovation pédagogique au moyen d’une plus grande autonomie des établissements et enfin de faciliter les réorientations. Quel bilan en tirer ?
  • Télérama du 02/06/12 :
    Devenons-nous incultes ?.
    Cet optimisme pédagogique suscite inévitablement quelques sarcasmes. « On voit que Michel Serres n'enseigne pas dans nos classes, dit une enseignante du collectif Sauver les lettres. Ce qu'on trouve sur Internet, ce sont des informations, pas des connaissances. Sans le savoir de base, les élèves n'ont plus d'ordre de grandeur : il leur suffit de tomber sur une coquille de Wikipédia pour placer sans ciller Napoléon après la Première Guerre mondiale. » « Seuls les meilleurs élèves savent se servir d'Internet, confirme Agnès Joste, professeure de latin-grec au lycée Claude-Monet (Le Havre). Les autres sont submergés et incapables de faire le tri. Cette impuissance les désespère. Il n'y a pas de savoir-faire sans savoir. C'est la mémoire qui fonde la qualité du jugement. »


    Mai 2012
  • Le Monde du 30/05/12 :
    "La réduction du temps de travail des élèves est un formidable gâchis", par Antoine Prost.
    Résultat de cette mesure adoptée non seulement sans concertation mais sans réflexion : une réduction du temps de travail des élèves qui, par son ampleur et ses modalités, handicape durablement les apprentissages élémentaires. Inutile de verser des larmes de crocodile sur les élèves qui entrent en sixième sans être capables de la suivre. Nous avons organisé l'échec.
  • Le Monde du 25/05/12 :
    Vincent Peillon publie 17 études passées sous silence par son prédécesseur .
    Clair avait été annoncé par Luc Chatel lors des états généraux de la sécurité à l'école en avril 2010. Il s'agissait alors de "substituer aux dispositifs existants [de l'éducation prioritaire] une nouvelle cartographie des établissements concentrant le plus de difficultés sur le front du climat et de la violence", avait déclaré le ministre. Le dispositif a été expérimenté dans 105 collèges et lycées au cours de l'année scolaire 2010-2011. C'est sur cette "année zéro" du programme que porte le rapport des inspections générales.


    Avril 2012
  • Télérama du 18/04/12 :
    Dossier - Où va l'école républicaine ?, par Fanny Capel.
    "On ne dégraisse plus le Mammouth, on attaque l'os", s'insurgent les enseignants. Avec des effectifs toujours réduits et un modèle éducatif tourné vers la compétitivité économique, les valeurs de l'école républicaine sont en danger. Un candidat prêt à s'y coller ?
  • Le Figaro du 13/04/12 :
    Les babouins capables de lire.
    «Le singe fait comme l'homme un vrai traitement orthographique, il apprend des groupes de lettres» ajoute Johannes Ziegler. «Ils montrent eux aussi que le cerveau ne fait pas de lecture globale mais décompose le mot en des centaines d'unités plus petites que le mot». Une forme d'apprentissage qui est donc partagée par différentes espèces et nouvelle reconnaissance de la méthode syllabique par rapport à la méthode globale pour l'apprentissage de la lecture!


    Mars 2012
  • Laviemoderne.net du 21/03/12 :
    Comment j'ai pourri le web.
    Petite expérience amusante sur l'usage du numérique en lettres. [...] Sur 65 élèves de Première, 51 élèves - soit plus des trois-quart - ont recopié à des degrés divers ce qu’ils trouvaient sur internet, sans recouper ou vérifier les informations ou réfléchir un tant soit peu aux éléments d’analyses trouvés, croyaient-ils, au hasard du net.
  • Le Monde du 20/03/12 :
    Le socle : ce "chemin de croix" qui sacrifie l'école, par Estelle Clément Lorne.
    Le socle a pourtant déjà sévi au primaire où les grilles ont pris la place des notes, et donc de l'habitude du résultat ; il y a un moment, cependant où une réponse (opération, conjugaison) est vraie ou fausse, mais peu importe le résultat tant que la compétence est en marche... Attendons que les futurs adultes, confrontés au monde peu tendre du travail, payent au prix cher leurs erreurs... La relativité s'est installée ; et avec elle les doutes des parents. Beaucoup de leurs enfants arrivent en 6ème sans encombre, mais sans réelle maîtrise "du lire, écrire, compter", vivent un passage bien douloureux.
  • Libération du 10/03/12 :
    Inspection mitigée pour la réforme du lycée.
    Les deux grandes nouveautés de la réforme étaient l’introduction de deux heures d’«accompagnement personnalisé» par semaine et la liberté laissée aux proviseurs d’affecter 25% des heures de cours d’une classe sur l’année. Là encore, le bilan est mitigé. Chaque établissement fait un peu ce qu’il veut - entraînement à la prise de notes, soutien en petits groupes, travail interdisciplinaire, etc. - et il en ressort une certaine confusion.


    Février 2012
  • Mezetulle du 15/02/12 :
    De l'inutilité du savoir, par Guy Desbiens en collaboration avec Albert-Jean Mougin.
    C’est aujourd’hui la « culture générale » qui semble totalement intempestive à l’École. La bannir des épreuves écrites des concours d’entrée aux grandes écoles n’est donc pas seulement nécessaire, c’est parfaitement naturel et souhaitable au regard de nos classes dirigeantes, parfois des media et de certains intellectuels, et évidemment de ceux qui représentent l’institution scolaire elle-même. Il est intéressant de réfléchir sur cet étrange renoncement, qui n’est pas seulement paradoxal pour l’École, mais qui est aussi révélateur d’une forme très particulière de décadence : car il ne se perçoit absolument pas comme tel !
  • Libération du 14/02/12 :
    Le taylorisme entre dans l’école française, par Sébastien Massonnat.
    Pendant qu’au lycée les enseignements d’exploration transversaux et l’accompagnement personnalisé promeuvent un nouveau type de professeur «multicartes», au collège, le Livret personnel de compétences (LPC) atomise les connaissances en quatre-vingt dix-huit savoir-faire parcellisés et souvent si transdisciplinaires qu’ils révèlent bien la logique du socle commun : peu y importent les contenus. Dans les documents ministériels, un «comment apprendre» désincarné vampirise le «quoi apprendre» ; puis le couple «folie de l’évaluation et phobie de la notation» achève de subordonner toute activité pédagogique à son adéquation a priori à un projet d’établissement et à sa validation a posteriori par une enquête de satisfaction auprès des élèves.
  • Libération du 02/02/12 :
    Eclair: le savoir-être avant le savoir tout court.
    Le dispositif "Eclair" pour les établissements difficiles provoque bien des orages. Les profs du collège "Eclair" Lenain de Tillemont, à Montreuil, sont en colère: ils viennent de se voir conseiller de consacrer, à la rentrée, les deux premiers mois de l'année au comportement et au "savoir-être" des élèves plutôt qu'au programme. Les parents comprendront, a assuré l'inspecteur, ce même sera plus facile pour eux de suivre...


    Janvier 2012
  • Libération du 31/01/12 :
    «La culture générale n'est pas un simple vernis».
    La suppression de l'épreuve de culture générale à l'admission à Sciences Po Paris va dans le mauvais sens. Elle coïncide avec un rabaissement catastrophique des ambitions intellectuelles et culturelles de l'enseignement secondaire et même de la formation des maîtres. Elle entérine l'idée que procurer au plus grand nombre possible d'élèves une solide culture générale n'est plus du tout un objectif de notre système d'enseignement.
  • Le Monde du 20/01/12 :
    Ne bradons pas les diplômes de la licence !, par Alain Caillié et Marcel Gauchet.
    Après avoir donné aux universités un plan réussite en licence (PRL) qui prévoyait l'injection dans le premier cycle de moyens financiers pour, en effet, permettre au plus grand nombre d'obtenir leur licence, le ministère a décidé d'y mettre un terme sans prendre le risque de se fâcher avec l'UNEF, et a trouvé un moyen simple de ne pas afficher en fin de mandat un résultat trop mauvais à l'électorat français, si chatouilleux parfois : "Ne surélevez pas le pont, faites baisser la rivière !"
  • L'Humanité du 16/01/12 :
    Éducation : retour sur cinq ans de casse.
    Lutte contre l’échec scolaire. «Je prends un engagement devant vous : nous allons diviser par trois, d’ici à la fin de la mandature, le taux d’échec scolaire à la fin du CM2», avait promis Nicolas Sarkozy. Passer de 15% à 5% ? La bonne blague. Les tests nationaux de janvier 2011 montrent que 30% des élèves de CM2 continuent d’avoir des acquis « fragiles » ou « insuffisants » en mathématiques et 26% en français.
  • L'Humanité du 13/01/12 :
    Jean-Yves Rochex « Les inégalités scolaires se construisent aussi dans la classe », entretien avec Jean-Yves Rochex.
    Ce glissement de l’activité intellectuelle vers des activités à faible enjeu cognitif nuit en priorité à ceux qui n’ont pas d’autres endroits d’apprentissage que l’école. Autre évolution notable : le souci de faciliter la tâche aux élèves, de la rendre plus attractive, de s’inspirer de situations de la vie quotidienne, qui peut conduire à rabattre le travail et le langage propres à l’étude sur ceux de l’expérience ordinaire. De même peut-on observer l’importance des usages peu exigeants du langage, restreints à la communication ordinaire dans la classe ou à des fonctions de restitution et de réponse à des questions fermées, au détriment de sa fonction d’élaboration et des exigences d’écriture longue. Ce sont ceux qui sont le moins entraînés et disposés à écrire et à user du langage d’élaboration à qui l’on demande le moins de le faire ! Encore une fois, plutôt que de s’affronter à ce qui fait difficulté, on propose des tâches avec un enjeu intellectuel réduit.
  • L'école démocratique du 06/01/12 :
    La taille des classes est bel et bien un facteur de réussite ! .
    L’étude la plus célèbre et de loin la plus sérieuse est la recherche expérimentale américaine STAR (Student/teacher achievement ratio). Entre 1985 et 1990, un peu moins de 8000 élèves ont été répartis pendant 5 ans, pour moitié dans des classes de 13 à 17 élèves et pour moitié dans des classes de 22 à 26 élèves [1]. Les cinq années couvraient le « Kindergarten » (notre dernière année maternelle) et les quatre premières primaires. Ensuite les élèves furent à nouveau mélangés et l’on a pu suivre leurs performances pendant toute leur scolarité, jusqu’à l’entrée dans l’enseignement supérieur.
  • Le Monde.fr du 04/01/12 :
    Education nationale : le gouvernement compte renforcer le pouvoir des recteurs.
    Le décret précise que les recteurs pourront désormais "définir l'organisation fonctionnelle et territoriale de l'académie, afin de l'adapter aux caractéristiques locales", et disposeront dans l'académie "de l'ensemble des compétences relatives au contenu et à l'organisation de l'action éducatrice ainsi qu'à la gestion des personnels et au suivi du fonctionnement des établissements qui y concourent".


    Décembre 2011
  • Le Point du 26/12/11 :
    Pierre Nora : "Le travail intellectuel est un service public" .
    Notre société hyperdémocratique peut-elle tolérer l'existence d'une aristocratie du savoir ?
    Elle ne la tolère pas et pourtant j'ai la faiblesse de croire qu'elle en a toujours besoin. Parce que la transmission, le lien avec le passé sont indispensables à notre survie. Et notre passé, c'est une littérature, une histoire et une langue, cet ensemble dit des "humanités". Dans ce mot, qui sent aujourd'hui le fagot, il y avait dans ma jeunesse une espèce d'éros.

  • Vousnousils du 22/12/11 :
    Éducation : neuf notes d'information en une semaine.
    La semaine der­nière, une polé­mique avait éclaté sur la com­mu­ni­ca­tion du minis­tère. L'Association des jour­na­listes éduca­tion (Ajé) avait « regretté » dans un com­mu­ni­qué « la non publi­ca­tion de tra­vaux d'inspection » et de « notes sta­tis­tiques », qui prive, en par­ti­cu­lier les jour­na­listes, de « pré­cieux outils de travail ».
  • Vousnousils du 21/12/11 :
    Education: faible succès des expérimentations pédagogiques selon le HCE.
    Il en donne les rai­sons: "charge du tra­vail d'écriture et d'évaluation, inves­tis­se­ment consi­dé­rable dans la consti­tu­tion d'un nou­veau maté­riel péda­go­gique et évalua­tif (...) mais aussi insta­bi­lité liée à l'absence de péren­nité des moyens, au chan­ge­ment de per­son­nel ensei­gnant et de direc­tion" ou encore "échanges trop rares avec d'autres équipes".
  • L’instit’humeurs du 17/12/11 :
    Education Nationale : une année de communication mensongère.
    Quand on jette un coup d’œil dans le rétroviseur, on s’aperçoit qu’en 2011 de nombreuses communications du ministre Chatel n’avaient finalement pour objectif que de laisser passer l’orage et de faire passer un message contre vents et marées, quitte à asséner des contre-vérités sans le moindre scrupule afin de justifier la politique du gouvernement en matière d’éducation.
  • Suivez-Moix du 15/12/11 :
    Sciences-Pol Pot, par Yann Moix.
    L’IEP ne fait qu’entériner, sous forme élégante de “discrimination positive” (discrimination positive qui est le contraire de la personnalité, le déni de l’originalité, l’abandon de toute forme de singularité) la démission absolue de l’école laïque et républicaine. Elle formait hier des élites, laissant maints cancres sur les bords du chemin (parmi lesquels maints cancres bourgeois) ; elle formera aujourd’hui tout le monde, puisqu’il n’y aura plus de bons et de mauvais étudiants, mais seulement des étudiants différents, de personnalités disjointes, d’originalités incompatibles. L’école n’est précisément pas là, ni l’IEP, pour former des tempéraments ni repérer des personnalités, des individualités, autant d’atouts qui viennent, normalement, s’ajouter à la violence obligée qu’est le passage d’un concours, à la difficulté que représente une épreuve d’examen. Les grandes gueules l’emporteront sur les grosses têtes ; et ce n’est pas normal – car la vocation des établissements scolaires n’est pas d’auréoler les ténors, mais d’affermir les esprits.
  • Le Monde du 13/12/11 :
    Dissimulées ou retardées, les données sur l’école sont jugées peu fiables.
    Deux nouvelles enquêtes, l'une comparant le niveau de maîtrise de la langue entre 2003 et de 2009, l'autre entre 1997 et 2007, montrent que les lacunes des plus faibles se sont aggravées. Mais ces deux travaux attendaient dans les tiroirs du ministère de l'éducation depuis le mois de juin. C'est l'Insee qui, le 16 novembre, les a divulgués dans son Portrait social. Le jour de la parution de l'ouvrage, les statisticiens de la direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) ont été priés de ne pas commenter ces résultats qui ne suivaient pas la "bonne" courbe.


    Novembre 2011
  • Marianne2.fr du 26/11/11 :
    Comment 5 ans de sarkozysme ont massacré le réseau culturel français.
    Jusqu'ici l'un des plus puissants au monde, le réseau culturel français est partout en charpie. Coupes budgétaires drastiques, mise en place chaotique du nouvel Institut français sur fond de guéguerres sarkozystes, l'avenir paraît bien sombre pour notre rayonnement international.
  • Libération du 23/11/11 :
    Les profs du primaire ne veulent pas de contractuels.
    Jusqu'à présent, en cas d'absence d'un professeur des écoles (malade, en formation, en congé maternité, muté, en disponibilité...), les académies puisaient dans un double vivier : celui des titulaires remplaçants (apellés «brigades» ou «ZIL», pour Zone d'intervention localisée, selon la durée et la zone de remplacement), et celui de la liste complémentaire du concours de professeur des écoles, sorte de liste d'attente des lauréats.
  • La Gazette.fr du 10/11/11 :
    Les députés adoptent un budget de l’Education raboté de 20 millions d’euros.
    Les crédits destinés aux bourses de collèges et de lycées seront réduits de 11 millions d’euros, en raison de leur sous-utilisation et du nombre d’élèves à la rentrée 2011, et de 2 millions d’euros les crédits pour les fonds sociaux. La subvention des opérateurs de l’Enseignement scolaire pour charges de service public sera diminuée de 6 millions d’euros et les crédits de l’Enseignement technique agricole baissés d’un million d’euros.
  • Le Monde.fr du 04/11/11 :
    Des statisticiens accusent l’éducation nationale de faire de la rétention d'information.
    Dans un communiqué, les statisticiens publics s'étonnent de voir que huit de leurs publications n'ont été ni publiées, ni mises à disposition du public sur le site Internet du ministère. Selon eux, des études annuelles, traitant par exemple du nombre d'élèves par classe ou de la réussite aux examens, sont mises en réserve par les services de Luc Chatel. [ cf. Niveau des élèves de CM2 : une étude non-publiée de la Depp]


    Septembre 2011
  • L'Humanité du 28/09/11 :
    Christian Laval : "l’école est au centre des nouvelles luttes des classes".
    Pour ce qui est de l’UMP, rien ne freine plus la droite dans son projet de construction de l’école la plus purement capitaliste qui soit. Il s’agit de façon très ouverte de mettre en place une école concurrentielle, fonctionnant pour l’élite, et qui vise à faire de chaque établissement une petite entreprise avec à sa tête un "patron" qui aura tout pouvoir sur les enseignants. C’est en somme un programme à la fois néolibéral et néoconservateur des plus radicaux. Pour ce qui est du programme des socialistes, ce qui est frappant, c’est sa pauvreté. Il donne l’impression d’une simple répétition d’orientations très anciennes tirées des rapports des années 70 ou 80. C'est un programme, si on peut l'appeler ainsi, qui ne parvient pas à saisir le contexte nouveau dans lequel nous sommes. Les socialistes se sont interdit de comprendre depuis trente ans que l’école était soumise de plus en plus à une norme néolibérale. Lorsqu’ils promeuvent l’autonomie des établissements, ils ne semblent pas du tout comprendre que cette autonomie peut être prise dans des sens très différents et que, dans le contexte actuel de concurrence entre établissements, elle peut avoir des effets extrêmement négatifs sur l’objectif officiel que se donne le programme de lutte contre les inégalités. Il y a là une méconnaissance, volontaire ou non, du nouveau paradigme mondial de l’éducation.
  • Le Monde.fr du 20/09/11 :
    La réforme Chatel des lycées est injuste et élitiste, par Eric Barbazo.
    Les différentiels en termes d'offre de formation (plus ou moins une heure de mathématiques par exemple par élève d'un établissement à l'autre) commencent à apparaître en Seconde comme le montre notre enquête. Cette situation risque certainement de s'aggraver encore (nous avons relancé une enquête sur notre site) à partir de la rentrée 2011, avec la nouvelle classe de Première qui propose elle aussi des aménagements d'horaires différents d'un établissement à l'autre. Sur une scolarité entière (Seconde, Première, Terminale), un différentiel de deux à trois heures de mathématiques sera par exemple possible pour un élève d'une série S (il sera possible de la même manière en lettres) selon l'établissement qui l'accueillera. On peut désormais affirmer que cette réforme a pour conséquence immédiate l'émergence d'un lycée français à deux vitesses.
  • Le Monde du 03/09/11 :
    Contre l'idéologie de la compétence, l'éducation doit apprendre à penser, par Marcel Gauchet, Philippe Meirieu.
    Ce jeu entre contraintes et ressources relève d'un travail pédagogique irréductible à l'accumulation de savoir-faire et à la pratique d'exercices mécaniques. Il renvoie à la capacité à inventer des situations génératrices de sens, qui articulent étroitement découverte et formalisation. Or, nous nous éloignons aujourd'hui à grands pas de cela avec des livrets de compétences qui juxtaposent des compétences aussi différentes que "savoir faire preuve de créativité" et "savoir attacher une pièce jointe à un courriel".
    Que peut bien signifier alors "l'élève a 60 % des compétences requises" ? La notion de compétence renvoie tantôt à des savoirs techniques reproductibles, tantôt à des capacités invérifiables dont personne ne cherche à savoir comment elles se forment. Ces référentiels atomisent la notion même de culture et font perdre de vue la formation à la capacité de penser.


    Août 2011
  • Télérama du 24/08/11 :
    Malaise dans l'école : la bataille du primaire.
    Des instituteurs qui refusent d'appliquer les nouveaux programmes. D'autres qui rendent leurs palmes académiques. Des parents qui occupent des écoles pour protester contre les fermetures de classes. L'école primaire, d'ordinaire la « grande muette » de l'Education nationale, crie au secours. Le malaise est plus ancien qu'il n'y paraît. En opérant des coupes claires (près de 9 000 postes en moins en 2011, 16 000 prévus en 2012), le gouvernement donne l'impression de tirer sur une ambulance. En 2007, dans son bilan annuel, le Haut Conseil de l'éducation révélait que « chaque année, quatre écoliers sur dix, soit environ 300 000 élèves, sortent de CM2 avec de graves lacunes ». Pire, les élèves en difficulté en CP le restent tout au long de leur scolarité.


    Avril 2011
  • Télérama du 28/04/11 :
    Grammaire amère, par Fanny Capel.
    Un ­discours grammaticalement correct est-il forcément « amphigourique », comme l'affirme Luc Chatel, qui défend la syntaxe familière de Nicolas Sarkozy ? C'est oublier qu'en l'absence d'une langue complexe et articulée seuls subsistent les slogans et les clichés – bref, le degré zéro de la pensée... – et que prospèrent les ghettos linguistiques : « Je me comprends », répliquent les jeunes gens pris en flagrant délit de charabia, sans songer que l'enjeu de l'intégration sociale comme de l'échange intellectuel est justement de se faire comprendre.
  • Blog Peut mieux faire du 26/04/11 :
    Terminale S : d’éminents mathématiciens contestent les nouveaux programmes.
    Cette fois, la bronca n’est pas déclenchée par les professeurs de lycée - qui s’y joindront peut-être - mais par un groupe d’éminents mathématiciens membres de l’Académie des sciences.
  • Rue89 du 25/04/11 :
    Le français, grand perdant de 2012, redoute Danièle Sallenave.
    « Une langue pure et compréhensible par tous, c'est un devoir démocratique », dit-elle lors de l'entretien qu'elle nous a accordé. Elle appelle les Académiciens à ne pas se cantonner à leur dictionnaire et à aller « sur le terrain ».


    Mars 2011
  • Le Monde du 30/03/11 :
    "Nous, princesses de Clèves" : la princesse de Clèves, héroïne des cités.
    Cela aurait pu être un documentaire social de plus, un film sur l'école comme la France les aime tant. Tourné au lycée Diderot, dans les quartiers nord de Marseille, Nous, princesses de Clèves scelle la rencontre entre la culture classique et la culture des cités autour du roman qui lui donne son titre.
  • Mediapart du 17/03/11 :
    Faudra-t-il se résoudre à dire adieu à l'Ecole et à l'instruction pour tous ?.
    Il y a eu les grandes grèves de 2003. La défaite qui s'en est suivie fut une lente, mais certaine, forme de descente aux enfers. Elle a atomisé les professeurs et l'Etat, avide de désengagement, a retiré ses billes. La Seine-Saint-Denis et, plus généralement, les villes et les quartiers populaires peuvent crever. Le consensus capitalo-parlementaire national n'a pas d'yeux pour eux.
  • Le Figaro du 16/03/11 :
    La difficile entrée en vigueur de la réforme du lycée.
    Les enseignants sont «fortement déstabilisés» par l'absence de contenus prédéfinis. Les élèves eux-mêmes ressentent cette déstabilisation: «Les profs sont un peu perdus», «Nous sommes la génération crash-test».
  • Le Figaro du 09/03/11 :
    Réapprendre les bases de l'écriture aux collégiens.
    Dans les copies de 3e, les phrases, extraites de Maupassant, ressemblent à celles-ci: «Puis je me chouche et jatent comme on atendrai le bouro» ou «j'attend le sommeille comme on n'attenderé le douraut». Mots disparus corps et biens, sons retranscrits de façon totalement aléatoire… ces élèves n'ont tout simplement pas compris le fonctionnement du code alphabétique et le principe de la correspondance entre les sons et les signes. Ce sont 30% de ses élèves qui écrivent ainsi.
  • VousNousIls.fr du 07/03/11 :
    Val-de-Marne: appel de maires contre "le dépeçage" de l'Education nationale.
    Huit maires de gauche du Val-de-Marne ont lancé lundi un appel contre le "dépe­çage" de l'Education natio­nale et les sup­pres­sions de postes d'enseignants qui menacent, selon eux, l'"accès au savoir" dans les quar­tiers populaires.
  • Le Monde du 05/03/11 :
    Eduquer au XXIe siècle, par Michel Serres.
    Que transmettre ? Le savoir ? Le voilà, partout sur la Toile, disponible, objectivé. Le transmettre à tous ? Désormais, tout le savoir est accessible à tous. Comment le transmettre ? Voilà, c'est fait. Avec l'accès aux personnes, par le téléphone cellulaire, avec l'accès en tous lieux, par le GPS, l'accès au savoir est désormais ouvert. D'une certaine manière, il est toujours et partout déjà transmis.


    Février 2011
  • L'Humanité du 17/02/11 :
    La filière technologique sabordée , par Dante Bassino.
    Le ministère veut remanier de fond en comble cette filière. Fini le fort marquage technologique. Fini les travaux pratiques sur systèmes professionnels, pourtant le principal facteur de réussite des élèves. Fini la diversité des options : des formations telles que bois, génie des matériaux, optique et d’autres vont tout simplement disparaître.
  • Les Echos du 16/02/11 :
    Carte scolaire : une étude s'alarme pour la mixité sociale.
    Une étude comparative publiée par le ministère de l'Education pointe les effets pervers de l'assouplissement de la carte scolaire sur la mixité sociale.