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  Réforme 2016 du collège.
 Qui sommes-nous ?
Nous sommes des enseignants de lettres et d'autres disciplines, des professeurs des écoles, des citoyens, animés par un idéal scolaire de gauche. Réunis dans un collectif fondé en 2000, nous sommes en lutte, depuis la "réforme" Allègre, contre l'affaiblissement, le dévoiement, voire la disparition de l'enseignement de la langue et de la littérature, et contre une série de transformations qui ont pour conséquence une baisse graduelle des exigences et des résultats de l'école publique. En savoir plus ...
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 Propositions pour une nouvelle école démocratique
Tribune parue dans l'Obs du 18/04/2017 / Propositions pour une nouvelle école démocratique (Sauver les lettres)

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14-11-17
 Dernière mise à jour

Agenda / Prix de la Nouvelle Jacqueline de Romilly
L'association Sauvegarde des Enseignements Littéraires (www.sel.asso.fr) propose une quatrième édition de son concours de nouvelles, le Prix de la nouvelle Jacqueline de Romilly . Il s'adresse aux lycéens et aux étudiants (CPGE ou Licence). Le texte écrit doit avoir un rapport, même distancié, avec l’antiquité grecque ou romaine. De nombreux prix sont à gagner (remise des prix à l’Institut de France) et les meilleurs textes seront publiés dans le magazine Phosphore et sur le site de S.E.L. Date limite : 14 mars 2018 à minuit.

Analyse / Libération du 10/09/2017 / Méthode globale ou syllabique : de quoi parle-t-on ? (Jérôme Deauviau, Janine Reichstadt, Jean-Pierre Terrail)
Au-delà des querelles politiques, réhabiliter la méthode syllabique nous semble indispensable. Par la règle du «tout déchiffrable», elle exclut la lecture devinette sans pour autant s’opposer au travail sur la compréhension. Il faut ne jamais avoir appris à lire à quiconque pour méconnaître la propension des élèves à se précipiter pour deviner, imaginer, et éviter un décodage toujours pénible au début. Plutôt que d’encourager ce réflexe, l’apprentissage syllabique ramène constamment et précisément au texte écrit, dont il propose une appropriation progressive, méthodique, systématique. Puisqu’il y a avec elle tout à déchiffrer et rien à deviner, apprendre à lire peut contribuer à enrichir un lexique qui peut donc être découvert et pas seulement reconnu.

Analyse / Blog Mediapart du 11/09/2017/ Concurrence scolaire et inégalités : quelles leçons du Québec ? (Jean-Pierre Véran)
Une étude québécoise, analysant les résultats du développement de la concurrence au sein du marché scolaire depuis le début des années 2000, éclaire utilement les orientations données à notre propre système éducatif. Quand le ministre français de l’éducation nationale pourfend l’égalitarisme comme facteur d’inégalité scolaire et affirme le 27 juillet sur France Culture que « c'est par plus de liberté que l'on peut aller vers plus d'égalité [1]», la note socioéconomique documentée de l’IRIS[2], publiée en septembre 2017, observe la détérioration de la qualité des enseignements offerts à la majorité des jeunes québécois par un marché scolaire caractérisé par la concurrence entre privé et public et entre établissements publics.

Analyse / Alchimie du collège, 09/10/2017 / L'ignorance organisée (Maya Goyet)
[L’évaluation par compétences] m’a toujours semblé une manière pseudo-savante, laborieuse, faussement attentive d’appréhender le « niveau » des élèves. C’est une façon de pixeliser l’image pour ne plus la voir telle qu’elle est. […] Et donc, c’est, à terme, une façon de paumer tout le monde, enfants, parents et enseignants. L’évaluation par compétences, en ce sens, me semble participer à une certaine forme d’ignorance. Je me demande pourquoi, entre mille autres débats secondaires, on n’aborde pas celui-ci qui est, à mes yeux, majeur.

Analyse / Philosophie d'appartement, 09/11/2017 / Epuration poétique (Quamel Pusati)
Je suis de plus en plus sidéré, choqué même par le conservatisme de nos grands écrivains. Si nous tenons vraiment à créer une société ouverte sur le monde, dans laquelle les futures générations puissent s’épanouir et vivre en harmonie, il me paraît urgent de corriger certains textes afin d’en effacer les honteux stigmates sexistes, racistes, réactionnaires ou transphobes. Imaginez quel message d’espoir nous transmettrions à nos enfants si nous parvenions à leur léguer une littérature bienveillante, intersectionnelle, pluraliste et moins offensante.Voici ce que deviendrait, dans un monde idéal, l’un des poèmes les plus connus et les plus étudiés en classe de Paul Verlaine, « Mon rêve familier ». [...]

Presse / Vousnousils du 01/08/2017/ Aux USA, l’écriture cursive fait son come-back à l’école
Après avoir préféré le clavier d'ordinateur au stylo, les USA font machine arrière. Selon des chercheurs, l'écriture cursive a une grande importance pour apprendre. Depuis 2016, l’apprentissage de l’écriture cursive n’est plus obligatoire en Finlande. […] avec l’idée que le numérique prend une place toujours plus importante dans nos vies, que les jeunes adultes écrivent de moins en moins à la main, et que l’écriture cursive serait donc désuète. Pourtant, des scientifiques soulignent depuis longtemps l’importance de l’écriture cursive pour améliorer le développement du cerveau et de la motricité. Selon Edouard Gentaz, chercheur au CNRS, l’apprentissage de l’écriture cursive participe au développement d’une « motricité fine » que l’ordinateur ne permet pas, et a une place essentielle dans l’apprentissage de la lecture.

Presse / Paris-Normandie du 03/09/2017 /Le désastre d'un enseignement tiré vers le bas (Isabelle Dignocourt)
Vous vous décrivez comme une fille de « l’école d’avant ». Cela veut dire quoi ?
Je fais référence à l’école qui permettait à un enfant issu d’une famille de modeste condition de s’élever, de réussir des études et d’avoir des rêves qui pouvaient se réaliser. Aujourd’hui, un certain nombre d’élèves n’a plus cette chance-là.
Vous effectuez cette année votre 26ème rentrée, et vous écrivez « avant j’étais professeur ». Pourquoi utiliser le passé ? La succession de réformes et notamment la dernière, sur les collèges, a été le déclenchement d’une colère enfouie. On nous demande de plus en plus d’être animateurs – il n’y a pas de mépris dans mon propos, j’ai été animatrice de centre de loisirs - alors que ce n’est pas le rôle du professeur. On nous demande d’animer des choses mais plus d’apporter des connaissances. En formation, on nous dit que le savoir est disponible sur internet...
Presse / Le Monde du 11/10/2017 / Vers une énième réforme du brevet en 2018 ? (Aurélie Collas)
Le ministère de l’éducation propose de revenir à des épreuves cloisonnées, discipline par discipline. [...] La tentative de regrouper les épreuves par bloc interdisciplinaire – un bloc littéraire d’un côté, un bloc scientifique de l’autre – n’aura donc pas duré. Il est vrai qu’à écouter la communauté éducative, elle n’avait pas fonctionné, contribuant même à complexifier l’examen. [...]
Dans le barème toujours, le poids du français et des mathématiques est renforcé : ils comptent chacun à hauteur de 100 points, contre 50 antérieurement. De source syndicale, il n’est pas exclu que l’épreuve de français comporte une sousépreuve d’étude de la langue centrée sur de la grammaire – même si cela n’apparaît pas dans le texte.
Presse / Libération du 11/10/2017 / Sans le latin, la messe nous emmerde (Johann Chapoutot)
Je suis de ceux qui ont pleuré de rage en voyant le latin conspué, les classes bilangues entamées, et la réforme des rythmes scolaires mise en oeuvre au grand désarroi des collectivités locales. La justice sociale, brandie par la gauche au pouvoir, était bafouée : les grands lycées de centre-ville n’étaient pas fous au point de sacrifier leur latin et leurs langues. Quant aux grands établissements privés, certains font du latin, et de la grammaire dès l’école primaire, et ils ont raison.
Je ne connais pas M. Blanquer. Je n’aime pas ce qu’il dit sur l’autonomie des établissements. Mais je souscris à tout ce qu’il dit sur la langue, le latin (n’oublions pas le grec), les fondamentaux, la lecture. Les humanités sont la voie d’accès à notre humanité, tout simplement.
Le discours... mais aussi les faits...

Compte rendu de l'audience à l'Élysée des associations APFLA-CPL, APLAES, APLettres, CNARELA, SEL et SLL, le 21 juin 2017.
Le 16 juin 2017, un nouvel arrêté a été pris par le nouveau ministre, Jean-Michel Blanquer. Cet arrêté témoigne manifestement d’un changement d’orientation dans la politique éducative par rapport au dernier quinquennat. Nous nous en félicitons et prenons acte de la volonté de redonner leur place légitime aux langues anciennes dans la scolarité et de proposer une première traduction de l’un des engagements du Président de la République à ce sujet.
Cependant, vu la date à laquelle cet arrêté a été publié, nos inquiétudes subsistent : la rentrée est préparée depuis longtemps dans les établissements et un tel texte crée l’effet inverse de celui que l’on pourrait espérer. Nous pouvons, entre autres, donner l’exemple [...] de l’académie de Créteil, […], le rectorat refuse d’accorder une dotation horaire spécifique, pourtant signalée à l’art. 5 de l’arrêté. Dans d’autres cas, les chefs d’établissement refusent de revoir les DHG [dotations horaires] votées en mars. La concurrence avec les dédoublements de classes ou les autres disciplines optionnelles ajoute encore du désordre après une année très éprouvante pour nos collègues et nous le déplorons.
Texte complet de ce compte rendu : CRaudienceElysee-21_juin_2017.pdf
Presse / Le Monde du 22/10/2017 / Les MOOC font pschitt (Marine Miller)
Présentés il y a cinq ans par les universités américaines comme une révolution pédagogique, ces cours en ligne ont-ils tenu leurs promesses ? [...] « Tout le monde est d’accord sur le fait que les cours magistraux dans des amphithéâtres bondés sont à bannir, mais les professeurs n’en sont pas moins des acteurs de théâtre qui sentent les réactions du public et pas des acteurs de cinéma », estime Pascal Engel, philosophe et directeur d’étude à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). L’enseignement est une activité « vivante » qui suppose des « allers-retours, des changements de vitesse et des adaptations ». « Le numérique est excellent pour stocker de l’information mais il est loin d’être évident qu’il apprenne à raisonner, à questionner ses sources, à réfléchir, ce qui est le but d’un enseignement universitaire », estime le philosophe.
Presse / Le Monde du 29-30/10/2017 / Servons-nous du bac comme instrument de l'égalité républicaine (Julien Picault)
Un garde-fou important est de garantir l’objectivité des notes du bac. D’où l’importance de ne surtout pas introduire de contrôle continu. Ce serait une grave erreur ! Car qui dit contrôle continu dit importance du niveau du lycée et dit une course potentielle à l’inflation des notes pour améliorer le taux de réussite au bac.
Presse / Vousnousils du 03/11/2017 / Les bacs S, ES et L bientôt supprimés ? (Elsa Doladille)
L’universitaire a notamment évoqué la fin des filières scientifique, littéraire, et économique et sociale du bac général. Il souhaiterait mettre en place, durant les 3 années qui précèdent l’examen, une « relative individualisation des parcours », afin d’aboutir à une « autre manière de délivrer le bac, avec des intitulés plus précis ».

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