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Nous sommes des enseignants de lettres et d'autres disciplines, des professeurs des écoles, des citoyens, animés par un idéal scolaire de gauche. Réunis dans un collectif fondé en 2000, nous sommes en lutte, depuis la "réforme" Allègre, contre l'affaiblissement, le dévoiement, voire la disparition de l'enseignement de la langue et de la littérature, et contre une série de transformations qui ont pour conséquence une baisse graduelle des exigences et des résultats de l'école publique. En savoir plus ...
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 Propositions pour une nouvelle école démocratique
Tribune parue dans l'Obs du 18/04/2017 / Propositions pour une nouvelle école démocratique (Sauver les lettres)

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14-02-19
 

Réforme / Bulletin officiel spécial n°1 du 22/01/2019 / Nouveaux programmes du lycée général et technologique

Presse / Le Figaro 18/12/2018 / Réforme du lycée : «Des déserts scolaires vont se constituer»
Interview. Professeur agrégé de lettres, Fanny Capel est membre du collectif «Sauver les lettres». Elle dénonce une réforme du baccalauréat à visée «purement économique».
Sur les douze spécialités proposées aux élèves dans le cadre de la réforme, trois intègrent la littérature. Est-ce satisfaisant ?
La suppression des filières et la mise en place des spécialités mettent inévitablement les disciplines en concurrence. Dans les établissements, on va assister à une véritable bataille de chiffonniers qui ne sera pas forcément profitable aux lettres. Si les filières S et ES pourront aisément se recréer, ce ne sera pas le cas pour la filière L. Qui va choisir la spécialité «Humanités, littérature et philosophie»? Cela ressemble à de la culture générale molle. Les professeurs de philosophie estiment qu'ils vont y perdre. Quant au programme, il renvoie une image plutôt rébarbative. Surtout, il sera directement en concurrence avec la spécialité «Langues, littératures et cultures étrangères», plus attractive pour les élèves. Que dire, enfin, de la spécialité «littérature, langues et cultures de l'Antiquité» qui ne sera sans doute pas proposée dans tous les lycées?

Réforme / 13/01/2019 / Lycée et post-bac, spécialités et options : effets d'annonce et de seuils (SNES-FSU)
Les lycées ruraux, les petits établissements ou les moins favorisés socialement ne pourront pas assurer le maximum de possibilités de parcours. Pour enrichir sa formation, le lycéen sera condamné à aller voir ailleurs pour une partie de ses enseignements, dans un autre lycée, en visio-conférences ou au CNED. Certaines spécialités sont affichées comme implantées dans un lycée alors que les cours auront lieu ailleurs. Il faut avoir en tête que ces cartes de formations (…) ne sont finalement qu’indicatives car il faut s’attendre à des ouvertures conditionnées par des effectifs minimum.

Presse / Le Monde / 29/01/2019 / Choix des spécialités en première : l’ombre du supérieur (blog de Claude Garcia)
Officiellement, la réforme du lycée doit le simplifier et donner plus de souplesse au parcours des lycéens, qui ne seraient plus enfermés dans des filières. [...] Théoriquement, un élève, si les spécialités sont ouvertes dans son établissement peut prendre: physiques, arts et langues. Il est normal de rencontrer un élève qui prendrait ce menu pour savoir, s’il est suffisamment cohérent et si cela ne débouchera pas sur une sévère crise de foi, quant à son futur parcours dans le supérieur. Ce qui est plus déplaisant, c’est que les professeurs et bientôt les familles se rendent compte que les dés sont pipés. Au moins, l’UPA (Union des professeurs des classes préparatoires aux grandes écoles agronomiques, biologiques, géologiques et vétérinaires) ne s’embarrasse pas de scrupules. Leurs recommandations sont très claires. Les élèves doivent choisir dans l’ordre qu’ils veulent… uniquement trois spécialités parmi les trois spécialités:maths, SVT, physique. L’UPA en appelle donc à la reconstitution de la série S

Presse / Libération / 04/02/2019 / Réforme du lycée : tohu-bohu dans les bahuts (Marie Piquemal)
On a vite su que cette réforme allait aggraver les inégalités territoriales. Bien sûr, jusqu’ici, la situation n’était pas géniale, les élèves n’avaient pas les mêmes chances selon leurs origines territoriales et sociales. On sait bien que dans notre système éducatif, les différences sociales déterminent la réussite. [...] Mais quand même. L’offre restait comparable, il y avait un minimum de démocratisation. Tous les jeunes, y compris dans notre lycée rural, pouvaient choisir S, L, ES ou STMG [sciences et technologies du management et de la gestion, ndlr]. On les préparait le mieux possible au bac, pour leur ouvrir les portes de la fac au moins. Avec la réforme, les élèves n’auront le choix qu’entre sept spécialités maximum sur les douze existantes. Les cinq autres, ils en sont privés.

Action / 03/02/2019 / Communiqué de presse (associations littéraires APFLA-CPL, APLAES, CNARELA, SEL, SLL)
Les associations signataires réunies autour de la CNARELA saluent la parution, au JORF du 25 janvier 2019, de l'arrêté du 31 décembre 2018 consacré aux épreuves du nouveau baccalauréat général de 2021 : « Le cas échéant, les points excédant 10 sur 20 de l’évaluation des résultats de l’élève au cours du cycle terminal pour chaque enseignement optionnel « Langues et Cultures de l’Antiquité », retenus et multipliés par un coefficient 3,s’ajoutent à la somme des points obtenus par le candidat à l’examen. » Ce texte offre des garanties claires aux élèves de lycée qui étudient le latin et le grec en option […] Cependant, la mise en oeuvre de la réforme du lycée soulève de très nombreuses inquiétudes. [...] Dans nombre d'académies, il sera difficile aux élèves de trouver un lycée comportant ces enseignements.

Analyse / Mezetulle, 10/01/2019 / Programme « Humanités, Littérature et Philosophie » : Jean-Michel Blanquer digne héritier de ses prédécesseurs. Où est passé l’enseignement de la philosophie ? (Jean-Michel Muglioni)
La nouvelle matière HLP – Humanités, Littérature et Philosophie –, qui n’est pas une discipline, a nécessairement donné lieu à un programme improbable, un fourre-tout, où la spécificité de l’enseignement philosophique français est remise en cause. Ses auteurs ont beau s’en défendre, ce n’est que de la culture générale au plus mauvais sens. Mais que pouvaient-ils faire d’autre une fois cette pseudo-discipline imposée ? [...] Je pose seulement une question : de quel droit une commission peut-elle non pas renouveler un programme de philosophie, mais proposer une nouvelle discipline qui ne correspond à aucune discipline universitaire, avec un programme qui remet en question tous les principes sur lesquels repose l’enseignement philosophique dans le second degré et en classe préparatoire, enseignement spécifique qui, comme l’a dit le ministre, fait (ou faisait !) l’originalité du secondaire français.

Action / 01/01/2019 / Pétition / Appel des 113 - Ne modifiez pas la Loi de 1905 de séparation des Eglises et de l'Etat
Depuis 113 ans, la Loi de séparation des Églises et de l’État est un texte fondateur de notre République. Cette loi et nulle autre, assure la liberté de conscience et affirme sans ambigüité ni faux-semblants que la République ne reconnaît, ne salarie, ne subventionne aucun culte. Elle garantit le libre exercice des cultes assuré par des associations dont l’objet et le patrimoine doivent être strictement cultuels. Par l’esprit et la lettre, elle œuvre au rassemblement des êtres humains par-delà leurs différences. Avec la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, elle est au cœur du fonctionnement de notre vie collective, elle est le moteur du développement de nos libertés, elle contribue de manière décisive à l’égalité entre tous les citoyens quelles que soient leurs convictions.

Trois éclairages rétrospectifs.

Manifestation laïque à Paris (collectif Sauver les lettres, 12/2005)
Nous tenons à rendre hommage à la loi de séparation de l’église et de l’état, dont on commémore le centenaire. Car l’école républicaine, partant du postulat d’Helvetius (" tant qu’ils s’obstineront à regarder les cieux, les hommes trébucheront sur terre "), a patiemment donné aux hommes les moyens d’observer avec raison, méthode, et rigueur, la terre et les hommes qui les entouraient, ainsi que leur passé. [...]
La revendication de la laïcité est l’exigence d’un lieu ouvert à l’échange libre, rationnel, et sans exclusive. Car il est arrivé que la littérature rende hommage à la portée littéraire - c’est à dire créatrice d’un univers imaginaire - de certains textes religieux ; il est même arrivé que des écrivains défendent par leur art, la liberté religieuse, ou la foi. Mais il n’est jamais arrivé que la religion, quelle qu’elle soit, défende la littérature.

La nécessité d'enseigner les Lumières (Agnès Joste, 06/2012)
L'enseignement des Lumières : accéder aux fondements de la laïcité.
L'effort des écrivains des Lumières est d'arracher l'homme à toutes les entraves à l'exercice de la raison (« Ecrasons l'Infâme !»), pour lui donner ou lui rendre sa liberté de pensée. La première entrave est la religion, qui asservit les esprits. Dans un contexte scolaire, les philosophes les plus accessibles et les mieux à même de le montrer sont Montesquieu et Voltaire. Leur étude, pendant la classe de Première, montre comment l'idée de séparer l'Eglise et l'Etat a pu mûrir et se faire jour, sans que la notion soit encore théorisée.

Tolérance et laïcité (Didier Guilliomet, 12/2013)
La laïcité est une sorte de catharsis du politique et du religieux : la séparation des Eglises et de l’Etat conduit à une autonomisation et à une affirmation de la souveraineté populaire et permet, d’autre part, de dégager la religiosité de tout l’aspect statique et étatique dans lequel il arrive que les religions perdent leur âme.

Tribune / Le Monde du 29/01/2019 / « Dans un salon consacré au livre, et à la littérature française, n’est-il plus possible de parler français ? » (collectif)
Dans une tribune collective au « Monde », une centaine d’écrivains, d’essayistes, de journalistes et d’artistes s’indignent de voir le « globish », un sous-anglais, supplanter notre langue dans les médias, à l’université et jusqu’au prochain salon « Livre Paris ». « Pour la deuxième année consécutive, la littérature Young Adult est mise à l’honneur au salon Livre Paris », lit-on sur le site Internet de cette manifestation qu’on appela longtemps le Salon du livre, et qui se tiendra du 15 au 18 mars. […] Nous savons fort bien qu’il s’agit au fond de commerce et de mercatique, d’impérialisme linguistique pour mieux vendre partout les mêmes produits, de colonialisme culturel accompagnant la mondialisation économique. Pervertissant jusqu’à l’inconscient de la responsable de la programmation de la « scène YA », qui écrivait à l’un d’entre nous trouver spontanément le mot « bookroom » plus « dynamique » que n’importe quel équivalent français.
Défense_du_français.pdf


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