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A l'école, toujours moins d'école

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Que nous dit le ministre ?

  • Le ministre dit qu’il va renforcer le français en primaire ; qu’en est-il ?

    A l’école primaire, les horaires de français ne cessent de baisser. On est passé en trente ans de 15 heures hebdomadaires de français à 9 heures actuellement en CP, à la prochaine rentrée, on passe de 9 heures à 7 heures dans le cycle 3 (CE2, CM1, CM2) au profit de l’introduction des langues vivantes.
  • Le ministre dit qu’il va renforcer les langues vivantes ; qu’en est-il ?

    Il les introduit dès le primaire, mais parallèlement réduit leur horaire au collège et au lycée.
  • Le ministre s’inquiète du nombre alarmant (plus de 15%) d’illettrés à l’entrée en 6ème : que fait-il ?

    Il supprime une heure de français en 6ème à la rentrée prochaine.
  • Il réduit la possibilité d’aider les élèves en difficulté.

  • Le ministre parle de moderniser l’enseignement pour réduire l’échec scolaire ; qu’en est-il ?

    Pour lui, moderniser, c’est introduire des activités sans programme au détriment des apprentissages fondamentaux.

    C’est faire croire que, grâce à internet, l’élève va réussir à résoudre seul tous ses problèmes.

  • Le ministre parle de démocratiser l’école ; que fait-il ?

    Au collège, il met en place un dispositif de tri social précoce par le jeu des options en 3ème.

    Au lycée, les TPE ne bénéficient qu’aux élèves capables d’autonomie ; par contre, leur installation a a fait supprimer des heures de cours et de modules, ce qui augmente les lacunes ou les difficultés des autres élèves.

    Au lycée professionnel, les projets mis en place ont pour effet d’aboutir à une école à deux vitesses : le projet n’est pas le même pour tous et n’est pas le même d’un lycée à l’autre.

    A tous les niveaux, les dispositifs mis en place aboutissent à des disparités d’enseignement, des inégalités accrues et à la mise en concurrence des établissements entre eux qui renforce la ghettoïsation.

  • Le ministre se félicite d’une baisse de la violence dans les établissements scolaires ; non seulement, c’est faux, mais en plus ce qu’il met en place ne résout en rien les problèmes que nous connaissons, bien au contraire !

    Il réduit l’encadrement en surveillance.

    Il supprime des postes d’enseignants.

    Il a recours à des personnels non formés.

    A tous les niveaux, il réduit les moyens et les dispositifs d’aide aux élèves les plus en difficulté, ce qui accentue l’échec scolaire et le sentiment d’injustice à l’origine de nombre de violences.


Nous ne voulons plus de faux semblants et de réformes qui vont à l’encontre des objectifs annoncés !

Transformer l’école est une urgence sociale et une préoccupation qui concerne aussi bien les enseignants que les parents et les élèves eux-mêmes.

C’est pourquoi nous vous invitons à participer à une assemblée-débat sur ces thèmes pour préparer …

VENEZ NOMBREUX A …

Collectif des enseignants du Havre


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