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Et vos enfants ne sauront pas lire... ni compter !

 

Et vos enfants ne sauront pas lire... ni compter !

Diponible sur fnac.com, amazon.fr, alapage.com ou dans votre librairie.
Éditions Stock. Avril 2004.

Et vos enfants ne sauront pas lire... ni compter !
Marc Le Bris
20,99 euros

« Pendant vingt ans, l'Éducation nationale m'a empêché de faire mon métier. À ma sortie de l'école normale, en 1977, j'étais un jeune instituteur progressiste et militant, convaincu de la supériorité de la méthode de lecture dite "naturelle".

J'ai tout cru. J'ai tout fait, des groupes, des activités d'éveil, de la grammaire fonctionnelle, de la lecture naturelle, des mathématiques modernes, de l'animation, de l'auto-apprentissage, de l'histoire des objets, du décloisonnement, de la créativité, des études dirigées...

Pourtant, les élèves des maîtres plus anciens, qui osaient continuer à faire des dictées ou à apprendre la lecture par syllabage systématique, obtenaient de meilleurs résultats. Les miens, dorlotés par les méthodes modernes, ont subi un handicap scolaire dont j'ai honte aujourd'hui. Honte? Pas tant que ça... Car, comme bon nombre d'entre nous, j'ai corrigé le tir.

J'écris ce livre pour alarmer les parents, pour qu'ils sauvent leurs enfants, pour qu'ils fassent le travail de l'école à la maison. La pédagogie moderne ne sert plus qu'à justifier l'abandon des ambitions que nous avions pour nos enfants. Nous avons devant nous une véritable catastrophe culturelle. »

Marc le Bris, 50 ans, est instituteur et directeur d'école à Médréac, en Ille-et-Vilaine. Il est membre de l'association Sauver les lettres.


Revue de presse :
  • Dictée pour tous, Le Point, 2 septembre 2004.
  • Dossier - « Personne ne lui a appris les lettres, à mon petit de huit ans », La Voix du nord, 1er septembre 2004.
  • Dictée, rédaction : les classiques de Fillon, Le Figaro, 1er septembre 2004.
  • Les évidences de Fillon agacent les enseignants, Libération, 1er septembre 2004.
  • Le grand retour de la dictée, Le Parisien, 31 août 2004.
  • "Sauver les lettres" veut réformer les programmes et les méthodes., Ouest France, 31 août 2004.
  • Pourquoi nos enfants ne savent plus lire, ni écrire, Madame Figaro, 28 août 2004.
  • Sauver l'école, Le Figaro Magazine, 5 juin 2004.
  • Marc Le Bris : «L'école faillit à sa mission», Le Figaro littéraire, 29 avril 2004.
    ·  Rencontre autour du livre de Marc Le Bris, Jeudi 29 avril à 19h00. Espace Ouest-France, 38, rue du Pré-Botté - Rennes.
  • Marc Le Bris : "J'ai ressorti les vieux livres", Ouest-France, 26 avril 2004.
  • Déliquescence de l'Éducation nationale, Le Moniteur, 20 avril 2004.
  • 8 h 30 - 9 h 00 (mp3 8Mo), RMC, 7 avril 2004.
  • Et vos enfants ne sauront pas lire... ni compter !, Le Monde de l’Éducation, avril 2004.

    Vos commentaires :

    Alexandra, 10/07 : J'avais confiance en l'école...Merci de m'avoir ouvert les yeux!

    KB, 09/05 : Mr Le Bris, il y a quelques mois je lançais un sos, mon fils était en grande difficultés pour apprendre à lire avec la méthode Mika. Vous m'aviez répondu en me conseillant 2 méthodes syllabiques, J'ai lu votre livre et j'ai acheté Léo et Léa. Cela relève du miracle en moins de 3 mois mon fils sait lire ( vraiment lire), nous avons travaillé à raison d'une leçon par jour environ sans jamais rien dire à l'institutrice qui ne tolère aucune remarque sur ses choix pédagogique.L'évaluation du premier trimestre était catastrophique (difficultés dans les apprentissages), celle du second trimestre est très satisfaisante ( mon fils doit désormais travailler la fluiidité de sa lecture). J'ai deux autres enfants plus jeunes et je peut vous dire que je n'accorderai plus jamais ma confiance à l'éducation nationale, je débuterai avec eux l'apprentissage de la lecture tout doucement en grande section. Il ne faut pas oublier que pour mon fils ce début de CP a été une cause de grande souffrance il c'est beaucoup dévalorisé et nous avons dû également travailler à lui redonner confiance en lui. Maintenant il est heureux de lire, il a confiance en lui. Depuis j'ai discuté avec d'autres parents et nous sommes plusieurs à travailler "en douce" avec nos enfants. Mais que ce passe t-il pour les enfants dont les parents ne peuvent le faire ou encore pire ceux qui ne remettent jamais en cause l'enseignement reçu (c'est forcemment l'enfant qui est responsable)??? merçi encore une dernière anecdote, il y à quelques semaine nous regardions avec mon files les premières leçon de Léo et Léa ( il adore faire cela car il se rend ainsi compte des progès effectués puisqu'au départ il avait du mal à déchiffrer un mot de 2 syllabes et que maintenant il arrive à lire des textes) et mon fils m'a alors dit "tu sais maman, si on n'avait pas travaillé à la maison avec léo et léa je crois que je n'aurai jamais appris à lire parce que à l'école on nous avait pas expliqué comment ça marchait"
    daveine jean-p, 23/04 : J'ai 52 ans. Directeur 10 classes depuis 15 ans. Je fus il y a peu coordinateur d'un projet européen reconnu par l'agence Socrates comme meilleur projet des 10 meilleurs années pour la France. Je suis actuellement banni, mis au placard pour ne pas m'être conformé aux dernières directives de 2002. Je ne suis ni syndiqué, ni encarté donc seul dans mon combat. Je suis ok avec Le Bris, les sciences de l'education forment la pire forme d'intolérance et d'ignorance depuis 20 ans. On m'oblige à être un ouvrier alors que je ne suis q"un artisant! Je souffre véritablement au quotidien de cela.
    apportculturel, 11/04 : pauvre réac... tu n'as toujours pas compris que c'est la motivation qui mène les enfants, l'envie de. L'envie de lire, écrire par plaisir. On apprend à lire en écrivant des textes. Les enfants de maternelle peuvent tout apprendre si on leur montre le monde dans sa complexité, pas en leur faisant croire que c'est simple (b.a.ba et compagnie). En leur montrant que lire écrire c'est un plaisir, et en leur donnant les situations adéquates. Vous apportez tout à vos propres enfants et c'est pour ça qu'ils savent lire même avec le b.a.ba. Mais les autres, Ils ont quand ême droit au meilleur, non, aux histoires, à tout l'apport culturel que l'on peut leur faire? Vive l'école!
    Nathalie, 04/04 : J'ai un petit bonhomme de 10 ans qui accumule les diificultés d'apprentissage depuis le CP et la fameuse méthode de lecture dite "semi-globale" au fil des mots.......Dès les premières pages du livre de Marc Lebris, et sa description d'enfants soi-disant en difficulté, j'ai eu l'impression de reconaitre mon histoire, le parcours de mon petit Julien, pour lequel on me parlait de : déclic, manque de motivation, pas de faculté d'abstraction.....etc. Avec les mêmes mots étiquettes, la même obstination à appliquer une méthode qui, les études scientifiques le prouvent, est inadaptée au fonctionnement neurologique physiologique. Je suis médecin et issue d'un milieu ouvrier, à priori la bonne vieille méthode syllabique n'a pas fait de moi une abrutie sauf quand j'ai mis une confiance aveugle en l'Education Nationale. Qui oserait encore appliquer un traitement sans étude multicentrique, contrôlée, en double aveugle, etc......?
    ploi,k, 05/02 : svp ya po une reflexion personnel de l'auteur sur messieurs les enfants jarrive po a trouvé
    Sophie, 17/01 : MONSIEUR Le Bris,
    MERCI POUR VOTRE LIVRE.Ma fille est actuellement en CM1 dans une petite commune du VAL D'Oise. J'ai retrouvé dans votre livre la situation que j'ai vécue lorsque ma fille était en cp. La maitresse a démarré l'année en ne faisant que de la méthode globale ( avec un livre que vous citez " Olivier et Magali" ), cela a été une catastrophe, ma fille était perdue, j'étais complètement désemparée, et les autres parents avec qui je discutais l'étaient également! J'ai fini par acheter vers le mois de NOVEMBRE une "bonne vieille" méthode syllabique, et à force de travail, en fin de cp, ma fille savait lire!
    Dans votre livre, vous décriez la façon dont on apprend les divisions, je me suis dit "non, ce n'est pas possible, on ne leur apprend quand même pas les divisions avec une suite de soustractions!" Et bien si, et pas de chance pour nous, le livre de l'école est celui du " géant qui faisait des pas de plusieurs verstes!!" et bien entendu , le maître suit cette méthode, Je ne vous explique pas les pages de soustractions successives qu'il faut faire lorsqu'il faut trouver ( 1608 : 42 ) par exemple !!!
    Bref, je suis complètement désapointée devant ces méthodes mises au point par ces "grand" pédagogues ou didacticiens de l'éducation nationale qui n'ont sans doute jamais mis les pieds dans une classe!
    Comme vous le voyez, je suis assez "remontée", car je fais partie "de la maison". En effet, je suis enseignante, prof de sc-physiques en lycée, et de mon côté , je constate que les élèves font de plus en plus de fautes, certains même oublient la fin des mots ( elèves de term à quelques mois du bac!), ils ne peuvent se passer de la calculette, même pour des calculs très simples !
    J'adore mon métier, mais je déplore que l'on gâche des générations d'élèves, et pourquoi?
    J'ai un fils en grande section de maternelle, et j'ai pris les devants, J'ai commencé à lui apprendre à lire avec "léo et léa", mais je trouve que ce n'est pas mon rôle de faire la maîtresse à la maison !!!
    Encore Merci et très cordialement;

    Véronique, 11/01 : Monsieur Le Bris,

    Je viens de terminer votre livre et j'ai pleuré!!!
    J'avais déjà le sentiment que mes filles n'auraient peut-être pas les moyens de leurs ambitions dans notre école républicaine mais vous confirmez mes pires craintes.

    Je fais partie de la FCPE et l'association en prend pour son grade dans votr ouvrage. Mais je ne me reconnais pas dans cette FCPE...

    D'ailleus, j'organise au mois de mai prochain un débat sur la méthode syllabique de lecture, avec Michelle Sommer dans ma petite ville...

    Très cordialement...

    JOSEPH, 31/12 : Monsiuer Le Bris,
    Toutes mes félicitations pour votre ouvrage qui m'a été prêté par un ancien directeur d'école à la retraite. Votre analyse est fort lucide et il serait grand temps de revenir à une école élémentaire qui enseigne les véritables fondamentaux comme cela se faisait dans les années 1950/60, avec un contenu structuré et la possibilité pour certains élèves de partir en apprentissage à 14 ans après un certificat d'études adapté aux conditions de vie actuelle. Je m'étonne que vous n'ayiez pas eu plus de problèmes avec votre hiérarchie car,comme fonctionnaire de l'Etat, vous êtes soumis à l'obligation de réserve.
    Merci pour cette mise au point courageuse et encourageante pour de nombreux enseignants qui partagent votre point de vue et agissent dans l'ombre de ces technocrates de l'éducation dont la plupart devrait, chaque année se retrouver, ne serait-ce qu'une semaine, face à une classe pour revenir aux réalités du métier, sans se perdre dans un jargon abscons et inutile.

    agnès, 29/12 : Merci à Marc Le Bris pour ce livre qui permet à des enseignants de ne pas se sentir seuls.Votre livre m'a donné confiance, bravo pour votre courage et pour avoir été le porte-parole de certains collègues.
    yvonne, 17/12 : Monsieur Le Bris.
    J'ai lu votre livre il y a quelques mois. Il m'a ouvert les yeux sur la débacle de l'éducation nationale...Merci à vous d'oser écrire clairement ce que certainement bien des parents pensent!...J'ai appris à lire à mon fils avec la méthode Bocher il y a quelques anéées et je me suis félicitée du résultat. Je ferai la même chose avec mon petit dernier dès qu'il montrera un interet pour la lecture.

    Mais, laissez moi vous raconter le dernier devoir proposé à mon fils de 9 et demi, scolarisé dans une école publique en CM1. Sachez avant que j'ai refusé que mon fils fasse ce devoir, vous comprendrez pourquoi : mon fils devait mettre des gants et fouiller dans la poubelle de la cuisine pour faire l'inventaire de son contenu dans le but de remplir un tableau séparant déchets organiques des autres.....On précisait dans l'énoncé qu'il devait se laver les mains!...Je vous laisse juger de ce type de devoirs...

    instit, 13/12 : Réponse à Maffone:
    Je suis instit remplaçant depuis une quinzaine d'années et j'ai eu parfois l'occasion de pratiquer la méthode Mika. Je tiens, en un sens, à vous rassurer et à vous dire qu'il est tout à fait normal que votre fils ait des difficultés avec cette méthode de lecture. C'est une méthode très difficile et très élitiste; en fait, une méthode bien globale qui ne dit pas son nom. C'est de la haute technologie scolaire, si je puis dire, concoctée par le fleuron pédagogique que Marc Le Bris dénonce dans son livre. Une méthode qui "jette", à l'image des nouveaux programmes de l'Ecole, qui trompe les parents ( dès les premiers jours de classe, les élèves donnent l'impression de lire des textes ), qui trompe les élèves ( ils lisent par coeur des textes énormes ), et les angoisse( le cahier d'exercice est vraiment dur, dur!). Chaque fois que j'ai eu affaire à cette méthode, je me suis retrouvé devant des élèves en difficulté ( dernier en date, un CP de 15 élèves dans un milieu campagnard plutôt favorisé, dont une dizaine ne savait pas lire ...au mois de mai ). C'est une méthode que l'enseignant doit aussi savoir piloter.
    Des conseils? Si l'instit de votre fils pratique cette méthode, très prisée à l'IUFM, vous n'avez pas vraiment le choix. Parlez-en néanmoins à l'enseignant. Sinon, refaites avec votre fils les exercices en les simplifiant. Reprenez une partie du texte seulement, en décomposant les mots. Faites-lui des dictées de sons et de syllabes, des lectures systématiques de syllabes, avec des mots ou des petits textes en relation. Faites-lui même lire les marques et autres emballages quand vous faites les courses, les panneaux quand vous sortez... Redonnez-lui confiance et montrez-lui qu'il peut quand même réussir dans l'univers impitoyable de Mika ( dont les personnages sont néanmoins assez sympathiques ). Mais n'acceptez pas qu'il apprenne des morceaux de textes par coeur,ce que les "élèves de Mika" ont tendance à faire; car alors, la "globale" lui tendra ses bras trompeurs.
    Sinon, relisez le livre de Marc Le Bris, qui a d'excellentes idées à ce sujet ...

    JP D ( Var ), 12/12 : Cher Monsieur : J’ai lu votre livre avec attention.
    La polémique et la caricature vous desserviraient elles ?

    Je ne suis pas en entier désaccord avec ce que vous dites.

    Votre demande essentielle "retrait des lois Jospin" me semble un cri audible.Mais vous l’affaiblissez par un marketing centré sur la seule méthode syllabique,et la promotion auprès des grands pères et grands mères d’un cahier de vacances de plus.

    Lorsque vous dites que le fonctionnement par cycle devient un credo
    applicable à la trique par les inspecteurs je m'inquiète. ( Mais est ce une réalité sur tout le territoire? )
    Le fonctionnement par cycle ne peut pas être imposé - et j'en ai eu, comme parents, plus 10 ans d'expérience dans une école ouverte . ( Les Bourseaux de Saint Ouen l’Aumône).
    Mes quatre enfants ont eu accès à des études supérieures variées et ne sont pas à l’écart de la Littérature.
    Ce fonctionnement ne peut pas se réduire au cycles et aux méthodes de lectures C'est un choix d'équipe exigeant et difficile.

    Par contre, je préfère l'enseignant seul responsable de sa classe avec le choix de ses méthodes aux difficultés d'un travail en cycle non choisi et non maîtrisé car, alors, les effets pervers seront très importants.

    La méthode de lecture n'est pas seule en cause. Les articles de presse focalisent trop certainement sur ce seul point et vous nuisent.

    Lorsque vous vous inquiétez des non redoublements continus vous avez raison : j'en ai trop vu les effets et le collège prend trop souvent la suite avec célérité avec un seul objectif
    : « on l'aura ainsi le moins possible sur les bras ! »

    Votre livre m’a permis de faire connaissance une personnalité attachante qui n'est pas un facho, très loin de là. ( il m’est arrivé ces derniers temps de me faire traiter de facho, donc ne prenez pas mal cette réflexion…)
    Par contre je dois vous dire que des amis instituteurs, qui sont des hommes libres capables de désobéir à des consignes qui leur paraissent aller contre les intérêts des enfants ne se retrouvent pas dans le tableau que vous dressez.
    Bien des enseignants se sont engagés dans un combat de l’ombre et n’appliquent pas les crétineries, mêmes, officielles.
    Le combat que vous menez avec vigueur contre l’institution et des structures intermédiaires est parfois perçu comme une critique des hommes.
    Je dois vous dire que je n’ai pas perçu cela à travers votre travail.

    Jean Pierre D. 83
    Professeur d’histoire en retraite, ancien élève de l’excellente école Normale de Beauvais. ( Qui n’a jamais laissé le minimum de chronologie au vestiaire, et a exigé des élèves, l’attention, le calme et un travail à la mesure de leurs capacités. Ces apprentissages permettant, parfois, des projets – dans le cadre des programmes et à la portée des élèves. Ex stages d’histoire de trois jours sur la résistance et la déportation sur le terrain avec des anciens résistants déportés et l’appui d’un musée. ( pendant près de 15 ans …) ou, une fois, un travail de théâtre sur la révolution. Les projets ne sont pas tous à jeter à la poubelle….
    C’est comme la méthode syllabique cela demande à être bien maîtrisé ! Et surtout pas d’être à la mode et censé rapporter gros….
    D’ailleurs, vous le savez bien comme ex instructeur des cemea, salué amicalement par un autre ancien instructeur…

    maffone, 09/12 : actuellement mon fils Pablo né le 22.12.99,est en CP,et il a une méthode qui se nomme MIKA.Depuis un certain temps j'ai de gros doutes,mon fils est incapable de déchiffrer quoi que ce soit,il dit au "pif" un mot qui n'a rien à voir avec celui écrit,essaye de mémoire mais pas avec la logique des syllabes,pourtant avant la rentrée il était très motivé,et s'essayait au déchiffrage.Tout cela semble très loin,j'ai l'impression d'une régression,et son comportement(trop actif en classe,à la maison le contraire,patient faisant beaucoup de constructions)me montre qu'il souffre de cette situation.Que pensez vous de cette méthode?et que puis-je faire pour redresser la barre?Merci
    ARTIOLI, S, 20/10 : Le 08/06 (2004) je déposais ici, sous ce même nom, un commentaire avec une faute d'orthographe...

    Je vous saurai gré d'y corriger ‘‘disfonctionne’’ par ‘‘dysfonctionne’’.
    Merci beaucoup et bonne continuation dans votre salutaire activité !
    ARTIOLI, S.

    (J'en suis à mon 5ème exemplaire de ce livre que je distribue autour de moi)

    Borja, 10/10 : Bonjour,je suis enchantée de lire tous les commentaires dont le bon sens sera peut-être salvateur.Hélas l'histoire nous montre que même les plus grandes civilisations sont mortelles.Ce qui me navre est qu'un tel livre puisse être une découverte pour beaucoup.Je n'ai que 34 ans mais tout ceci est identifiable deuis les années 70.Des hommes publics ont joué et jouent toujours les Cassandre.Des bouquins comme cela existent depuis longtemps(je ne citerai rien par peur de la censure,et il ne s'agit pas de sectes car il en existe).Depuis longtemps des parents pallient les carences de l'Education Nationale pour donner le goût de l'effort et du travail à leurs enfants.Ceux qui savent que l'homme n'ai qu'un héritier et que son devoir est de transmettre ce qu'il a reçu et mieux encore.Oui on peut sereinement,même si le travail est considérable,apprendre à ses enfants avec les bonnes méthodes et les bons manuels,il suffit parfois de chercher.Après avoir bien compris l'idéologie des méthodes adverses,on peut les contourner et expliquer beaucoup de choses à ses enfants.Encore faut-il qu'ils soient notre priorité.Là aussi,il semble que mai 68 ait laissé des traces même inconscientes chez beaucoup d'entre nous.La plus grande permissivité et le laxisme de certains de nos parents empêchant bon nombre de personnes de ma génération d'avoir des instincts par rapport à leur enfants.Tous les parents aiment leurs enfants mais peu s'en occupent vraiment.Je suis mère de quatre enfants et je vois bien les sorties des écoles et j'entends les parents dans les réunions,ils ne savent pas ce que font leurs enfants ni ce qu'ils pensent(les miens se disputeraient presque pour me raconter dans les moindres détails la journée,l'attitude de chaque camarade etc...)Le délitement du rapport mère-enfant est déjà visible à la clinique.Ce discours est sans doute cru et culpabilisant mais pour avoir changé plusieurs fois de régions et avoir fréquenté tous les milieux sociaux, du ministre à la Z.E.P.,le constat est le même(point de vue éclin mais il atteind son paroxysme dans les Z.E.P.où on se croirait sur autre planète .Un parallèle existe d'ailleurs entre les méthodes aberrantes d'enseignement avec les dégats que l'on connaît(bien que certains les nient encore),et le comportement de nos enfants(je précise,excusez-moi, que mes enfants ont toujours eu entre 19 et 20 de moyenne ,que j'ai toujours reçu des félicitations quant à leur comportement,et que j'aimerais qu'ils soient plus nbx).Je crois cependant que leurs notes ne soient que le fruit du niveau très bas de ce qui leur est demandé tant point de vue es efforts que des connaissances.Si le niveau est extrêmement bas dans certains endroits du fait de la population,il est loin d'atteindre l'équivalent du nôtre au même âge.En fait,de Paris,à la Bretagne ,en passant par la P.A.C.A.,les cours se ressemblent étrangement:mêmes thèmes abordés(sans qu'il y ait concertation nationale ou programme commun,seulement indigence des idées des "professeurs",commune elle.Mêmes chansons,mêmes poésies,avec tout ce que compte notre patrimoine,c'est... remarquable.C'est peut-être pour cela que mes enfants ont des bonnes notes,de la maternelle au C.M.2,avec les changements d'écoles,j'ai vraiment le sentiment qu'ils font toujours les mêmes choses.Il est évident aussi qu' ils n'ont pas de mal à découvrir "par eux mêmes" une règle qu'il aura fallu découvrir au cours d'un jeu à l'école,alors qu'ilsaurontfaitla totalité des exercices de BLED à la maison,alors que les autres élèves n'auront comme trace qu'une feuille volante qu'ils ne ressortiront plus de l'année(vous pensez,ils l'ont trouvée seuls donc ils maîtrisent;au passage beaucoup d'élèves ignorant comment on peut trouver cette règle se sentiront dévalorisés et souffriront en silence bien plus que ne l'aurait fait une punition ou une récompense justifiée,aujourd'hui stigmatisée par beaucoup d'enseignents et même de parents).Enfin,tant de faits navrants tant sur le fond que sur la forme si bien relatés dans les livres présentés par l'association.J'ajoute mais je ne voudrais pas m'étendre,qu'on voit arriver aujourd'hui sur le marché du travail le fruit de cette non-éducation et que tout à chacun ne va pas tarder à ressentir,quand le postier ne sait plus lire,le particulier comme l'entreprise a du souci à se faire.
    Antoine S, 03/10 : BONJOUR !

    Merci de bien vouloir noter la nouvelle adresse pour le jeu d'apprentissage de la lecture : les SYLLAMOTS.
    http://en-jeux.site.voila.fr/

    Pour ceux qui ne connaissent pas notre association, nous développons des outils efficaces pour un apprentissage syllabique de la lecture,
    à l'école et à la maison !

    A bientôt !

    PS : Je serais très honoré d'avoir l'avis de Marc Lebris concernant les SYLLAMOTS...

    Antoine STROEBEL
    instituteur en CP
    Sallanches (74)

    Laurence, 03/10 : Je viens de terminer votre livre que j'ai lu d'une traite. Il m'a passionnée. Je suis moi-même professeur des écoles depuis 1993. J'ai enseigné 4 ans en ZEP au Nord de Paris et j'ai appris à des CP et CE1 à lire avec la méthode que vous appelez mixte ou phonétique. Je n'ai vu fonctionner que celà dans les différentes écoles où j'ai réalisé mes stages ainsi qu'à l'IUFM qui m'a "formée" pour ne pas dire "formatée". Etant née en 1957, ce n'est pas comme celà que j'ai appris à lire moi-même et j'avais gardé de mon propre apprentissage un goût amer...Je me rappelle en particulier ma mère qui au CM1 me faisait lire oralement et me disait:"Tu ne comprends rien de ce que tu lis!". Aussi la méthode qui me fut "révélée" bien plus tard lors de mon apprentissage professionnel m'a beaucoup parlé. J'ai donc pratiqué le questionnement de texte, la prise d'indices, puis à l'aide des mots appris globalement,la construction d'outils pour lire d'autres mots, jusqu'aux syllabes.
    J'y ai cru jusqu'à ce que je sois nommée dans un lycée professionnel face à des gens de 17 ans qui étaient totalement illettrés bien qu'ayant accompli une scolarité complète.
    Mais ce qui m'a beaucoup parlé dans votre ouvrage c'est ce qui a trait au phénomème sectaire de l'éducation nationale, à son formalisme, au fait qu'il faille toujours justifier des moyens et non des résultats, des aspects infantilisants de ce monde où nous devons à longueur de temps rédiger des milliers de documents qui ne servent à rien et qui prennent beaucoup de temps au détriment de celui que nous pourrions consacrer aux enfants...Votre chapitre sur l'évaluation et le remplissage des grilles que personne ne lit jamais avec ses items on ne ne peut vagues , est édifiant. Merci d'avoir eu le courage de dénoncer cette énorme machinerie.

    fabien, 03/09 : monsieur Lebris, je vous informe de la réponse de Roland Goigoux à votre livre est parue dans le journal "Libération" du Vendredi 02 septembre 2005.
    Remplaçant, 29/08 : Je suis instit remplaçant et, l'année dernière, mon "remplacé" m'a demandé de faire travailler sa classe de CE1 sur la page 86 du fichier de maths. Le titre en était " Sur le plan " et il s'agissait sur un plan de comparer des longueurs. Je cite le fichier:" Amélie, Djamel et Mathieu se sont donnés rendez-vous à la bibliothèque.Amélie est partie de l'hôtel de ville:trajet vert.Djamel est parti du musée:trajet rouge.Mathieu est parti de sa maison:trajet bleu.
    1. Utilise ta règle graduée pour comparer ces trois trajets.Puis, classe-les du plus long au plus court.
    2. Qui a parcouru la plus longue distance?"
    Mon "remplacé" m'a laissé une photocopie extraite du livre du maître et relative à la page étudiée.Il s'agissait d'un tableau en trois parties: objectifs, déroulement, aide méthodologique. Je cite le tableau:

    -"Objectifs:utiliser l'étalon centimètre pour comparer les longueurs.

    -Déroulement:Dispositif matériel:fichier de l'élève page 86.Dispositif social:travail en binômes, puis collectif.Individuellement, les élèves observent la page du fichier et lisent la consigne.L'enseignant questionne les élèves à propos de la résolution de la tâche.En binômes,les élèves effectuent l'activité.En collectif:la mise en commun valide les procédures utilisant la mesure et conduisant à un résultat exact.Lors de cette mise en commun, à propos de la question n°2,un débat collectif doit être organisé autour de la correspondance entre le déplacement sur un plan et le trajet réel.Les élèves terminent la séance en recopiant les réponses validées sur leur fichier.

    -Aide méthodologique:le véritable problème posé aux élèves concerne la comparaison des longueurs(mesurer puis additionner).Ce débat traite du lien entre micro et macro-espace.La validation n'est possible que par la notion d'échelle en proportionnalité, théorie inaccessible à des élèves de ce cycle."
    Chacun pourra juger de ce qui est vraiment inaccessible dans cette littérature. J'observe que les élèves ont fait le travail très rapidement.J'ai mis beaucoup plus de temps à lire et à relire ce tableau qui est un bel exemple de l'intellectualisation galopante qui mine l'école.Un phénomène très tendance,le langage des sorciers, qui consiste à rendre compliqué ce qui est simple.Heureusement que nos élèves ont encore gardé la tête sur les épaules.

    minouch, 29/08 : Excellents commentaires chers collègues
    Gilles, 20/08 : Peut-on retrouver facilement les livres de problèmes de maths qui étaient utilisés avant ?
    Les livres où l'on trouvait à la queue-leu-leu des problèmes de robinets, de baignore, de parts de gâteaux, etc. Ces livres où il n'y avait pas d'images, seulement des problèmes et des exercices... sur quelques lignes d'énoncé.

    Elisabeth Dobo, 19/08 : J'ai parcouru les commentaires. Plus d'un est en attente d'approbation. Ont-ils été approuvés ? ou est-ce une erreur ? Si oui, il conviendrait de la rectifier.
    Cordialement.

    Elisabeth Dobozy

    Elisabeth Dobo, 19/08 : Je viens de finir votre livre. En tant que enseignante spécialisée option E, avec 22 ans d'ancienneté dans l'Education Nationale, j'aimerais vous adresser quelques commentaires. Je suis d'accord avec vous sur beaucoup de choses mais pas avec la même hargne que vous. On dirait que vous reprochez à l'Education Nationale d'y avoir cru vous-même et d'avoir joué le jeu, de vous être fait avoir. Pour ce qui me concerne, je n'y ai jamais cru, peut-être parce que j'ai eu un autre métier pendant 4 ans, peut-être aussi parce que mes valeurs ne s'appuient pas sur mai 68. À cette période, mon père s'est battu pour avoir le droit d'aller travailler : autostop ; marche à pied... Pour lui, les universités étaient un nid de grévistes. Il a eu 5 enfants. Nous avons tous été empêchés de faire des études universitaires. Nous sommes donc la famille B.T.S.
    Quand j’ai débuté en tant qu’institutrice, après avoir passé le concours DEUG 83, j’ai été envoyée directement dans des classes sur deux circonscriptions différentes : le matin, j’étais demi-décharge d’un directeur d’école dans un CE2, l’après-midi, j’étais ½ ZIL. Connaissez-vous les ½ ZIL ? On m’a donc envoyé en maternelle petite section assez systématiquement, parce que l’après-midi ils font la sieste. Quant au CE2, j’ai vu les effets d’un travail à partir d’un projet. Le directeur travaillait à partir d’une sortie effectuée au parc de Marquenterre dans la Somme, à laquelle je n’avais pas participé, puisque pas encore embauchée. Il m’a contraint à travailler à partir de ses supports : évidemment, d’après lui, sans formation, je ne pouvais qu’être incapable de mener une classe. En janvier, les enfants commençaient à en avoir assez de travailler sur les oiseaux. Nous avons passé encore beaucoup de temps à travailler sur ce thème, ne tenant pas compte de la lassitude des enfants… Dans cette école, travaillait un groupe de chercheurs de l’INRP. Je garde un très mauvais souvenir de cette école.
    L’année suivante, j’ai eu un an de formation à l’Ecole Normale. Ça suffisait. Coup de chance, nous avons eu des professeurs intéressants. En plus, lors du changement de semestre, les professeurs s’étaient passé le mot : nous étions un groupe intéressant. Pour l’essentiel, j’ai donc appris. J’ai eu notamment un professeur de maths, qui allait beaucoup dans les classes, et qui savait donc de quoi il parlait. Il travaillait sur ERMEL. J’y reviendrai.
    Après avoir erré quelques années en quête d’un poste fixe, j’ai fini par en trouver un en 1989 dans une école, qui voulait être à la pointe : ils faisaient déjà les cycles avant Jospin. Je m’y suis senti mal, mais par besoin de stabilité pour mon équilibre personnel, j’y suis restée pendant 10 ans.
    J’aimerais reprendre plusieurs points de votre livre. Je suis d’accord avec vous pour dire que « placer l’enfant au centre du système éducatif » est une ineptie de la loi de 1989, que les enfants sont incapables de gérer une coopérative. Mais tout n’est pas à rejeter. Par exemple, le fait d’avoir proclamé que les handicapés ont droit à l’enseignement, à la culture, à la formation, à un travail, aux loisirs, est un point très positif de cette loi, même si malheureusement elle n’est pas appliquée. Savez-vous que dans la plupart des IME, les enfants sont occupés ? Ils sont bien trop handicapés pour être susceptibles d’évoluer ! Mon mari a une fille handicapée mentale, qui avec nous apprend beaucoup de choses. À l’IME, on nous trouve exigeants, comme si on n’avait plus à avoir d’exigences auprès des enfants handicapés, comme si d’office ils étaient d’une nature différente des autres enfants. Là-bas, on attend « l’émergence du désir », comme si la paresse n’existait pas dans ce monde-là. Ça aussi c’est scandaleux, d’autant que ce n’est pas ce qu’on nous apprend quand nous nous spécialisons : tout enfant est capable de progresser. Aussi, je vois l’intégration des « enfants malades », comme vous dites, d’un bon œil, mais avec les conditions qui accompagnent l’intégration en Italie : un adulte supplémentaire formé par enfant intégré. Vous le voyez, chacun voit midi à sa porte. Savez-vous que des parents d’enfants handicapés se battent pour que leur enfant suive un cursus normal. Ils y arrivent, mais à quel prix ? Allez voir les sites javance.org ou grandiralecole.org.
    Ce que nous faisons est fonction de notre passé. Lorsque j’ai commencé à enseigner, je me suis basée sur les modèles des enseignantes du primaire que j’avais eues, pratiquement toutes près de la retraite. J’avais l’obsession d’arriver à la fin des programmes, parce que personnellement j’en avais souffert : lorsque je suis arrivée en 6ème au lycée j’avais des lacunes dues au fait que j’étais dans une école faible par rapport à celles de mes camarades. Je suis passée de bonne sans aucun effort à moyenne faible en travaillant. J’ai réclamé des cours de vacances à mes parents à la fin de la 6ème et j’ai mis 3 ans pour remonter la pente.
    Au bout de quelques années d’enseignement dans ma fameuse école à la pointe, je me suis rendu compte qu’il y avait des choses essentielles au programme et d’autres moins. Quand vous récupérez des élèves en CM1, qui ne connaissent pas leurs tables de multiplication, parce qu’ils ne connaissent pas leurs tables d’addition, parce qu’ils n’ont pas pratiqué le calcul mental, et qu’ils ne connaissent même pas les compléments à 10, il faut bien composer. Quand vous abordez la géographie et que vous vous rendez compte que les enfants ne savent pas ce qu’est un plan, il faut bien reprendre au bon endroit.
    Revenons à votre livre. Je suis d’accord avec vous sur les méthodes de lecture. Depuis que je suis maître E, j’ai essayé d’y voir clair là-dessus, sachant que j’ai eu en tout et pour tout 2 CP en cours d’année, pour lesquels je n’avais pas choisi la méthode. Je me suis ennuyée à mourir avec « Daniel et Valérie ». Puis j’ai été dans une école d’application où au CP, j’étais obligée de travailler avec une maîtresse d’application, puisque j’arrivais en cours d’année. Là c’était : « Si on faisait ceci… Si on faisait cela… » sans aucun support théorique. Dans mon travail actuel, je ne peux que constater que les enfants sont perdus au milieu de tous leurs cahiers. À quoi peut bien servir le cahier de sons ? Un jour que je voulais travailler là-dessus avec un groupe d’élèves cette année, désirant utiliser leur cahier de sons comme support, je l’ai ouvert à la page du son « é ». Les enfants ne reconnaissaient pas le dessin du « nez », ni celui du « boucher ». La photocopie du dessin du nez était fort mauvaise. Quant au boucher, qui y va encore dans nos grandes villes de la proche banlieue parisienne ?
    J’ai lu « article séditieux » de Inizan sur internet et j’ai eu une présentation de la méthode « Léo et Léa » par son auteur à l’IUFM de Paris, à destination des maîtres E ayant reçu des stagiaires l’année dernière. Les enfants en difficultés sont perdus dans ces méthodes où il faut deviner. Ils s’appuient donc trop sur les images, font trop d’hypothèses, qu’ils sont incapables de vérifier par le déchiffrage. Quant aux sons, ils les oublient au fur et à mesure de leur étude. Beaucoup confondent les lettres qui se ressemblent : b, d, p, q.
    À un moment, vous avez parlé de « dressage ». Je n’aime pas ce mot, qui pour moi s’adresse aux animaux, sans intelligence. Les enfants ont leur intelligence en formation et j’aime m’adresser à elle. Apprendre les tables, c’est aussi les construire. Personnellement, je n’ai jamais appris mes tables et j’étais capable de trouver 7x4 à partir de 6x4. Pourquoi pas nos élèves ?
    Vous dites que beaucoup de difficultés viennent du manque de vocabulaire, autant pour comprendre que pour exprimer. En cela vous rejoignez Feuerstein que je vous invite à connaître. Ce qui me plaît chez lui, c’est qu’il s’adresse à l’intelligence des enfants même handicapés. Vous dites que la « métacognition » est un gros mot. Pendant ma formation au CAPSAIS, j’ai eu du mal avec cette notion, d’autant que je n’ai pas l’impression que je parle sur ce que je fais. Je fais simplement. Je vous renvoie encore une fois à Feuerstein (cf icelp.org) : les enfants handicapés ont besoin de la métacognition pour construire leur intelligence. Le Programme d’Enrichissement Instrumental n’a de valeur que si il y a échange entre les différentes procédures. Là, il peut y avoir un conflit socio-cognitif. Je l’ai vécu personnellement au travers d’une formation au PEI cet été : l’échange avec les autres influence nos procédures.
    En plus, il n’y a pas qu’une seule méthode : celle du maître. En calcul mental par exemple, vous prenez l’exemple de la multiplication par 1,25. Je ne fais pas comme vous : on peut multiplier le nombre par 1 et y ajouter ¼ du nombre.
    Pour la division, vous avez pris l’exemple d’Objectif Calcul CM1, que j’aime beaucoup. Titulaire d’un bac C, je m’estime un tant soit peu matheuse. L’exemple du géant me plaît et permet de faire passer le fait que la division est l’inverse de la multiplication en écrivant en ligne une multiplication à trous. Lorsque j’étais en primaire, je savais très bien faire des divisions, mais je ne savais pas quand en faire. Objectif Calcul a le mérite de faire passer le sens de la division. L’exemple du géant ne peut être posé que d’une seule manière. On ne peut pas dire qu’il va faire 26 bonds, avant qu’il les ait faits. On peut effectivement reprocher à ce livre qu’il n’a pas assez d’exercices. Mais quel instituteur digne de ce nom suit intégralement un manuel ?
    Je reviens à mon professeur de maths de l’Ecole Normale. Il nous a fait beaucoup travailler la multiplication à partir des rectangles. Je trouve ça très bien. Ça ne me gêne pas du tout d’écrire : 12 + 12 + 12 + 12 = 4 + 4 + 4 + 4 + 4 + 4 + 4 + 4 + 4 + 4 + 4 + 4 = 4 x 12 = 12 x 4. J’emploie « multiplié par » comme « fois », même si « fois » ne semble pas commutatif. Dans mon explication j’utilise les lignes et les colonnes de mon rectangle. Cela permet aux élèves de s’appuyer sur ce qu’ils connaissent déjà : l’addition.
    Vous prenez souvent des images pour illustrer votre propos. Je ne suis pas d’accord avec celle du tricycle qui vient avant le vélo. Il n’y a jamais eu de tricycle chez mes parents, encore moins les deux petites roues à l’arrière du vélo. Pourtant, moi et mes frères et sœurs, nous savons tous faire du vélo.
    Je crois comme vous que le calcul mental est fondamental pour la compréhension des nombres. Je ne pense pas qu’Ermel le fustige. Au contraire, il travaille à la construction des tables. Je l’utilise très peu parce qu’assez rébarbatif, mais j’y puise des idées pour l’aide aux élèves en difficultés, que je pense malgré tout intelligents.
    Je reconnais qu’un certain nombre d’enfants apprennent leurs tables « bêtement », mais je le déplore. Cependant, il faut savoir profiter de la bonne mémoire de nos élèves. Encore une fois, personnellement, je me suis toujours refusée à apprendre des choses que je ne comprenais pas.
    Vous dites que l’abstrait vient du concret. Feuerstein vous répondra : « Soyez abstrait. » Le concret confine dans le concret. Les enfants qui comptent sur leurs doigts, souvent en difficultés d’ailleurs, ne s’en sortent pas. Il n’ont pas la notion de nombre, qui elle est abstraite.
    Vous reprochez l’utilisation de la calculette en classe. Je suis entièrement d’accord avec vous. Encore faut-il que l’enseignant ait l’honnêteté de ne pas l’utiliser sur des exercices demandés à la main aux élèves. Vous ne pouvez cependant pas changer la société dans laquelle on vit : les enfants savent que plus tard ils auront une calculette. Nous, nous avions la règle à calcul et pour les calculs précis notre tête et notre stylo. Ce n’est plus le cas pour nos élèves.
    C’est la même chose pour l’école. Du temps de nos parents, l’instituteur et le prêtre étaient importants, parce qu’ils apportaient l’information. Dans certains villages, ils étaient les seuls à savoir lire. L’école n’est plus la seule d’information. C’est notre société qui est ainsi. Mes meilleurs élèves étaient brillants parce qu’ils recevaient une culture de façon intelligente de la part de leurs parents, ingénieurs ou chercheurs. Et ils ne leur donnaient pas des exercices d’entraînement en plus de l’école.
    La première année dans mon école « à la pointe », j’avais un CM1 très dur : beaucoup d’enfants venant du HLM du secteur. Je me suis affrontée au leader toute l’année. Cette année-là, j’ai fait beaucoup de sorties, non pas pour faire des sorties, mais pour leur apporter autre chose que ce dans quoi ils baignaient. Etant proche de Paris, c’était facile d’y aller dans les musées. Ils ont été au musée Guimet, au Louvre, au Musée de Cluny, au Musée Rodin, à l’Orangerie… Tout était préparé et repris en classe en rapport avec le programme. Je suis aussi partie en classe de neige, emmenant tous mes élèves, même le plus affreux, contrairement aux conseils de mes collègues. Mes élèves partaient en colonie de neige. J’ai travaillé d’arrache-pied pour qu’ils travaillent, grattant pas mal de stencils d’exercices à trous. Et ils ont eu classe.
    Je ne me suis jamais couchée à des heures impossibles pour préparer ma classe. C’est peut-être un tort. Mais j’ai toujours eu la conscience tranquille quand je voyais que les collègues, qui ne vivaient que pour l’école, ne pouvaient pas apporter autre chose que leur intellectualisation de l’école. J’ai donc toujours gardé mes loisirs et activités, me disant qu’en les pratiquant j’apportais autre chose à mes élèves. Notamment, les cours de piano et la chorale. Cette passion du chant et de la musique m’a amenée à réaliser avec eux des projets musicaux ambitieux avec des professionnels, dont, je pense, ils se souviendront toute leur vie. Ce n’était pas des projets pour faire plaisir aux parents, mais pour faire passer mon amour de la musique. Cela m’a demandé beaucoup d’investissement, ça n’a jamais été au détriment des programmes, comme vous semblez le croire. Je crois que c’est le rôle de l’école d’apporter autre chose que ce qui intéresse les élèves. Quand j’ai commencé à faire chanter mon CM1 difficile, une de mes élèves m’a dit : « Ce que tu nous fais chanter, ça ne nous intéresse pas. Nous on veut du rap. » Je n’ai jamais fait chanter du rap mais des chansons de notre patrimoine, des canons. Plus tard des spectacles musicaux qui me plaisaient avant tout. On ne peut effectivement faire passer que ce qu’on aime, que ce à quoi l’on croit.
    Ne me dites pas que chanter deux polkas de Strauss en allemand (classes de CE1-CE2 et CE2-CM1) accompagnés par un orchestre symphonique devant un public averti n’a pas marqué ces enfants et que ça a nui au programme. Ce qui a plus nui au programme, c’est la grève de 1995 bien suivie dans mon école par la personne qui me remplaçait pendant mon stage de préparation au CAFIPEMPF, que j’ai brillamment raté deux fois d’affilée.
    J’ai au moins compris que pour réussir dans l’Education Nationale et pour être bien considéré il fallait rentrer dans le moule. Je n’y suis pas rentrée et n’y rentrerai pas. Mais contrairement à vous, je ne pense pas qu’on puisse faire grand chose face à ce système qu’est l’Education Nationale. On peut œuvrer à son niveau comme on pense qu’il faut faire, même si ça n’est pas reconnu, pour le plaisir du travail bien fait.
    J’aurais encore voulu vous dire pas mal de choses, mais il faut savoir s’arrêter. Simplement, sachez qu’en tant que maître E, j’essaie de faire passer le plaisir de lire au travers d’albums. Je ne fais pas de gâteau : ça ne m’intéresse pas.
    Enfin, je ne pense pas que la lecture à voix haute soit interdite. Je l’ai toujours pratiquée à côté de la lecture silencieuse. Je le fais encore plus avec les élèves en difficultés. Quant aux œuvres de notre patrimoine, n’est-ce pas au goût du jour de les étudier avec nos élèves ? Les livres écrits pour la jeunesse sont de grande qualité. Encore une fois, il suffit de choisir des livres que l’on aime.
    Cordialement.

    Elisabeth Dobozy

    Marc Le Bris, 14/08 : Il est exact que mon propos est faux sur l'efficacité de la méthode globale pour les sourds. Juste après la parution de mon livre, j'ai rencontré quelques spécialistes de la question qui m'ont très bien expliqué la nécessité d'insister sur la phonologie -y compris en l'accompagant d'une gestuelle ritualisée- pour l'apprentissage de la lecture chez les mal-entendants.
    Mon seul argument concédé à la globale était faux. Il me venait de la lecture de quelques-uns de ses partisans.
    Merci de la précision de votre lecture; cette correction méritait d'être écrite. MLB

    fabien, 25/07 : je partage grandement vos analyses sur l'enseignement de la lecture à l'école primaire mais je ne suis pas d'accord avec vous sur l'utilisation de la méthode globale chez les enfants sourds. En effet, des études soulignent le rôle crucial des représentations phonolgiques chez les malentendants dans l'apprentissage de la lecture. (je vous renvoie aux études d'Allégria et Moog).l'amélioration de l'appareillage auditif (implant, prothèses numériques)permet un meilleur feedback auditif et donc une meilleure possibilité d'excercer sa conscience phonologique.je vous suis reconnaissant de mettre les pieds dans un plat qui malheureusement n'en finit pas de chauffer...
    Tony Reix, 17/07 : Bonjour,
    Dans la revue de presse, je ne vois pas 2 articles :
    - Le Point 04/03/04 - N°1642 - Page 58, de Mme Marie-Sandrine Sgherri.
    - Science & Vie juin 2005 : La "petite voix intérieure" de la lecture silencieuse. Page 71 .
    Enfin, je me souviens d'avoir lu dans Science & Vie 2005 ou 2004 un article comparant la dyslexie entre l'Italie, la France et le Royaume-Uni. La conclusion étant que la dyslexie est plus forte au Royaume-Uni car il faut pratiquement avoir entendu au moins une fois un mot pour savoir le prononcer ; alors que la dyslexie est la plus rare en Italie, puisque les mots se prononcent (presque) comme ils s'écrivent. La France se situant au milieu. La méthode "globale" semble donc particulièrement adaptée aux petits Anglais ...

    Cordialement,

    Tony

    Gilles, 29/06 : Juste un exemple parmis d'autres :
    Au Maroc, l'enseignement du Français dans les sections de maternelle se fait encore majoritairement avec apprentissage de la lecture et de l'écriture, méthode syllabique. A 4 ans, bon nombre de petits bouts de choux savent déjà écrire, lire et comprendre des textes dans une langue qui n'est pas leur langue maternelle.
    L'enseignement reçu est extrêmement proche de celui que moi-même j'ai reçu entre 1973 et 1978, avec des Maîtres et Maîtresses aux anciennes méthodes, et que je ne remercierai jamais assez.
    A noter que ces petits marocains de casa ne souffrent pas de cette éducation qu'ils reçoivent, sachant que leur maman même, qui ne sait ni lire ni écrire, ne peut les aider à la maison ! Et si vous pouviez voir comment ils sont fiers et heureux de pouvoir communiquer déjà à cet âge avec leurs cousins français.
    C'est incroyable, mais là-bas, je me suis empressé d'acheter dans les librairies des livres d'apprentissage de l'écriture et de la lecture que l'on ne trouve plus facilement en France.

    Rondeau, 24/06 : ansMonsieur Le Bris,
    Je viens de finir votre livre qui m'avait été conseillé par une collègue de travail. Je suis une maman de 4 enfants (9ans, 6 ans, 5 ans et 13 mois).
    J'ai "dévoré" votre livre et vous remercie de tenir informés les parents sur des sujets aussi graves.
    Je suis médecin et, travaillant avec des orthophonistes, j'ai été sensibilisée contre les méthodes globales (j'ai entendu parler également de la méthode "lire avec Léo et Léa" qui pourrait bien être ma prochaine acquisition).
    Pourtant, mes enfants ont dû apprendre à lire avec une méthode semi-globale. J'ai remarqué que, même en fin d'année de CP les mots appris globalement n'étaient toujours pas bien connus (mon fils aîné lisait "à" ou "avec" indiféremment et ne s'en apercevait même pas). Actuellement, il est en CE2, et, pendant l'année scolaire, j'ai été étonnée qu'il n'apprenne pas de règles de grammaire, aussi en ai-je fait part à son instituteur qui m'a annoncé, à ma grande stupéfaction, que la grammaire ne s'apprenait plus en France, car, je cite "la langue française a plus d'exceptions que de règles" et qu'à force d'observer, les élèves retiendront les règles. A partir de ce moment là, je me suis mise à douter. En effet, je vois tous les jours les ravages de telles méthodes ; les transmissions dans les dossiers des malades sont "bourrées" de fautes (français, orthographe, grammaire, conjugaison), et on me fait comprendre qu'il ne faut pas les corriger. C'est dur de lire parfois en phonétique!
    Pour ma fille , tant qu'elle n'a appris les mots que de façon globale, elle ne savait ni lire, ni écrire (la maîtresse me disait qu'elle avait des difficultés mais que ce n'était pas grave. Elle m'écrivait aussi que ma fille n'était pas bonne en orthographe, tout en faisant elle-même dans son commentaire deux fautes d'orthographe que je me suis permise de corriger). Depuis que ma fille apprend les syllabes, elle sait lire et fait peu de fautes (exceptés les accords qu'elle ne connait pas encore en fin de CP). D'après mes informations, elle serait plutôt en tête de classe.
    Pour le troisième enfant, étant du début de l'année (08/01), il n'est bien sûr pas question qu'il aille en CP l'année prochaine et pourtant, il s'intéresse beaucoup à la lecture et sait déjà associer des lettres pour lire ou écrire les syllabes simples. Il me demande souvent, quand nous sommes seuls de lui faire faire une dictée. Je lui apprends la lecture sur une simple méthode syllabique achetée en super marché.
    Votre livre me permet d'oser faire travailler mes enfants en plus du temps scolaire.
    Je me permets d'ajouter que j'enseigne également à de jeunes adultes, qui ont pourtant le baccalauréat. Quand je corrige leurs copies, je constate que les règles de grammaire ne sont pas connues et je corrige, à chaque fois l'orthographe, même si ce n'est pas la discipline que j'enseigne (je passe bien sûr plus de temps à corriger, mais je ne peux pas m'en empêcher).
    Moi-même, je sais ne pas être parfaite et faire encore des fautes, mais j'essaie constamment de m'améliorer. Je n'en peux plus de notre langue galvaudée. Permettez-moi d'appeler également au secours!
    Par contre, dans votre livre, vous opposez souvent l'enseignement et la médecine concernant les méthodes. Sachez que si cela a pu être vrai à une époque, nos méthodes actuelles de contrôle (accréditation), s'apparentent étrangement aux vôtres!
    Excusez cette longue lettre que j'avais envie, en lisant votre livre, de vous envoyer. Mais quand j'ai la parole, je ne la redonne pas si facilement. Je suis un peu une écorchée vive!
    Excusez également les fautes d'orthographes que j'aurais pu laisser dans ce texte.
    Bien cordialement à vous et encore merci. Vous n'êtes pas seul à combattre le conformisme ambiant.

    Matitepoupée, 13/06 : Monsieur, j'approuve vos affirmations ; vous avez formulé clairement les sentiments et le malaise des parents.
    Comme vous n'avons pas de choix sur notre lieu de vie, nous avons ôté notre enfant de l'école ; la scolarité par correspondance lui révèle qu'on peut tout apprendre avec plaisir, le goût de l'effort et le bonheur des récompenses, de la fierté de soi.
    Notre enfant est métamorphosé ; 5 parents nous ont emboité le pas. Ces enfants vont bien, alors qu'ils étaient effondrés par les humiliations, les mauvais résultats et les punitions injustes (à caractère parfois racistes).
    Votre livre a changé notre vie ; bien sûr, notre petit confort de parent a changé, nos emplois du temps sont chamboulés mais au moins, nous voyons nos mioches épanouis. Et encore, j'apprends des nouvelles choses tous les jours, car ils ne révèlent pas tout des moments affreux passés dans cet établissement.
    Un seul regret : ne pas avoir vu cette souffrance plus tôt.
    Continuez votre combat ! quand on voit le niveau de nos enfants aujourd'hui, celui de leurs ex-camarades de classe est à pleurer !
    Merci merci merci !

    G. GALTIER, 09/06 : J'ai 36 ans et je suis professeur des écoles depuis 3 ans. Toutes mes intuitions, mes constats et mes réflexions ont été confirmés par le livre de M. Le Bris.

    Je n'ai rien d'autre à dire que MERCI M. LE BRIS pour votre courage.

    MESSNER M-O, 08/06 : Enfin un livre "vécu", la vraie révolte d'un enseignant qui a subi et qui ose dire, plutôt écrire, ce qu'il a pu constater, et ce qu'il faut combattre. J'ai pendant mes 36 ans et demi d'enseignante lutté pour affirmer ces idées-là mais nos "adversaires" étaient nombreux du côté de l'administration; heureusement, il y avaient les parents qui voyaient bien les résultats;
    J'espère pour mes cinq petits enfants voir une évolution dans le sens que vous exprimez

    annie, 02/06 : bonjour

    je souhaiterais trouver moi-aussi le livre Ardiot,Wanauld,Budin,Calcul. Cours élémentaire, Hachette, coll. "Classiques Hachette", 1960 ( mais aussi CM, s'il existe). Si quelqu'un a réussi à s'en procurer, cela serait gentil de me donner l'adresse du libraire. Merci d'avance

    Trop tard !!!, 21/05 : Bien sûr, votre livre est salutaire mais que j'aurais aimé comprendre tout ceci plus tôt !!!
    J'aurais peut-être alors pu éviter à mes fils (aujourd'hui adolescents) de lire systématiquement de travers un mot sur trois !
    Effarant constat que j'ai fait en leur demandant (trop tard) de lire à haute voix...
    Et je n'ose même pas évoquer "l'ortograff"...

    J'ai reconnu dans les description de Marc le Bris, tous les "défauts" que j'avais constaté chez mes propres enfants lorsqu'ils étaient en primaire, notamment cette curieuse propension qu'ils avaient, à "deviner" les mots en Français ou les opérations en Maths, plutôt que de les déduire d'un cheminement logique.

    A l'époque, j'ai sottement cru les enseignants qui m'assuraient que tout allait bien et j'ai pensé que mes enfants n'étaient pas doués pour les études...

    Quel gâchis !...

    Je me rattrape aujourd'hui en faisant du prosélytisme auprès des jeunes mamans que je côtoie en leur conseillant systématiquement votre ouvrage...

    Merci à vous et à tous les enseignants qui "résistent" encore (bien que je n'en n'ai pour ma part rencontré aucun, mais ils semblent être nombreux à avoir réagi sur ce site).

    Bertrand, 18/05 : Il est très facile de critiquer les nouvelles méthodes de lecture, bien entendu, les parents d'élèves rencontrant des difficultés au cp adhèrent à ce discours ringard et dépassé!
    Pour ma part j'utilise la méthode semi globale "Grindelire" et après 4 années je n'ai jamais eu un seul élève qui ne savait pas lire à la fin de l'année.
    Il faut arrêter avec ce pseudo-débat, et plutôt s'interroger sur le sens de ce que nous apprenons à lire aux enfants....

    Antoine S., 22/04 : Message de :
    Antoine STROEBEL
    instituteur en classe de CP école Jules Ferry 74700 SALLANCHES
    96 ch de charousse 74190 PASSY

    Bonjour !

    Nous sommes heureux et fiers de vous annoncer le lancement de l'association EN-JEUX !

    Cette association édite et distribue LES SYLLAMOTS : un outil pour apprendre à lire.

    Ce jeu est destiné à donner un coup de pouce efficace aux enfants (5-7 ans)qui entrent dans l'apprentissage de la lecture.
    Il peut être utilisé en classe, comme à la maison.

    Basé sur un principe de méthode syllabique (alphabétique),
    les SYLLAMOTS facilitent l'acquisition d'une lecture aisée et rapide... tout en jouant !

    LES SYLLAMOTS me servent quotidiennement dans ma classe (CP évidemment) et ont fait leur preuve,
    notamment avec les élèves en difficulté.
    Mon collègue Luc Boggio les utilise aussi de façon systématique en tant que maître E auprès des enfants en difficulté.

    Nous avons fait le choix de lancer ce jeu en fabriquant à nos frais une centaine de boîtes.
    Ces boîtes sont proposées à prix coûtant à ceux qui voudront en profiter !

    Votre avis nous intéresse, allez faire un tour sur http://en-jeux.chez.tiscali.fr//index.html
    A bientôt !

    Antoine STROEBEL

    Striby, 21/04 : Bonjour Marc,
    Je me permets de t'appeler par ton prénom et te tutoyer en souvenir d'une soirée finale de congrès syndical à Super Besse où nous avons échangé pensées libres et anecdotes croustillantes en amoureux du verbe, dans la dure réalité des militants en résistance.

    Je viens de finir ton livre, passionnément voire même goûluement avalé en une nuit de vacancière.
    Tout le courage que tu as déployé pour écrire et imprimer tant de terribles vérités s'est transmis et me renforce. Je t'en félicite et te remercie.
    Il y a surtout un point sur lequel je soutiens totalement ta position, la finalité même de ton livre me semble-t-il:"Ils" reviennent tous les totalitarismes du XX° siècle et bien organisés.Il faut le dire encore plus fort, sans frilosité. Il faut faire barrage.
    Et en honneur à Romain Bouteille, je concluerai:
    "Les ordinateurs vaincront mais le fascisme ne passera pas".
    A un prochain congrès ou autre manifestation.
    A mitiés fraternelles. Laurence.
    NB: Si tu veux savoir ce que pense de ton livre un certain conseiller pédagogique spécialiste en Histoire non événementielle et enseignement des faits religieux, envoie-moi ta demande par E-mail; tu verras, c'est quelque chose!






    marieb, 09/04 : je suis enseignante en cp. J'utilise une méthode syllabique et l'inspecteur m'a fait remarquer qu'elle était "ardue".Il m'invite fortement à changer pouir être plus proche des instructions officielles.
    Je pense que les méthodes de lectures ne sont pas seules en cause. je constate que les enfants que j'ai en face de moi qui sont pourtant d'un milieu correct, ont du mal à s'exprimer : il ont un mal fou à construire correctement une phrase à l'oral.
    Je pense qu'il faudrait créer un "groupe de pression" pour nous protéger.

    marie, 06/04 : Bonjour!
    Je suis maître E.J'enseignais dans une CLAD. Tous les enfants apprenaient à lire. Depuis 3 ans je travaille sur un RASED et je vois le nombre incroyable d'enfants qui lisent tellement mal qu'ils ne comprennent pas ce qu'ils lisent. Quant à l'orthographe!!J'ai vite fait la liaison avec les méthodes de lecture. Je me bats mais subis moqueries et humiliations. Ni mes collègues, ni la hiérarchie ne voient qu'il y a un problème. C'est décourageant!

    annie, 24/03 : Bonjour, Je suis heureuse que M. Le Bris ose enfin parler de ce problème, et j'espère que son livre va enfin faire réagir et nous aider à tous nous réunir pour enfin combattre la bétise ! L'école d'aujourd'hui me fait peur. Non seulement elle déstructure le savoir, mais elle déstructure aussi nos enfants qui sont en première ligne. Et j'ai vraiment peur, pour mes enfants mais pour la société elle-même. On veut nous faire croire que l'écrit n'est pas important, les enfants ne savent plus formuler convenablement une phrase et quand je me suis permis d'en discuter, j'ai été banni, ainsi que mes enfants... mère indigne qui ne sait pas élever ses enfants!!!! J'ai fait ce que j'ai pu, je leur ai appris à lire, à écrire, mais comment faire pour rattraper toutes ces journées vides d'école.... j'ai failli !!!! et je suis comme de nombreuses mères, les larmes de désolation sont là. On fait croire à l'enfant que rien n'est important, ni l'orthographe, ni le divisions.... et il continue son bonhomme de chemin, sur le chemin du vide... sans aucune véritable base. Le pauvre, il s'y perd, il s'y noie et malheureusement, tombe bien souvent dans les travers du mensonge pour s'en sortir.... Merci à M. Le Bris Une mère qui souffre encore de ce désatre et qui espère toujours pouvoir y remédier §
    Marie-Caroline, 23/03 : Bonjour,

    Je suis parent d'élèves (trois de 10,7 et 5 ans) et représentante active d'une association indépendante de parents d'élèves qui souhaite avant toute chose soutenir les enseignants dans leurs démarches pédagogiques sans intervenir ("chacun son boulot").
    Je m'interrogeais depuis longtemps sur la baisse du niveau scolaire, progressive et notamment par rapport à "mon époque" (j'ai 38 ans).
    J'ai lu votre livre et je vous remercie car je comprends enfin.
    Je pressentais, j'ai compris.
    Je continuerai à soutenir les enseignants.
    Je continuerai à faire travailler mes enfants (dictées, calculs...).

    Je parle de votre livre à tous les parents que je rencontre.

    Pour terminer j'ai une proposition : vous feriez un très bon ministre de l'éducation nationale !!!

    marie-caroline baraut (paris XIV)

    Jean S, 27/02 : Grand merci à Marc Le Bris de donner cet éclairage nouveau (pour moi en tout cas) à partir de l'intérieur. C'est toujours intéressant de savoir comment sont utilisé les impots des citoyens. Mais là l'intérêt tourne franchement à la colère quand ce n'est pas à des sentiments très agressifs. Heureusement votre humour est là pour décrisper un peu. Pour résumer, l'éducation nationale apprend aux enfants à observer et analyser, et au passage imprime très fortement le doute dans la tête de nos enfants ! Au cours de la lecture du livre j'ai eu un peu honte des quelques claques donnés à mon fils durant sa scolarité. J'étais démuni et impuissant devant son incompréhension...Heureusement il a réussi à déjouer cette entreprise maléfique.
    En ce qui me concerne la grande question est de savoir quel est l'objectif de ce décervelage de masse ? Quand même,nos hommes politiques ne sont pas des idiots, je leur accorde même d'avoir des capacités intellectuelles supérieures à la moyenne ; comment en arrivent-ils à prendre des décisions contraires au bon sens ? J'en arrive à penser qu'ils ne sont pas si compétent que je pensais, qu'ils n'ont pas cette capacité à prendre du recul, pas plus qu'à se projeter dans l'avenir que je leur accordais volontier, et de plus ils sont apparemment mal entourés. Le nez dans le guidon dans leur microcosme parisien, attentif surtout à leur cote de popularité, ils sont prêts saisir n'importe qu'elle ânerie proférée sur un ton doctoral par un pseudo expert ( qui fait partie bien évidemment du sérail). Si de plus l'idée a le mérite de se vouloir originale, et qu'une allusion à la postérité est discrètement amenée, l'affaire est gagnée.
    Bref, en ce qui concerne Jospin, deux solutions sont possibles:
    -Soit il était vraiment trotskiste, et "l'opération décervelage" était planifiée pour mieux conserver le pouvoir ,
    -soit il n'était pas si compétent que cela, et les qualités évoquées plus haut lui faisaient défaut.
    Dans les deux cas, je ne regrette plus mon vote d'Avril 2002.
    Peut être aussi que l'éducation Nationale est devenu une usine à gaz qui échappe à tout contrôle?
    En tous cas je regarde les hommes politiques avec un regard un peu plus aiguisé, et n'hésite pas à aller sur leur site afin d'y mettre mes commentaires. Le dernier en date à été DSK auquel j'ai conseillé de lire d'urgence le livre de Marc Le Bris, car il m'a semblé que son analyse de l'échec scolaire était franchement simpliste et assez partisane; autrement dit, électorale.
    Pour info le livre a été acheté par la bibliothèque municipale.

    Larvatusprodeo, 27/02 : Monsieur Le Bris,
    J’aurais aimé faire plus court mais je n’ai pas pu. Ce sera donc long, sûrement trop pour être publiable, mais tant pis. Pas trop long j’espère, pour ne pas abuser de votre lecture.

    Votre livre est, à mon sens, une œuvre de salut public, remarquable de lucidité à plusieurs titres.
    Je vous prie par avance de me pardonner ces compliments, lesquels me supposent docteur ès lucidité. Veuillez n’y voir que le jugement, les remarques et suggestions d’un concitoyen, jeune collègue de surcroît.

    Votre analyse de l’écrit est magistrale et passionnante (rapport entre l’économie progressive des signes, l’abandon des idéogrammes, et l’élargissement corrélatif de l’accès à l’écrit). Un régal. Lumineux.

    Vous pointez impeccablement les grandes inversions absurdes des modernes.
    Tel est en effet le globalisme anti-cartésien (du tout vers l’élément et non du simple au complexe), hallucinante régression « savante » qui interdit tout progrès. Comment progresser si l’on part du tout ? Comment maîtriser quoi que ce soit si rien n’est isolé, ni isolable ? C’est l’adieu à la belle métaphore des chaînes de raisons, formidable promesse d’intelligibilité pour tout esprit, qui ramène le complexe à une synthèse d’éléments simples, qu’il est possible à chacun de saisir. C’en est fini de ce démocratisme inattendu de cet aristocrate de l’esprit que fut Descartes. Mention spéciale à votre investigation fouillée sur la lecture.
    Telle est aussi la confusion des ordres proprement « culturel » (au sens fort) et « naturel » (ou social), c’est-à-dire l’abandon au spontanéisme de ce qui doit se transmettre explicitement (bravo pour la dissection du funeste Foucambert) et l’attention, lourde de totalitarisme, accordée aux apprentissages sociaux et spontanés, eux, et en grande partie inconscients. D’où la fascination révélatrice des modernes pour le comportementalisme et leur propension à prendre les élèves pour des cobayes, je présume.
    J’aime encore votre caractérisation du travail élémentaire : l’âge des définitions, rendues familières, sues et appliquées, étape préalable à l’âge des démonstrations. J’aime cette clarté, ces distinctions rugueuses, cette pénétration d’esprit d’architecte, sondant les fondations, cette saisie des principes, autant de traits qui signalent infailliblement un fils de Socrate, de Descartes ou d’Alain, ce si pur produit de l’école française.
    J’aime enfin votre étonnant parcours, véritable chemin de Damas. J’aime aussi la gestation qui vous a été nécessaire pour tirer les conséquences de vos intuitions et de vos réticences. On reconnaît dans ce travail sur vous-même la marque de votre honnêteté et de votre liberté intellectuelles. En somme, un homme libre, c’est-à-dire capable d’exercer son doute et d’abord contre soi. J’aime pour finir la honte que vous éprouvez de n’avoir pas vu clair plus tôt.
    Pour toutes ces raisons, merci à vous. Merci de mettre en forme ces intuitions, ce que l’on ne faisait que subodorer. Il me plairait aussi d’écrire des livres d’où le lecteur sorte plus intelligent.
    Pour toutes ces raisons, vos détracteurs me paraissent bien incultes et injustes, aveugles à votre irréprochable scepticisme méthodique et sourds à vos conclusions, pourtant si soigneusement argumentées, prisonniers qu’ils sont de la mystification compassionnelle des pédagogistes.
    Et pourtant, carthago delenda est, la loi d’orientation Jospin doit être abrogée.
    Voilà pour les « fleurs », pour autant que vous ayez besoin de lauriers !

    Une parenthèse pour un petit bémol, si je puis me permettre. Malgré votre réplique, éminemment jubilatoire, à votre sinistre inspecteur (où vous justifiez la baisse des résultats de vos élèves par l’observation de ses conseils), authentique morceau de bravoure et d’ironie : comment avez-vous pu renoncer si facilement au bien de vos élèves ? Je m’en avoue incapable. Enfin, passons.

    Venons-en à présent à ce qui nous préoccupe, à savoir l’état de l’instruction dans notre pays.

    Oui, l’effondrement est monumental et oui, il se propage à une vitesse vertigineuse. L’évaluation menée par Sauver les lettres avec la dictée de 1988, qui révèle que le nombre d’élèves ignorants leur propre langue a doublé en quatre ans (28% en 2000, 56% en 2004 : merci les nouveaux programmes !), est proprement glaçante. C’est un scandale absolu. J’ignore si les échantillons sont significatifs statistiquement. Peut-être faudrait-il élargir l’enquête (pourquoi pas à l’ensemble des élèves ? Chiche, M. Fillon ?). Toujours est-il que ces résultats ne m’étonnent pas et sont sans doute très près de la réalité, peut-être même en dessous. L’indigence est également constatée à l’Université, tant en français qu’en mathématiques (voir ce qu’en pense Laurent Lafforgue).

    Et la spirale ne peut être qu’infernale. À trente-deux ans, l’instruction que j’ai reçue, pourtant valable parce que mes maîtres avaient exercé avant 1970, était moins complète que celle dont bénéficia mon père, et avec lui les ingrats, les enfants « gâtés », les Bourdieu, Foucault, Meirieu, Foucambert et autres imposteurs.
    Mais celle de mon fils sera sans comparaison avec la mienne, à moins que je ne devienne son précepteur, ainsi que s’y sont résignés les parents les plus avisés. Sans me gargariser de mes connaissances, savoir d’écolier que je dois à l’école, il fallait voir l’ignorance de mes jeunes collègues PE2, victimes en une poignée d’années des « bontés » pédocentristes jospiniennes et, plus effarant, le peu de cas qu’ils faisaient de leurs insuffisances. Quel enseignement élémentaire pourra dispenser un maître prenant une subordonnée pour une principale ou confondant COD et attribut ? De quoi est-il d’ailleurs « maître » ? Maître en citoyenneté et moraline, en objectifs et sous-compétences, en démarches d’apprentissage et autres fadaises. En servilité et en scientisme, assurément. D’ici peu, à ce rythme, le français sera une langue morte.

    Oui, votre livre est indispensable, quoique probablement trop tardif, afin d’alarmer sur cette catastrophe qui aura, et a déjà, des retombées fantastiques.
    Outre les catastrophes sociale (maintien odieux des plus modestes non dans « l’inégalité », inévitable, mais dans l’urgence et la servitude économiques et surtout dans l’inculture) et politique (chute de l’esprit critique, crédulité et manipulation des foules), le plus grave est, selon moi, le naufrage culturel. Ce dont nos utilitaristes et matérialistes impénitents n’ont pas idée. Car l’école n’est moyen (pour la formation du citoyen, pour l’intégration sociale et professionnelle) que par accident, qu’en prime, ou que secondairement.
    Elle est essentiellement fin en soi, visant le développement intellectuel pour lui-même. C’est pourquoi d’ailleurs, quand l’école s’attelle à instruire et rien qu’à instruire, elle engendre des effets bénéfiques dans d’autres domaines. C’est parce qu’elle a instruit qu’elle a permis des évolutions sociales. Lui assigner un rôle principalement social en la vidant de son essence, c’était stupide et suicidaire.

    Pour autant que l’humanité se définisse par l’esprit, c’est, me semble-t-il, de crime contre l’humanité dont il s’agit, puisque le défaut d’instruction condamne au sous-développement intellectuel.
    « Parle-t-il grec ? » demande Socrate avant d’interroger l’esclave de Ménon, condition nécessaire à la mise à l’épreuve de son jugement. Grâce à nos faux dévots et à la meirieulogie (ou meirieulorrhée), les élèves de France ne parlent plus français et l’écrivent encore moins (alors que, sauf génie rarissime, seul l’écrit permet de revenir sur sa parole et de former son jugement). Or attenter ainsi à la langue et à son usage est fatal à la pensée.
    À moins de confondre les sociétés humaines avec les fourmilières, ou la personnalité humaine authentique avec la génétique des primates, je ne conçois pas de tort plus grave pour chaque être humain, par là privé de son bien propre, comme l’appelaient les grecs, et donc aussi de son bonheur propre, sans « for » (parler, en latin) intérieur, sinon embryonnaire, grièvement atrophié, mutilé. Il faut donc redire, après tant d’autres, que la capacité de penser est coextensive à la capacité d’expression, condition nécessaire quoique non suffisante.

    Par l’imposition de méthodes délirantes, par la démolition scrupuleuse des programmes, aujourd’hui vides et déstructurés, par des horaires sans cesse rabotés, par un chantage aux bons sentiments (« Qui vend du poison a une enseigne fleurie »), l’enseignement élémentaire a été détruit. On comprend le mépris dont fait l’objet Liliane Lurçat, empêcheuse de se congratuler en rond (de cuir).
    Comme le disait encore Jean-Claude Michéa, nos modernes ont même réussi à étouffer la logique la plus « naturelle », de sorte que la conclusion d’un syllogisme basique ne va plus de soi.

    Un peuple a ainsi été dépossédé de lui-même, de son école et de sa langue. Et quelle langue ! Contre les utilitaristes qui voudraient la simplifier (« communiquer d’abord ! », mais… quoi ?), je risquerais même à ce sujet l’hypothèse suivante. Il se pourrait que les capacités intellectuelles d’un individu, leur pleine expression, soient tributaires de la complexité de la langue, de sa difficulté d’appropriation qui exige davantage d’efforts et donc d’esprit, et, plus évidemment, de sa richesse, de son pouvoir d’abstraction. Est-ce un hasard si les penseurs anglo-saxons sont si désespérément matérialistes (somebody !) et empiristes, si réfractaires à l’abstraction (même l’ « idéaliste » Berkeley répugne à admettre des idées générales, des concepts) ? Est-ce un hasard si les plus grands penseurs furent grecs, allemands et français ? Et souvent idéalistes ?
    Nous avons été dépouillés de notre langue et, de même, ce qui n’est pas anodin, avons-nous été dépouillés politiquement (exemple ultime : 10% du corps électoral = 80% des pouvoirs) et économiquement (malgré les progrès de la productivité, il faudra travailler beaucoup plus pour gagner beaucoup moins : et encore un peu plus de loisir pour pouvoir penser ! – voir encore J.-C. Michéa).
    Les réformateurs sont ainsi les pères étranges du fatalisme moderne, qui nous fait regarder les choses humaines comme des phénomènes naturels, inéluctables. Le destin des hommes serait voué à leur échapper.
    Chômage (et donc pression providentielle sur ceux qui travaillent), dénis de démocratie (et justification de politiques imposées en force au peuple, qui, certes, n’est pas la rue), échec scolaire (imputé à des causes imaginaires ou secondaires) : même rengaine. L’impuissance. De l’art de faire passer des choix inavouables pour d’impérieuses nécessités.

    Sciemment, en sapant l’âge des définitions, on interdisait pour longtemps l’âge des démonstrations et plus encore l’âge des conceptions. L’âge où les jeunes gens avaient du génie, comme le dit merveilleusement Alain. C’est pourquoi, ayant eu l’occasion de mesurer le désastre sur des collégiens et des lycéens, je me suis assez facilement consolé de ne pas enseigner la philosophie pour attaquer le mal à la racine.

    Mais que peut-on encore sauver ? Peut-on encore reconstruire une instruction publique qui vaille ? Des parents désemparés qui se détournent de l’enseignement public, n’est-ce pas précisément ce que recherchent nos généreux réformateurs ? Qu’en pense le cynique M. Dutreil, cet impropre ministre (serviteur, en latin) du peuple ? Faudra-t-il inventer une sorte d’école mutualiste, ni publique, ni privée, mais en tout cas parallèle pour parer au désastre ? Combien sommes-nous à défendre l’instruction ? Peut-on envisager une reconquête de l’intérieur ?

    Ce qui tient encore dans l’institution scolaire, nous le devons à d’obstinés instituteurs et professeurs, résistants isolés, clandestins. Mais le temps joue en faveur des pédagogistes puisque ces dinosaures, dont vous êtes, dont étaient mes vénérables maîtres et maîtresses d’école, sont ou seront bientôt en retraite. Avec la création du corps de Professeur des écoles, titre honni, le but n’était-il pas clairement de couper en deux la profession et de reléguer ceux qui savaient faire au rang de fossiles ?
    Compter sur la relève ? D’autres Rachel Boutonnet ou Fanny Capel ? Vu la proportion de jeunes collègues « un peu con made in IUFM » et ignorants sans complexes, devrais-je ajouter, c’est assez peu probable, non ?

    De plus, il faut mesurer l’ampleur de la tâche pour un instituteur débutant, dépourvu de la mémoire du métier et du souvenir des anciens programmes, promu de fait concepteur des programmes, des manuels et, accessoirement, instituteur dans sa classe. C’est colossal, écrasant. C’est héroïque. Tout à réinventer. C’est 70 heures de travail hebdomadaire. C’est être abruti de travail, constamment à bout de forces. C’est une vie personnelle et familiale sacrifiée. J’aimerais pouvoir faire honorablement mon métier sans devoir être héroïque. J’aimerais goûter à la sérénité que connaissaient mes maîtres, qui quittaient leur classe à 17h, leur tableau prêt pour le lendemain, le cœur et la tête en paix, le sentiment du devoir accompli (je cite presque mot pour mot l’ambigu Bentolila, au sujet de son père).

    Je hais ce mépris qui m’a envenimé l’âme pendant mon séjour à l’IUFM. Je hais cette défiance à l’égard de mes jeunes collègues qui seront les maîtres de mon fils. Je hais le militantisme, sa grégarité, son prosélytisme. Je préfère réserver le « nous » au discours personnel qui tend à l’universel et je déteste que l’on parle en mon nom autant que parler en celui des autres. Comme disait un humoriste, je ne voudrais pas d’un club qui m’accepterait comme membre.

    Mais il faut bien dire non.
    Et réagir. Et la solution ne peut être que collective. Quels remèdes ?


    J’ai proposé par ailleurs qu’à l’instar des écoles se revendiquant « Freinet » on puisse se réclamer d’écoles « Lire, écrire et compter ». À quoi ressembleraient ces écoles ? J’imagine à celle que les membres de Sauver les lettres appellent de leurs vœux.


    Il nous faut avant tout un programme digne de ce nom. J’ai eu entre les mains ceux qui avaient cours après guerre. Pour chaque niveau, matière par matière, mois par mois même, sont définies les notions qui doivent être abordées.
    Voilà un vrai programme, qui dit à l’avance et précisément ce que l’on fera, à côté duquel les trois compétences qui se battent en duel sur un cycle de trois ans font bien pâle figure. Voilà un vrai programme, qui permettait à un élève de changer d’école en cours d’année et d’en être exactement au même point qu’ailleurs.
    Pareille organisation, pour rigide qu’elle paraisse (et elle l’est !), me semble absolument nécessaire, surtout pour une langue aussi complexe et riche d’exceptions que la nôtre. Il faut aux instituteurs, puis aux professeurs, dès leur première année d’exercice, un plan de travail progressif, structuré et surtout exhaustif sur l’ensemble de la scolarité.
    Cette progression doit être établie en assurant une cohérence très forte entre les différents domaines du français : les moribonds grammaire, orthographe, conjugaison et vocabulaire, de façon à pouvoir les croiser (par exemple les noms masculins en -er en même temps que le féminin et le masculin des noms), les synthétiser ensuite (dictées, expressions écrites) et les cumuler sur l’année et d’une année sur l’autre.
    En l’occurrence, il me semble qu’il faut ici suivre la même règle d’airain que celle de la méthode de lecture Boscher, laquelle ne donne jamais à lire que des textes et des mots que les élèves ont les moyens de déchiffrer.
    Pour ma part, je m’efforce de bâtir des leçons répondant à ces impératifs, de sorte à ne jamais demander aux élèves que des performances dont ils sont capables et que je suis en droit d’exiger d’eux. Ceci permet de s’épargner les monstrueuses « productions d’écrit » modernes. Elles sont souvent illisibles, au-dessus des forces des élèves, et elles ont le grave inconvénient de les duper sur leurs moyens réels d’expression et de banaliser l’écriture négligente et immanquablement fautive. Les expressions écrites de certains de mes élèves de CE2 (milieu très « défavorisé » au demeurant), sont pratiquement exemptes de fautes. C’est une immense fierté pour eux. Elle n’est pas moindre pour moi. Au fait, n’était-ce pas la norme de nos antiques rédactions ?
    Mais ce travail, tout à fait réalisable, est absolument colossal. Tout mener de front, et, accessoirement, faire classe (et aussi, de temps en temps, dormir), est pratiquement infaisable. N’avons-nous pas pourtant, en France, un très officiel Conseil National des Programmes ? Avec trois compétences aussi larges qu’indéfinies sur trois ans, ces messieurs ne risquent certes pas le surmenage.
    Aussi, puisqu’il n’y a rien, non rien, à attendre de ces fossoyeurs et de ces faussaires, il faut qu’un tel programme voit le jour au plus vite, sous la houlette de maîtres expérimentés, éventuellement retraités, s’inspirant de ce qu’ils ont connu, de ce qu’ils ont pratiqué et éprouvé dans leurs classes
    J’en suis à ma troisième mouture de progression de grammaire pour CE2, tant l’ordre de traitement des notions est peu évident. Du moins n’ai-je pas encore assez de métier pour devancer les difficultés trop grandes.
    Quand introduit-on le participe passé employé comme adjectif qualificatif ? Ne risque-t-on pas de le confondre avec le verbe conjugué ? Et s’il est attribut du sujet, ne le confondra-t-on pas avec le passé composé ? Les verbes du premier groupe ? Facile. Mais quand abordera-t-on les cas particuliers (-ier, -ouer, -cer, -ger, jeter, appeler, …) ? Et que dire des verbes du troisième groupe ? Lesquels ? Quand ? Quels temps aborder et à quel niveau ? De même en orthographe : quelles règles ? Quand ? Quelles exceptions ? Quelle liste exhaustive de ce qu’il n’est pas permis d’ignorer ? Il est réellement impensable que déterminer de tels objectifs soit de la responsabilité d’un seul maître ou même d’une école.

    Certains me trouveront peut-être excessif, perfectionniste. C’est sans doute vrai. Mais j’accepte tout à fait le statut pénible de débutant. Rater en partie une leçon, pour m’y être mal pris ou avoir visé trop haut ne m’enchante guère mais ne me rend pas malade, ou presque pas.
    En revanche, l’idée que mes élèves puissent pâtir de ces tâtonnements pourtant évitables sur l’ordre des notions, parce que l’institution a démissionné de son rôle, m’est absolument insupportable.
    J’estime qu’il me faudra de dix à quinze ans avant de disposer d’outils efficaces sur chaque niveau (ce qui d’ailleurs sera à peu près vain si ce travail est isolé). Que les élèves soient les victimes de ces essais est rigoureusement inacceptable.
    Si on peut le faire, il faut le faire. Et prioritairement en français et en mathématiques (travail déjà entamé, je crois, par M. Michel Delord).

    Les élèves apprennent ce qu’on leur enseigne. Ce qui aura été occulté tombera dans l’oubli pour toute une génération. Ainsi se multiplient, sur des affichages publics, jusque dans les musées, les textes fautifs (« accés », « trés »). C’est qu’il n’y a plus personne, pas même un supérieur hiérarchique, pour en garantir la correction.
    Aujourd’hui, chaque maître d’école décide de ce qu’il abordera (ou pas), dans quel ordre (ou désordre). C’est l’enterrement d’une langue.

    Faute de programme, réaliste et exigeant, on aboutit à l’effondrement que nous avons sous les yeux.

    Il nous faut donc, d’urgence, un programme tel que je l’ai présenté, tel qu’il existe sans doute dans quelques écoles marginalisées (Médréac ou ailleurs), programme à « labéliser », à « institutionnaliser », par des moyens officieux, à défaut d’être jamais national.

    En complément de cette charpente, il faut élaborer (là encore, seuls des maîtres expérimentés en sont capables) des manuels qui suivent cette progression. Un pas a été franchi en ce sens avec l’édition de la méthode syllabique de lecture « Léo et Léa », lueur salvatrice dans la pénombre hégémonique des méthodes globalistes.
    En priorité encore, il faut pourvoir chaque niveau. Un manuel de français : exercices systématiques nombreux, dictées quotidiennes et dictées hebdomadaires synthétisant progressivement les leçons précédentes. Éventuellement un manuel de lecture : sélection des meilleurs textes possibles, questionnaires de compréhension et travaux sur la langue, expression écrite selon l’avancement du travail en français. Un manuel de mathématiques, où les petits encadrés « clairs et distincts » remplaceront les funestes situations-problèmes (j’ai expérimenté la division en fin de CE1 après vous avoir lu : ça marche !). J’ajoute qu’il me semblerait très utile que ces manuels proposent des contrôles réguliers avec des barèmes significatifs (une fois de plus, combien de tâtonnements seraient ainsi évités !).

    Pour retrouver une formation élémentaire solide, il convient en outre de suivre des horaires décents. La ridicule norme actuelle (2h hebdomadaire maximum) en français me semble devoir être la norme quotidienne, sans même y compter la lecture. Là, j’ignore comment s’accommoder des instructions officielles et des inspecteurs. J’ai eu la chance d’être visité par un inspecteur qui n’était pas trop regardant là-dessus. Vaut-il mieux masquer son travail réel (mais les cahiers parlent…) ou risquer ouvertement la désobéissance et les représailles inquisitoriales ? Je ne sais.

    Enfin, il conviendrait à cette école parallèle d’imposer un contrôle rigoureux des acquisitions à la fin de chaque niveau, sur le modèle de ce qui vient d’être fait pour la dictée des élèves de seconde.
    Au diable l’orthodoxie pédagogique. Qu’enfin on mesure la qualité d’un enseignement à l’aune de ce que savent les élèves.

    En dernier lieu, puisque l’aveuglement idéologique tient lieu de formation aux instituteurs et aux professeurs, je crois indispensable de ressusciter la mémoire artisanale du métier, avec ses maîtres aguerris et ses apprentis, dont je suis. Le modeste exemple que vous rapportez sur l’enseignement de la division me fait peut-être gagner des années. Il me semblerait bon de disposer d’une réserve de types de leçons assez détaillées : de grammaire, de conjugaison, de numération, de calcul, d’histoire, de sciences, etc. Non des modèles absolus, mais autant d’astuces, de pistes, de raccourcis salutaires. De même, des modèles d’emploi du temps (afin de calibrer la fréquence et la longueur des séances) seraient bienvenus.
    Bref, les anciens savent ce qui leur reste à faire !


    À la vénération enfantine de mes maîtres a succédé mon estime réfléchie d’adulte. Cette noble volonté d’instruire chacun aussi loin que possible, ambition si fragile, est la seule morale publique qui vaille.
    J’aime profondément mon métier. J’aime passionnément ce miracle quotidien du petit d’homme qui déclare : « J’ai tout compris ! », nourrissant son amour de soi et augmentant sa liberté. J’aime leur obsession de grandir, de progresser. J’aime que mes élèves sachent ce que je leur enseigne aussi bien que moi. J’aime que, sur ce que je leur ai appris, ils puissent se passer de moi et me réfuter en règle si je leur tend quelque piège. J’aime qu’ils découvrent et exercent leur puissance propre, leur jugement. J’aime qu’aucune joie de l’esprit ne leur paraissent inaccessible, pour peu que l’on procède par ordre. J’espère secrètement que je forme des instituteurs, que certains de mes élèves seront les maîtres valables de demain, qu’ils garderont et transmettront à leur tour le feu sacré.

    Sauvons les lettres, en commençant par le « b » et le « a ».

    Et nos enfants sauront lire, et compter…


    PS :

    1) Pourriez-vous, s’il vous plaît, m’indiquer les références des manuels que vous utilisez selon les niveaux ? Surtout en lecture (ras-le-bol des photocopies et du rôle d’éditeur de fortune), en français (s’il y en a…) et en histoire. Merci d’avance.

    2) Existe-t-il un collectif régional dans le Sud-Ouest (Bordeaux) ou d’autres membres dans la région ?

    3) Votre dernière Université d’été se tenait pendant les jours de prérentrée chez nous. C’est dommage, d’autant que Médréac est loin !

    4) J’ai été affreusement bavard, encore plus que je ne le redoutais. Je vous prie d’accepter mes excuses.

    Bénédicte, 16/02 :
    Mère de 4 enfants :17, 15, 13,10
    parent d'élèves élu au CA d'un collège et d'un lycée.
    Chaque année, j'entend le même discours de la part des profs et du principal, sur le nouvel arrivage en 6 ème: "le cru est encore pire que celui de l'année dernière!!
    et à l'arrivée des élèves de seconde, c'est la même chose: "Ils ne sont pas à leur place en seconde, aucune culture, une orthographe déplorable"...
    Et pour avoir suivi et continuer à suivre la scolarité de mes enfants surtout lors du primaire et du collège, je confirme malheureusement cette impression. Ma petite de 10 ans en CM1, me propose systématiquement une addition pour résoudre tous les problèmes, elle devient bonne en orthographe car nous nous obligeons à lui faire faire un maximum de dictées et productions d'écrit à la maison, forte de l'expérience du n° 3, dont la production d'écrit réalisée tout au long du primaire ne tiendrait que sur 2 copies doubles (petit format).

    Alors en attendant le seat in devant les IUFM pour faire cesser le désastre, au lieu de réformer le bac (il sera toujours temps de le faire, une fois qu'on aura repris les bases élémentaires de l'école : goût de l'effort, lecture, calcul et discipline pour certains....) que pouvons nous faire pour sauver et limiter les pots cassées ( les enfants jouant le rôle des pots)?

    Quand à moi je continue à jouer le rôle de maitresse ( et oui Corinne, c'est plus fort que moi, ça me désole de les voir ramer en 6ème) et moi quand j'étais petite je me ramassais des mauvaises nôtes car je ne travaillais pas assez, et maintenand je vois des enfants apprendre et comprendre le cours avec livre et cahier et se taper un 8/20 car ils n'ont pas bien compris la question de leur prof qui est quelquefois fort abstraite et qui demande réflexion.(sic)

    Merci Marc LE BRIS, je comprend mieux le phénomème que cependant je pressentais sans arriver à analyser correctement.
    Pouvez vous m'indiquez les références d' un livre de calcul pour le primaire avec éventuellement le livre du maitre ( je n'ai pas la science infuse, Corrine, mais le programme n'avance pas tout seul pendant que la maitresse est en stage de Golf pendant 2 semaines!)

    Nous devons réagir ensemble , profs et parents (garder le bon des nouvelles méthodes, oui Corinne je ne suis pas sectaire, il y en a! et jeter le mauvais), mais nous parents élus ne pouvons pas le faire seuls car les instances et le politiquement correct nous interdisent de commenter la pédagogie.
    Tout ce que je sais, c'est qu'actuellement ce système renforce la différence sociale:entre ceux qui peuvent aider intellectuellemnt et financièrement leurs enfants et ceux qui ne le peuvent pas(exercices sup, achats de bouquin, cours particulier, séjour à l'étranger pour les langues, voires encore inscription dans les bonnes écoles privées élitistes où les enfants ont 10 fois plus de travail).
    Alors, où est l'égalité des chances dans tout ça ?

    g, 07/02 : Lors d'un commentaire fait le 21/01, j'avais cité approximativement les propos qu'un collègue avait fait lors de la consultation des enseignants du fondamental. Après recherches, j'ai retrouvé les termes exacts dont je vous fait part.
    "Les enseignants ont le sentiment de se retrouver au milieu du gué, soumis à des courants contraires, chargé de faire traverser tous les enfants sans recevoir de bouée de secours, tandis que sur la berge, les maîtres-nageurs et les parents des bambins leur crient des consignes parfois contradictoires. Si certains s'en sortent avec aisance,d'autres, la majorité, ont le sentiment de boire la tasse, d'autant plus qu'ils doivent désormais nager le crawl alors qu'ils ont appris la brasse. "
    Voilà et mille excuses pour les propos approximatifs du 21/01 dernier...

    Brigitte, 07/02 : C'est avec un grand plaisir que j'ai lu votre livre (acheté dès sa parution d'ailleurs).il est rassurant de voir que nous les anciens(j'ai 26 ans de métier)ne sommes pas forcément dépassés,ringards ou même débiles...J'ai essayé au fil des années plusieurs façons de présenter mes cours, j'ai appliqué quelquefois les conseils donnés...pour m'apercevoir qu'ils n'étaient pas souvent suivis d'effets.J'ai souvent l'impression que l'on noie l'enseignant et aussi l'élève dans un flot de paroles et de principes.N'est-il pas + efficace de consacrer son tps à une préparation correcte de sa classe plutot que de se perdre dans des tableaux, des flèches, des titres et des sous-titres pour ne + savoir à la fin ou l'on voulait alller?Sur ces paroles je souhaite un bon courage aux enseignants qui depuis des années font leur travail par amour du métier. J'espère que les années à venir verront plein de jeunes collègues avec des idées nouvelles car je suis pas contre le progrès mais contre ce que l'on peut en faire...
    Frédéric D, 04/02 : Bon alors, moi, je ne suis pas prof, je suis ingénieur dans l'informatique (Je fabrique des sites Web, vous savez, ces trucs qui ne servent à rien, sauf à me nourrir) et j'ai 29 ans.

    Il y a quelqu'un sur ce forum qui me fait beaucoup rire quoique…
    Je vais vous parler de Corinne...
    Je n’aime pas beaucoup son discours et je vais m’expliquer :
    1° « Mais je crois que vous n'avez pas bien compris que le rôle de l'école avait considérablement changé tout comme la société d'ailleurs : elle évolue et l'école doit s'adapter »
    Le rôle de l’école n’a pas changer, son rôle est d’instruire, de transmettre LE savoir et CE savoir relève de l’intemporel et de l’universel (Philo quand tu nous tiens…). Notre école a pour mission de former des citoyens et des esprits critiques (Voltaire réveilles toi, ils sont devenus fous), bref, des Hommes libres (L’ignorant est un esclave, je vous recommande la lecture de Platon).
    Si l’école ne forme plus demain que des bataillons de CONsomatteurs décérébrés, je suis quasiment certain de vivre la disparition de notre démocratie.
    Ensuite, l’école doit s’adapter à quoi au juste ? A la culture jetable (Boys Band, Star Ac) ? Au matérialisme ? A l’économisme ? A la vie .COM ? A lire les clauses de l’abonnement d’un opérateur de la téléphonie mobile ? Aux entreprises ?
    Ah ! Voilà, aux entreprises…
    Sachez madame que ces dernières sont incapables d’avoir une vision de leur activité au delà de quelques mois… Alors imaginez, sur la durée d’une scolarité…
    Pour moi l’esprit critique consiste à ne plus avoir besoin de se poser la question de savoir si Orange c’est mieux que SFR. Avec une minimum de culture, on se fout de cette question… A la limite on a pas de portable… C’est inutile, un portable !
    2° « …..même à ceux qui n'ont pas leurs parents derrière pour leur apprendre à lire »
    Pardonnez moi, mais ça c’est précisément votre travail…
    3°"L’école doit être …surtout un endroit où il fait bon vivre."
    Et pourquoi pas faire la classe sur la plage au soleil hein ?
    Sérieusement, l’école c’est surtout un endroit dans lequel on doit apprendre. Sous entendu, apprendre c’est une contrainte, c’est douloureux, il faut se faire mal.
    Comme le disait un philosophe Grec dont le nom m’échappe : « Quiconque veut accroître sa science doit se préparer à accroître sa douleur. »

    Conclusion
    Vous êtes parfaitement bien formatée (félicitation, dans le privé on nomme ça la psychologie d’entreprise).
    Vous finirez à la tête d’un IUFM.
    Ne demandez pas trop aux parents de sortir leurs enfants du système scolaire, vous pourriez finir au chômage.
    Je suis navré de devoir vous annoncer que malheureusement, et pour une fois, c’était mieux avant.
    Mon brave et vieux père qui n’a qu’un certificat d’études corrige mes fautes d’ingénieur et vous n’allez pas me croire, j’ai honte.
    Allé, vous êtes dans la croyance et croire c’est ne pas vouloir savoir.

    A vous Monsieur le Bris, je vous tire mon chapeau, notre société est tellement édulcorée et formatée par une certaine pensée unique que votre démarche donne de l’air.

    Jean-Jacques, 30/01 : Texte :
    Je suis né en 1947. Je n'appartiens pas au monde de l'enseignement. Voilа pour planter le décor....
    Pour autant, j'ai procédé, depuis longtemps, а des constations identiques aux vôtres. J'ai eu l'occasion, en effet, de lire des copies de concours administratifs des PTT dans les années 1980-1990.
    Je vous conseille, si vous en avez l'opportunité, de consulter ce type de documents.
    Cela vaut mieux qu'un long discours.


    MARTIN Maïté, 29/01 : Je recommande à tous la lecture de ce livre!
    Enseignante en collège depuis 32 ans,passionnée,j'adhère parfaitement à l'analyse de Marc le Bris et je peux transposer sans peine dans ma propre matière, l'anglais;enfin quelqu'un de réaliste et de courageux!
    Retrouver ses réflexions quotidiennes dans les pages de son ouvrage me soulage et m'encourage à continuer à faire le tri dans les méthodes et à doser ancien et moderne dans la recherche de la meilleure efficacité.
    Merci encore et courage!!!

    Françoise, 28/01 : Bravo et merci pour votre livre clair, organisé, argumenté, agréable à lire et plein d’humour. Tout y est dit, et bien dit. Nous (moi enseignante en collège, et ma fille , PE2 atterrée de ce qu’elle entend à l’IUFM et découvre sur le terrain) ne sommes donc ni seules ni folle! L'IUFM semble au point pour démoraliser les jeunes les plus motivés, hélas !
    Vous insistez sur le fait que vous écrivez pour alerter les parents, mais il me paraît important d’alerter les professeurs aussi. Beaucoup font semblant de comprendre l’intérêt de la construction des savoirs, le jargon des inspecteurs, etc. et seraient sans doute soulagés qu’un instituteur d’expérience légitime l’ utilisation des méthodes jugées obsolètes. C’est pour cela que vos livres, j’en parle !
    Super aussi le site « sauver les lettres ». Et j’ai été plus qu’interpellée par la lettre d’Yvonne Cloarec aux inspectrices. Bravo à elle aussi.

    Cordialement,

    g, 21/01 : Bravo pour votre livre que j'ai véritablement dévoré ! Institutrice primaire depuis 15 ans seulement et formée initialement selon les idées "des modernes" comme vous les appelez, j'ai poursuivi dans cette voie, croyant fermement à ces théories, en suivant les cours de l'Ecole Supérieure de Pédagogie. Et bien, malheureusement, je ne peux que constater qu'en Belgique aussi, le niveau des études régresse, les enfants ne savent plus lire, ni écrire, ni compter... De plus, j'ai l'impresseion que le goût de l'effort et du travail bien fait a disparu ! Je n'ai plus qu'une envie, quitter ce métier car j'ai l'impression de me noyer entre les directives que nous recevons, les demandes des parents et la réalité du terrain. Lors de la récente consultation des enseignants en communauté française en Belgique réalisée l'an passé, le malaise des enseigants a été clairement démontré. Un collègue a écrit quelque chose comme "Actuellement, les enseignants sont chargés de faire passer les enfants d'une rive à l'autre d'un torrent en leur apprenant le crawl alors qu'eux-mêmes ont appris la brasse, devant écouter les conseils de maîtres-nageurs restés sur la berge alors que les parents leur crient des revendications contradictoires..."
    Merci et bravo pour votre livre monsieur Le Bris, c'est un vrai régal surtout les passages concernant les inspecteurs, c'est à mourir de rire...

    CORRUBLE, 20/01 : Je viens seulement de recevoir ce livre, et je me plonge dedans avec avidité! Ca fait du bien de sentir qu'on n'est pas tout seul à s'affoler! Je tente despérément de convaincre des parents aveugles qu'il y a des problèmes mais les quelques pages que j'ai lues m'éclairent de manière formidable sur ce que je sens intuitivement sans pouvoir l'argumenter... Bravo d'oser dire haut et fort ce que de plus en plus de gens pensent tout bas! Et en plus, on peut comprendre sans être diplomé de Normale sup! Je finis de lire et je vous envoie des commentaires plus complets. Sophie CORRUBLE, mère de famille (exaspérée) dont les 2 aînés ont appris à lire avec la méthode Boscher (mais qui rament pour écrire...), dont l'une des filles apprend les maths en autodidacte depuis 3 ans (méthode des "fiches")et dont les deux plus jeunes sauront lire avec Boscher avant de rentrer en CP!
    457, 18/01 : c'est quoi votr message (vos enfants ne sauront pas lire... ni compter !)
    jean-michel, 17/01 : bonjour ,
    je suis en train de lire votre livre , et je me dis que j' ai raison d'apprendre a mon fils de 8 ans des soustraction qui ressemblent a des soustractions , des additions qui ressemblent a des additions , de faire du francais avec un ancien livre de grammaire ( 1950 ) et de commencer a apprendre a lire a mon autre fils de 5 ans avec la methode par syllable ( methode boscher ) . Je suis convaincu que l'education nationale veut faire de nos enfants " des abrutis " qui plus tard seront faciles a manipuler ! Encore bravo pour votre livre !

    Soubie Eric, 15/01 : Bravo Marc Le Bris!

    Ton livre a été un souffle d'air pur sur l'imonde océan de bétise qui caractérise l'Education Nationale depuis plus de trente ans.Cependant , il y a encore des Enseignants qui résistent et il faut les soutenir. Il y en a assez des syndicats majoritaires qui ne représentent pluds qu'eux mêmes et ne sont plus que des machines à "formater" les collègues. Nous pouvons résister en nous organisant nous aussi afin de soutenir les collègues attaqués par des Inspecteurs "collabos" ou des conseillers pédagogiques décomposés!Des IEN trop zélés ont été traînés par les collègues devant les
    tribunaux administratifs et ces Enseignants ont obtenu gain de cause. Croyez moi , un inspecteur condamné est calmé pour un certain temps. Nous devons mener ce combat car il est vital pour l'avenir de notre jeunesse. Ton livre est le début d'un Combat qu'il faut continuer et amplifier. Nous sommes beaucoup qui voulons nous mobiliser, Enseignants, Parents,ou défenseurs de la culture dans ce pays.C'est pour cela qu'il ne faut pas que tu en restes là. La victoire est de toute façon au bout mais il faut aller plus vite est accélérer le processus.

    MarieFrançoise, 07/01 : Après une lecture passionnée du livre passionnant de Marc Le Bris , je suis contente de voir qu'il y a enfin quelqu'un qui ose dire tout haut ce qu'un bon nombre d' entre nous pensent tout bas .....( Je suis enseignante en primaire , j'ai 50 ans .)Je me retrouve aisément dans tout ce qu'il dit, notamment sur l'apprentissage de la lecture . Je n'ai pas honte de dire que j'ai moi même appris à lire à mes enfants avec la méthode syllabique ... Ils ont su lire les "codes" avant de savoir faire du "sens " , ce qui ne les a pas pour autant pénalisés pour la suite de leurs études. L'école en général s'est tellement dégradée depuis que j'enseigne que je n'attends plus qu'une chose : partir à la retraite , tellement je suis dégoûtée ....L'Education Nationale a réussi à casser mon enthousiasme et cette petite flamme qui m'animait en début de carrière . J'ai très mal réagi à ma dernière inspection où l'on m'a reproché d'être trop "directive" , d'utiliser des méthodes "dépassées" , en résumé , d'être" ringarde" .... On m'a accusée d'avoir "triché" parce que mes élèves de Ce1 savaient reconnaitre le verbe dans une phrase simple au mois de novembre .... (autrement dit , j'avais soi disant fait faire les exercices à l'avance! )J'avoue que j'en suis restée sans voix. Dommage pour moi et surtout pour les générations futures ! Je ne me pose même plus de questions , je "subis" le système sans avoir le goût de réagir . Je continue mon petit bonhomme de chemin , sans me soucier des nouvelles réformes ou de ma prochaine note d'inspection
    (je suis toujours "instit" et non prof d'école ! ) , mon seul souci étant encore la réussite d'un maximum d'élèves ....
    Merci à Mr Le Bris pour son courage et sa détermination , je suis de tout coeur avec lui, malheureusement , je ne pense pas qu'il puisse faire avancer ou changer les choses , vu ce que j'entends ou je lis dans les journaux!
    Mais peut-être suis-je pessimiste !

    Edith, 19/12 : Nathalie, qui a écrit le 15/12, affirme que l'allemand et l'anglais sont "des langues que l'on écrit comme on parle pratiquement".
    Admettons pour l'allemand; mais pour l'anglais, ce n'est pas exact. Nathalie aurait-elle écrit trop vite et exprimé le contraire de sa pensée?

    Thierry, 19/12 : Bonjour,
    2 éléments m'ont interpellé avant de lire votre livre (merci à nos amis de nous avoir poussé à le lire, c'est salutaire mais très inquiétant et malheureusement réel) :
    - les difficultés de notre fils à suivre un enseignement de plus en plus éloigné de notre culture (calculs de base, mémorisation, logique..., éducation d'avant la réforme...) = résultat : nous attendons toujours le déclic depuis le CP !
    - de ce fait, 2ème élément, notre fils se trouve en grande difficulté (et nous en grand désarroi) : pourquoi, parce que nous n'avons pas suffisamment de temps à lui consacrer en dehors de l'école (c'est un comble). Dixit la maîtresse : si vous revoyez tous les cours à la maison, Théo (notre fils) ne suivra plus à l'école (voix sans issue puisque Théo est déjà largué et donc passe son temps à papillonner).
    Grâce à votre livre, nous avons mis le b à côté du a pour faire "ba".
    Nous recherchons activement le livre "Calcul-Cours élémentaire d'Ardiot/Wanauld et Budin" que les librairies rennaises n'ont évidemment pas !
    Savez-vous où trouver cette perle rare ?
    Heureusement, notre enfant aime lire, donc il y a encore un espoir ; seulement j'attends de l'école publique un peu plus qu'un simple jugement sans appel.
    Bien sûr, il y a le réseau d'aide : ce fameux réseau d'aide ! Qui va poser le problème, çà c'est facile mais sans jamais trouver l'once d'une solution (c'est formidable, on a trouvé des mots pour expliquer le problème mais toujours pas pour le résoudre).
    En tout cas, merci pour votre courage et vos conseils.
    C'est vrai que notre fils "ne va pas passer le Bac à la fin de l'année" (phrase répétée au fil des ans par ses maîtres).
    Encore merci Mr Le Bris ! (c'est rassurant pour notre enfant, qui du coup n'est plus le petit enfant immature décrit par ses maîtres successifs).
    Avec toute notre reconnaissance...

    Thierry, 19/12 : Bonjour,
    2 éléments m'ont interpellé avant de lire votre livre (merci à nos amis de nous avoir poussé à le lire, c'est salutaire mais très inquiétant et malheureusement réel) :
    les difficultés de notre fils à suivre un enseignement

    Nathalie, 15/12 : Je suis professeur stagiaire cette année. J'ai lu votre livre à la rentrée avec beaucoup d'intérêt car même sans avoir enseigné, je vois l'école se dégrader avec tous les problèmes d'indiscipline voire de délits que l'on connaît.

    J'étais en stage en responsabilité cette année et ce que j'ai entendu a confirmé ce que vous écriviez. Je trouve que l'on fait trop de discipline d'éveil et pas assez de mathématiques, et surtout, pas assez de français. Toutes les 30 min on change d'activité pour enseigner, par exemple, de l'anglais à des enfants qui ne savent même pas parler français. De plus les classes sont surchargées, comment peut-on apprendre une langue de cette manière??? Il faudrait des petits groupes de 10 maximum voire 15, car tous les enfants n'ont pas le temps de s'exprimer. Quelle perte de temps!!! On ferait mieux de leur enseigner le français. Des exemples, je peux vous en citer à la pelle.

    Les programmes disent donc (pour rattraper le coche) qu'il faut lire, écrire et s'exprimer en français même dans les autres matières: sciences, histoire, géographie....C'est ce que j'ai fait en sciences. Je parle aux élèves, je leur pose des questions, ils s'expriment, nous écrivons la leçon ensemble en faisant un rappel sur l'orthographe. Bref, je veux que leurs connaissances soient réinvesties voire consolidées sans cesse car c'est une construction permanente. Le français est une langue très difficile, on ne peut le comparer à l'allemand ou à l'anglais, langues que l'on écrit comme on parle pratiquement. Qu'est-ce-que je n'avais pas fait là???? Pendant ce cours de sciences j'ai été visitée et on m'a reprochée d'avoir fait écrire les enfants, d'avoir fait des rappels en français, bref d'avoir fait un cours de français (si mes élèves apprenaient le français de cette manière seulement, ils n'apprendraient pas grand chose!!!). Il faudrait que je sois leur nounou, que je fasse de l'animation, qu'ils jouent....Ce système me dégoute!

    Néanmoins je ne suis pas désespérée pour autant. Je suis jeune et d'accord avec vous à 200%.

    Continuez ainsi.
    Cordialement.

    marie-line, 14/12 : Un mot pour qualifier votre livre: DECULPABILISANT !
    R. Camus, 13/12 : Le titre et le sous-titre de votre livre annoncent d'emblée un pamphlet. Dès lors, on serait mal embouché de critiquer l'attirail rhétorique qui vous était imposé par le genre. D'autant plus qu'il participe du plaisir qu'on a à vous lire. D'autant plus que s'ils ne lèvent pas la voix, les enseignants ne seront pas entendus.

    Pure rhétorique, donc, que les quelques coups de griffe envoyés aux sciences de l'homme, par exemple: "....leurs chercheurs ont apparemment moins de contraintes que les biologistes ou les physiciens..."; c'est de bonne stratégie, lorsqu'on s'en prend à des puissants, de leur faire quelques concessions, et ces lignes-là plairont sans nul doute (le ministère adore demander aux chercheurs de combien de décilitres d'azote liquide ils ont besoin, même lorsqu'ils sont sociologues ou historiens).

    Contraintes de genre itou que l'outrance parodique, la provocation, la fausse naïveté. Il fallait sans doute des caricatures pour votre galerie de caractères, au demeurant très réjouissante (désopilante, la description de Georges Truc, conseiller pédagogique en arts plastiques)

    Restent, au centre du propos, deux points, sur lesquels je vous trouve un peu trop dogmatique:

    1) Le fossé culturel instauré entre les générations par cette réformite endiablée (entre cadets et aînés, entre enfants et parents, entre parents et enseignants, entre enseignants...)

    Le constat est très juste, mais est-il pour autant souhaitable - ou tout simplement envisageable - que toute génération soit de plain-pied avec celle qui la précède? Puisque vous vous référez à Condorcet: est-il du ressort de l'instruction publique que d'oeuvrer au dialogue entre les générations?

    2) "des contenus, des disciplines; pas des méthodes, ni de la didactique".

    Bien sûr qu'on fulmine avec vous devant le recul du par-coeur, la relégation de la division, le verbiage de certains didacticiens et des circulaires... "ministérieuses". Mais pourquoi le contenu restauré doit-il être tiré de la tabatière de grand papa?

    La substitution de "quoi?" à un membre de phrase pour identifier un "COD" n'est pas seulement inefficace (ne marche pas pour des phrases aussi simples que "J'aime Marie"); c'est surtout franchement inutile, puisque l'analyse grammaticale s'y trouve réduite à un jeu d'étiquetage d'un intérêt douteux (sinon pour parler grammaire avec ces parents ou comprendre en première approximation ce qu'est un accusatif en latin, grec ou allemand)

    En revanche, apporter une définition du "COD" à partir de données élémentaires de linguistique distributionnelle, c'est non seulement enseigner un savoir sur le français réutilisable pour l'étude d'autres langues (qu'elles possèdent des cas ou non), mais aussi attirer l'attention sur les procédures d'analyse que requiert une langue. D'ailleurs, la mise en pratique de ces procédures est souvent nécessaire à la bonne intelligence d'un texte. Enfin, la substitution de "quoi" est aussi une procédure distributionnelle ("commutation"), on reste donc dans la même crèmerie.

    Ce que rappelle aussi cet exemple pris parmi tant d'autres, c'est que le contenu véhicule des méthodes. Or le 20è siècle fut aussi le siècle de la philosophie critique, des interrogations sur le métadiscours, de la réflexion sur ce qu'on fait quand on le fait. Fallait-il donc que l'Ecole ignorât totalement son siècle?

    Frank, 12/12 : Bonjour à tous,
    Enseignant en CP j'ai lu avec attention votre livre. Si dans un premier temps, je rejoignais vos propos contre le trop de pédagogisme, contre la formation bâclée à laquelle ont droit nos jeunes collègues..., je ne peux soutenir vos thèses.
    Si c'est bien à nous enseignant de décider des méthodes que nous souhaitons mettre en place dans notre classe, les activités de recherche de l'INRP, des associations complémentaires de l'école... peuvent nous éclairer. Elles nous sont précieuses pour faire évoluer nos pratiques. Or que proposez-vous? De ne rien changer. De revenir en arrière!!! De revenir à un système qui était fondamentalement élitiste. C'est en ce sens que vous trahissez vos lecteurs les moins avertis. Le retour aux méthodes de l'école de la 3e République n'ont jamais permis de démocratiser l'enseignement et l'école tel que le souhaite et y tend la fameuse loi Jospin dont vous voulez l'abrogation.
    Les fameuses méthodes que vous tentez d'analyser et de dénoncer (sauf une bien sûr, et que je pratique aussi par ailleurs...) ne sont jamais que des outils au service de l'enseignant. Notre travail consiste à en faire l'amalgame et le dosage délicat pour que "ça fonctionne".
    Vos thèses deviennent dangereuses puisque vous ne souhaitez que le retour à la méthode unique: la méthode Boscher. A méthode unique, pensée unique. C'est vous qui nous conduisez à l'autoritarisme et à la dictature!
    Enfin quel dommage toute cette publicité faite autour de cet ouvrage! Encore une fois, notre profession ne sortira pas grandie de l'image erronnée et fausse que vous en donnez.
    Ma conclusion ce sera "Dommage!" Dommage, car c'est vrai que bien des combats sont à mener dans l'Education Nationale. Certes vous avez du courage et de la force pour vous opposer à cette immobilité constante, mais dommage que ce soit pour un combat qui est pour moi l'antithèse des conceptions éducatives que je défends.

    Ah... J'allais oublier. J'ai été président de l'USEP et de l'OCCE de mon département. Contrairement à ce que vous insinuez, je n'en ai jamais retiré d'avantages sur l'avancement de ma carrière... et heureusement!

    Bien à vous.

    Françoise, 08/12 : Mr Le Bris je suis actuellemnt en train de lire votre livre et je vous soutiens pleinement. Je trouve que du fait que de nombreux parents adhèrent à votre façon d'apprendre à lire -j'en fais partie- nous devrions nous mobiliser de façon à faire avancer les choses. Ce sont nos enfants qui sont "en jeu" et je sais de quoi je parle. Un enfant au CE2:on privilégie beaucoup les activités extra-scolaires, je ne suis pas contre mais il faudrait qu'à coté les apprentissages de base suivent. Apprendre le provençal à des enfants alors qu'ils maitrisent à peine le français! Nous sommes à l'ère de l'Europe et non du régionalisme. 28 élèves en classe! Tous ne peuvent pas suivre. En ce qui concerne mon fils de bientot 8 ans je vais suivre les conseils de Corinne c'est à dire descolariser mon fils très bientot. Je ne pense pas qu'il finira son année scolaire. Ma fille est en moyenne section maternelle et je commence à lui apprendre la méthode syllabique de peur de... Mon mari et moi ne faisons plus confiance à l'Education Nationale. D'ailleurs il s'est avéré que la majeure des enfants descolarisés et revenant dans le circuit normal avait beaucoup plus de facilités que les enfants scolarisés. alors je suis prète à donner toutes les chances à mes enfants. Une amie me disait il y a 2 ans que l'institutrice de sa fille (CP) était dyslexique et que le cahier de liaison ainsi que les énoncés d'exercices étaient bourrés de fautes. COMMENT CELA PEUT-IL ETRE ADMIS DANS UNE CLASSE AUSSI DECISIVE?
    Autre cas: un formateur pour "chef de rayonnage" cotoient donc des élèves ayant normalemnt le BAC . Il leur demande de calculer :
    157X10. Les étudiants prennent leur calculette. Que vaut le Bac aujourd'hui? Ou encore: la surface est connue ainsi que la longueur d'un rayonnage; on leur demande de calculer la largeur. 80°/o ne savent pas! OU VA-T-ON Je me le demande! En tout cas je refuse de confier mes enfants à CETTE EDUCATION. Nous quittons le bateau du brassage d'air. A bon entendeur! Encore toutes mes félicitations à Marc Le Bris et suis prète à adhérer à un comité de parents dans le meme sens.

    Franck, 06/12 : Je suis instituteur de 42 ans, exerçant depuis 18 ans dans le primaire. Je vois depuis des années l’Ecole se dégrader, dans des conditions de plus en plus difficiles,avec une administration toujours plus méprisante et incompétente, des supérieurs
    arrogants et déconnectés de la réalité.
    Ayant lu votre livre avec beaucoup d’intêret, permettez-moi de vous féliciter pour ce travail. Le constat que vous faites de l’enseignement est lucide, pertinent et courageux. Je ne partage pas toutes vos idées, mais je les accepte volontiers venant
    d’un collègue exerçant dans une école.
    Je vous remercie aussi pour le moyen qui est donné à chacun de nous de répondre par l’intermédiaire du site “sauv.net”, je vous remercie également pour ceux qui vous incendient, avec des propos insultants et méprisants, au nom de la liberté de
    penser et d’expression.
    Les réactionnaires ne sont pas toujours ceux que l’on pense.

    catinat, 04/12 : Après avoir pris enfin le temps de lire tous les commentaires adressés à Marc Le Bris, je me demande ,pourquoi nous n'essayons pas de le soutenir encore davantage. Il est temps, à mon avis (alors que pour la plupart, nous l'approuvons totalement) de faire en sorte que cela bouge un peu ! En effet les dernières décisions prises par le Ministre sont trop timides et il faut clâmer haut et fort qu'il est urgent de REFORMER le système éducatif français, si l'on ne veut pas se retrouver d'ici quelques années face à une population ayant totalement perdu tous ses repères. Ceci dit, ne tapons pas que sur les jeunes instituteurs ! J'ai, pour ma part, reçu il y a deux ans, un livret d'accueil destiné aux futurs élèves de 6e... Concocté par des professeurs de collège, celui-ci comportait plus de 20 fautes d'orthographe (et pas des fautes de frappe !) L'un de mes collègues a d'ailleurs trouvé amusant d'offrir comme exercice à ses élèves d'en faire la recherche, il y avait là matière à réfléchir.... Lorsqu'il m'a été demandé de faire des réunions (qui ne servent à rien et qui n'en finissent pas) pour la liaison CM2-6e, j'ai refusé car j'ai estimé ne pas avoir à faire de commerce ni à recevoir de conseils dans ces conditions. J'ajoute encore que de plus en plus on trouve des fautes dans les journaux et même les livres, mais ça ne fait rien, l'important c'est de donner du sens ! J'ai aussi pu constater après le stage en responsabilité que j'ai fait à l'issue de ma 2e année dEN dans une classe de CP qu'à Pâques, dans une classe où l'on utilisait des méthodes classiques, la lecture était bien mieux maîtrisée qu'en juin dans une classe modèle, encensée par les profs de l'EN, où la majorité des élèves n'ont qu'une approche très limitée du sens réel à donner à un texte. Pour avoir osé ne rien changer dans les méthodes utilisées par l'instituteur en charge de la classe, on ne m'a d'ailleurs pas fait de cadeau et j'ai obtenu tout juste la moyenne à ce stage qui comptait pour la titularisation ! Il est donc tout à fait vrai que les jeunes profs des écoles n'ont que peu de marge de manoeuvre et qu'ils sont obligés de travailler clandestinement comme Rachel Boutonnet s'ils refusent d'adhérer aux délirants programmes en vigueur actuellement. Ce n'était pas mon cas, car je suis entrée à l'EN à 40ans, mais pendant 14 ans, j'ai dû me battre pour résister, j'ai été "hors la loi" (aux dires d'une inspectrice) car je mettais des notes à mes élèves, parce que j'enlevais des points en dictées au lieu de compter les mots bien orthographiés, parce que j'ai refusé net d'aller "faire le guignol" dans des stages qui ne m'apportaient rien, où l'on passait par exemple plus de 30 min. sur une opération posée fausse au tableau, à se demander pourquoi l'élève l'avait faite fausse.... On croit rêver !Alors que faire et comment réagir, comment faire en sorte que Marc le Bris soit encore plus médiatisé, avez-vous des idées, comment les faire passer et arrêter l'hécatombe ? Je serais ravie que nous soyons plusieurs à oeuvrer dans ce sens pour faire savoir que le livre de notre collègue ne reflète que la triste réalité d'un système décadent. Bien à vous et à bientôt.
    alice, 26/11 : Réponse à Corinne.
    Ma mère, agée aujourd'hui de 75 ans,issue d'un très simple milieu ouvrier,et titulaire d'un simple "certificat d'études", sait déchiffrer, écrire et compter...Elle écrirait d'ailleurs mieux que vous le "n'en parlent ont pas..."de votre courrier du 14/11....
    Si des instituteurs de CP, comme vous, massacrent la langue, comment voulez vous, et quelle que soit la méthode utilisée, que nos bambins sachent lire et écrire correctement???L'orthographe n'est plus une priorité...mais tout de même!
    Ceca dit, j'ai appris à lire à mon fils avec la méthode Boscher et je m'en félicite...L'institutrice de CP, à qui je n'avais rien dit, félicitait mon fils qui a su lire en quatre mois.
    Il est aujourd'hui en ce2, agé de 8ans. Il aime l'école,apprécie et respecte son maître, lit des romans pour enfants et a de bons résultats dans toutes les matières. J'essaye de lui donner quelques règles simples de grammaire, d'orthographe et de calcul sans pour autant vouloir remplacer son maître d'école. Simplement, quand je regarde le contenu de ses leçons (dois-je dire le non-contenu?), je me dis que ma mère, avec son pauvre certificat d'études des années 40, en aura peut être plus appris que mon fils le jour où il aura le bac en poche!

    CHRISTELLE, 26/11 : Je pensais être ringuarde avec mes 33 ans et mes deux enfants de 9 et 7 ans. Nous venons de changer notre fils de 9 ans d'école, car en CM1 il avait une charmente institutrice qui demandait la calculatrice dans le cartable sans doute pour montrer aux enfants que dans la vie il n'y a pas besoin de se casser le bonnet et qu'il faut toujours trouver le chemin le plus simple et le plus court. La conjugaison , la grammaire, elle nous répondait que c'est du programme de CE2, c'est normalement aquis. C'est facile de vivre sur les acquis de son précédent. Elle mettait un point d'orgueil à ce que ses élèves de CM1 et CM2 viennent à l'école avec plaisir, Pas de devoir le soir, pas de note car la mauvaise note traumatise. Il venait tellement avec plaisir qu'à sa réunion avec les parents au bout de trois semaines de classe elle osa dire : " je ne sais plus comment les tenir"

    Quand on dira aux enfants :" il n'y a que par le travail que l'on arrive à quelques chose" et que l'on arrêtera de leur bourrer le crane avec les mots " Plaisir, semaine des 4 jours, 35 heures, loisirs, vacances,..." Mais qu'on leur parlera :" effort, travail,se battre, mieux travailler, s'améliorer, ..."

    Pour l'anecdote, l'instit en question est à sa deuxième année d'enseignement et est directrice. Je ne la blâme pas. Je blâme tous ces formateurs IUFM qui fabrique une société de fénaiant!!
    En tant que parents, nous avons deux solutions, courrir après les instit comme Mr Le Bris ou bien jouer les instits le soir après notre journée. Le beau rôle est toujours pour les mêmes Mais quand on veut le meilleur pour ses enfants on y va, avec beaucoup d'aigreur envers ces soixantuitard de l'IUFM et ces pédagogues de M...

    Excusez ma colère qui monte chaque soir quand j'ouvre le cartable de mes enfants.

    MOULINIER, 21/11 : Bravo! Bravo! Bravo!
    Grâce au succès de votre livre, notre "cause" a pris une dimension moins confidentielle.
    Merci! Merci! Merci!
    Il y a cependant une question qui me turlupine: Comment se fait-il que Monsieur Fillon qui, paraît-il, a beaucoup apprécié ce que vous écrivez, fasse si peu état, dans ses dernières déclarations, de ce gravissime problème ? En effet, c'est à très haut niveau que des mesures devraient être prises pour mettre en place efficacement des consignes "révolutionnaires" à tous les instituteurs de France: Apprendre à lire aux enfants avec la méthode syllabique, leur faire apprendre par coeur les "tables"( j'ai appris tout cela il y a environ 50 ans et n'ai pas le souvenir que cela ait été le moins du monde ennuyeux ) et aussi leur montrer comment on fait une opération " à la main"( qu'est ce qu'on rira le jour où il y aura eu un gros "bug" informatique planétaire et que seuls s'en sortiront ceux qui sauront écrire et compter" à la main" ). Peut être notre nouveau ministre, comme le précédent, redoute-t-il le sérieux coup de poing sur la table qu'il faudrait asséner auprès des grands pontes pédagogistes pour faire que de telles mesures s'appliquent. Alors nous sommes condamnés à attendre que ces grands pontes aient l'intelligence de reconnaître qu'ils se sont trompés.
    -On peut attendre longtemps ! entends-je ricanner; il y a peu de personnes qui, comme vous, sont capables de reconnaître leurs erreurs, même s'il y va de la santé intellectuelle des générations à venir.

    Cécile Revéret, 19/11 : Corinne, vous avez dit: "ce que vous voulez vous c'est produire des petits robots qui vont décoder, déchiffrer, mais qui ne comprendront RIEN ou si peu, bref des enfants capables de lire la messe en latin." ( message du 11 11)
    Savez-vous qu’au XVIIè siècle, les Jésuites, qui en connaissaient un rayon en pédagogie, apprenaient à lire aux enfants avec le LATIN, avec une méthode syllabique bien sûr? Ainsi étaient-ils certains que les enfants n’essaieraient pas de deviner les mots puisque, certes, ils ne comprenaient rien à ce qu’ils lisaient. Lorsqu’ils avaient appris à déchiffrer, on passait au français et là, ça glissait tout seul.
    Les Jésuites avaient compris que lire, c’est d’abord donner du SON. C’est la connaissance de la grammaire et du vocabulaire qui donne du SENS.
    Tant mieux et bravo à vous si vos élèves savent tous BIEN lire avec la méthode semi-globale.
    Mon expérience de professeur de collège est malheureusement toute contraire. Dans ma petite commune qui n’a que 3 écoles, je connais les maîtres et ils défendent tous farouchement leur méthode semi-globale. Hélas, ils nous transmettent des élèves qui butent sur les mots, lisent un mot pour un autre, sans toujours s'en rendre compte - ce qui prouve qu’ils ne comprennent rien à ce qu’ils lisent - et n’ont aucun goût pour la lecture. Les seuls élèves qui lisent de façon fluide et aisée - et sont, conséquemment, les meilleurs élèves - , ceux qui “bouquinent”, ont appris avec leur mère avant le C.P. avec une méthode syllabique ou avec telle vieille institutrice résistante d’une commune voisine.
    Remercions Marc le Bris qui, avec son livre coup de poing et ses remarquables interventions télévisées, a fait connaître le drame qui se joue depuis trop d’années dans cette formation initiale et capitale, dont les conséquences désastreuses sont incalculables.

    André, 18/11 : Voilà quelque chose qui ne s'invente (!) pas: cet après midi, pendant un contrôle, un élève m'interpelle:
    " Monsieur, votre question n°3, elle veut rien dire!"
    - Ah bon, et pourquoi s'il te plaît?
    - Ben "Où les Africains sont-ils surtout inventés", ça veut rien dire...
    En réalité, la question était "Où les Africains sont-ils surtout installés?"
    Pour un élève qui a envie de comprendre et qui ose intervenir, combien ont préféré ne rien comprendre, ne rien dire ... et ne rien répondre?
    Merci la méthode globale-par hypothèse-etc-etc !

    Nestor Turcott, 18/11 : Les enfants du Québec vivent la même situation. A la fin de leur cours primaire, ils ne savent pas lire. Ils ne savent pas compter.

    Rostand disait que le progrès est souvent le retour à des choses oubliées. Le retour aux bonnes vieilles méthodes, ici comme dans d'autres domaines, le démontre bien.

    Nestor Turcotte
    Matane (Québec-Canada)

    RobertBouchard, 18/11 : Ce soir au bulletin de nouvelles de Radio-Canada un reportage époustouflant : il y a en Bretagne un directeur d'école qui ose dire que les anciennes méthodes étaient efficaces ! Ici au Québec, les enseignants se voient imposer une réforme scolaire qui a mené la France au désastre que vous dénoncez ! Et on se tait! Pourtant cette réforme n'a pas donné les résultats escomptés chez-vous !En cinquième secondaire, un élève peut faire jusqu'à quarante erreurs dans une production écrite et son texte lui vaudra quand même la note de passage!Question: Votre livre sera-t-il disponible au Québec ? Sur ce,je vous lève mon chapeau, monsieur Le Bris !
    André, 17/11 : Merci M. Le Bris ! Vous n'êtes pas le seul à avoir osé démolir les prétendues avancées d'un système scolaire qui marche sur la tête, mais je ne vous en suis pas moins reconnaissant. Prétendre que les élèves d'aujourd'hui sont meilleurs que ceux d'il y a quelques dizaines d'années me fait hurler de rire (j'enseigne de la 6ème à la 3ème, et j'ai le malheur de corriger des copies de brevet)... ou d'horreur plutôt.Quant à Corinne qui depuis 10 ans apparemment massacre des bambins de CP qui ne lui ont pourtant rien fait, je lui suggère de revoir un peu son orthographe: quand elle écrit "je crois que vous faites parti d'un groupe de nostaliques...", il serait bon de mettre un "e" à la fin de "partie", et un "g" quelque part au milieu de "nostaliques". Oui, je sais, une des deux erreurs est une faute de frappe, mais rien n'interdit de relire son texte avant de le soumettre à d'autres (c'est du moins ce que je dis à mes élèves ... comme un vieux réac que je suis certainement).
    Catherine, 17/11 : Cher collègue,
    Merci pour votre livre qui m'a tellement rappelé mon expérience personnelle. Ce livre m'a inspiré un très long commentaire que je suis en train de rédiger. Je comptais vous l'envoyer si vous n'y voyez pas d'inconvénient. Pourriez-vous me communiquer une adresse postale (l'école où vous exercez par exemple ou votre éditeur) si vous souhaitez recevoir ce petit travail (ci-joint mon e-mail). Ne vous sentez surtout pas obligé de répondre, rien que le fait de mettre au clair mes idées me procure un soulagement quant aux déceptions qui s'accumulent à chaque changement de programme ou de ministre. En vous remerciant pour cet ouvrage qui m'a confortée dans l'idée que quelque chose ne tournait pas rond dans notre Education Nationale. Catherine BONNET-HUBY

    Catarl, 14/11 : Cher collègue, bonjour ! Je me suis régalée avec votre livre et également avec celui de Rachel Boutonnet. Je suis à la retraite depuis septembre, et j'approuve complètement votre réflexion sur les méthodes de lecture. Je traine 14 ans de ZEP derrière moi ! Et j'ai eu la chance de pouvoir travailler avec des maîtres ayant des principes plutôt semblables aux vôtres. Les nouvelles méthodes dites naturelles.. n'ont d'attractif que le plaisir qu'elles procurent aux maîtres qui s'obstinent à les enseigner ; c'est comme cela qu'en ZEP, justement, on trouve en CE1, sur une classe de 22 élèves, 11 non-lecteurs (mais ça ne fait rien, ils ont le temps !). Ma dernière année fut un calvaire pourtant 20 élèves en CM2 cela aurait pu être génial, mais de plus en plus, les anciens maîtres sont remplacés par les jeunes sortis de l'IUFM, qui appliquent à la lettre ce les méthodes prônées par les profs (qui, pour la plupart n'ont jamais misles pieds dans une classe élémentaire !). J'ai quitté l'Education Nationale complètement écoeurée par ce qui s'y fait, surtout en ZEP où l'on profite à mon avis du manque de connaissance de certains parents pour faire des "expériences" ! Je suis un peu prise par le temps, mais je reviendrai sur ces propos, car j'ai de l'eau à apporter en quantité à votre moulin ! J'imagine que vous n'avez pas dû vous faire que des copains en publiant ce livre, bravo pour votre courage, moi, je ne crains plus rien, d'ailleurs je ne suis pas entrée à l'E.N. pour faire carrière, mais vraiment par désur de transmettre un certain savoir. J'ai travaillé 22 ans dans des entreprises privées avant d'enseigner, j'ai un DUT de Gestion du Personnel, et quand je pense à ce que vont devenir les enfants dont nous avons la responsabilité lorsqu'ils chercheront du travail, cela me fait frémir !... A bientôt.
    Corinne, 14/11 : Bonjour,
    Tout d'abord je tiens à vous remercier de m'avoir répondu même si je reste totalement en désaccord avec vous : j'ai autour de moi des gens qui n'ont jamais été présenté au certificat d'étude , des gens qui savent à peine déchiffrer et qui utilisent aujourd'hui le système D pour faire leurs courses . Il est tout à fait faux de dire que les enfants des années 50 savaient tous lire ou même déchiffrer, ils ont entre 50 et 60 ans et se battent pour partir à la retraite car ils travaillent depuis l'âge de 14 ans : n'en parlent -ont pas suffisammment à la télé de ces personnes qui ont été éjectées du système scolaire ?
    Je n'ai rien contre l'affection que vous portez à votre maîtresse du CP , ni contre aucun autre enseignant d'ailleurs mais vous ,dans votre livre vous vous permettez de dire qu'après 70 , les enseignants ne font plus correctement leur travail : je suis désolée mais qui êtes vous pour juger ?Vous ne détenez pas LA méthode pour enseigner . Chacun le fait avec ses convictions et son coeur et j'ai envie de vous dire que mes élèves et leurs parents m'apprécient même si parfois ils entendent dans les médias des critiques (tel votre livre ) sur les méthodes de lecture . Je crois que les enfants d'aujourd'hui sont bcp moins illétrés qu'autrefois , tant mieux surtout si je contribue aussi modestement que possible à aider TOUS mes élèves à accéder à la culture .Et si j'ai réagis si vivement à la lecture de votre bouquin c'est tout simplement parce que les gens comme vous profitent des querelles sur l'école pour semer le doute chez les parents d'élèves . Selon vous ils ne peuvent plus faire confiance à l'instit de leur enfant et doivent donc se débrouiller tout seul pour leur apprendre à lire ( c'est bien ce que j'ai lu dans les témoignages ci-dessous n'est-ce pas ? ) Et bien tant mieux moi je conseillerai à ces parents de déscolariser totalement leurs enfants ,de s'en occuper bien tranquillement à la maison , de toute façon ils savent mieux que les enseignants !! Et ainsi cela laisse un peu plus de place pour les autres élèves qui eux ( et ils sont très largement majoritaires !) font encore confiance à l'école et à leurs maîtres ! Bien à vous . CB

    dominique, 13/11 : Foin des clichés cités par mr Pinsard sur les anciens maîtres qui faisaient apprendre à coups de baguette sur les doigts et de bonnets d'âne. En 1961 je suis rentrée en cp et je n'ai jamais eu à faire à ce genre d'enseignants (ni moi ni mes 5 frères et soeurs). Certes ils étaient sévères et alors, je leur dois bcp. A toute époque il y a eu de bons et de mauvais enseignants.on peut plus plus sûrement démollir des enfants par des paroles blessantes et dures ou des cris.Il y a des enseignants à qui je ne confierais pas mes enfants pour tout l'or du monde (cris, paroles blessantes jugements faux concernant les capacités, méthodes pédagogiques rocambolesques ou pilotes qui font souvent de graves dégats).Je ne supporte plus qu'on prenne les enfants comme des cobayes. Notre époque n'a pas l'apanage de la compréhension des enfants et de leur respect loin s'en faut.
    Contrairement à ce que pensent ce mr, on ne veut pas revenir à des méthodes du passé, mais utiliser ce qui a marché et qui marche encore,revenir à l'essentiel ,enrichi de ce que l'on a découvert au 21ème siécle (à savoir par exemple : les scientifiques ont montré que le cerveau n'est pas fait pour apprendre en globale) mais allez essayer de faire comprendre cela aux pseudo scientifiques que sont les profs des sciences de l'éducation; j'en ai entendu un nous dire de nous inspirer de rousseau , si ce n'est pas du passéisme çà ( c'était au cours du grand débat)
    là j'en viens aux propos de corinne.
    certes,la méthode syllabique n'est pas une fin en soi mais elle est l'outil premier pour accéder à la compréhension.
    un exemple tout simple : voilà le début d'un énoncé de géométrie que je donne à mes élèves "trace une ligne droite"
    c'est simple. J'ai une élève (qui a appris à lire avec la méthode globale boule et bill et qui aura du mal à s'en remettre, car elle lit svt un mot pour un autre : elle n'est pas dyslexique, je précise)(où est le respect de l'enfant) qui vient me voir me dit " je n'ai pas compris " ok on va lire l'énoncé, elle lit "trace une linge droite" maitresse ça ne veut rien dire. bien sûr cela ne veut rien dire; Relisons l'énoncé ensemble et en syllabes et je vois son visage s'illuminer en lisant li-gne ah oui j'ai compris.
    comment effectivement comprendre un texte si les mots sont mal lus.
    Un enfant peut ne pas tout de suite comprendre un texte lu en ânonnant, mais c'est encore pire quand il lit un mot pour un autre
    et moi je me moque de savoir si mes fils connaissent des titres et des auteurs au cp, ce que je veux c'est qu'il aient les outils pour lire correctemment et ainsi découvrir la littérature tout au long de leur scolarité
    s'ils savent correctement lire la lecture sera un plaisir .
    s'il mettent un mot pour un autre et qu'il ne comprennent rien comment voulez vous qu'ils aient envie de lire.
    Je ne comprensds pas du tout des textes pointus de cours compliqués que j'ai dus un jour lire à mon fils au téléphone mais celui ci m'a remerciée de les avoir lus correctement.
    j'estime par ailleurs qu'une tête bien faite vaut mieux qu'une tête bien pleine et je ne demande pas à mes élèves de m'expliquer le dernier Kant
    J'ai travaillé dans une école Zep et je crois sincèrement que personne ne rirait des propos de MR le Bris
    J'ai eu un CE1ou la moitié des élèves ne savaient pas lire une vraie catastrophe. La méthode utilisée était "naturelle " c'est à dire globale (qui a dit qu'elle n'était jamais employée elle l'est plus que jamais mais sous des noms plus savants).
    Si on avait utilisé la méthode syllabique beacoup d'enfants auraient su au moins déchiffrer et progresser en lecture et ne pas se décourager comme bcp l'étaient.
    J'ai un élève arrivé d'une autre école qui est bon dans toutes les matières mais je dois lire ses textes à haute voix pour les comprendre; devinez la méthode de lecture.
    Je suis révoltée de voir qu'on puisse encore défendre des méthodes qui ont fabriqué tant d'analphabètes.
    Et je dis aux parents, réveillez vous, vous avez votre mot à dire ne laissez pas faire n'importe quoi avec vos enfants.

    Pascal, 13/11 : Après avoir lu le livre de M. Le Bris, Corinne affirme : "Ce que vous voulez vous c'est produire des petits robots qui vont décoder , déchiffrer mais qui ne comprendront RIEN ou si peu , bref des enfants capables de lire la messe en latin". D'où cette question bête et méchante : avec quelle méthode Corinne a-t-elle appris à lire ? Si c'est avec une méthode syllabique, il est certain que les thèses de M. Le Bris en prennent un coup !
    Marc Le Bris, 11/11 : Réponse à Corinne (message suivant)
    Je comprends bien qu'un peu de colère se manifeste parfois.
    Mais plutôt que de la colère ou des insultes ("pétainiste ! me dit Pinsard, plus bas) j'aimerais des faits ou des raisonnements.
    Par exemple, combien d'élève des années 50-60 savaient comprendre un texte? C'est facile à vérifier, ils ont entre 50 et 60 ans, et ils savent lire; "On ne comptabilisait pas les enfants en échec" ??? d'où tenez-vous ça ?
    On m'a même dit qu'on ne les scolarisait pas.
    Foin de mensonges. 55% des élèves entraient en 6ème en 1962. Les 45% restants passaient le certificat d'étude primaire qu'ils obtenaient très majoritairement. Et c'était bien autre chose que le brevet de maintenant.

    Donc mes petits robots ne comprendront rien, parce qu'ils ont appris à déchiffrer, mais qu'on ne leur a pas appris le sens de ce qu'ils déchiffraient ... Le sens, quel sens? Celui que vous donnez, vous, au texte, et auquel vous les faites parvenir ? Permettez, mais quelle prétention ..

    Je dis seulement que lorsqu'un petit déchiffre "fa... ri... ne ... " et qu'il répète alors "ah! farine", il comprend ce qu'il lit, et il en a le sens; quel est précisément votre reproche?

    Quant à ma maîtresse de CP, laissez-là, je vous prie, où elle est. Elle a mon estime, et mon affection enfantine, et celle bien consciente de maintenant. Pourquoi ne voulez-vous pas qu'on aime ses maîtres d'école ? Les anciens maîtres d'école, les milliers d'anciens maîtres d'école d'avant 70, étaient de remarquables professionnels, bien encadrés, dévoués, intelligents, efficaces, pratiquant et connaissant la pédagogie. Vous avez envie semble-t-il, de leur rajouter quelqu'insulte supplémentaire. Je vous prie de vous retenir, ils ont mon respect.

    Quelques mauvais maîtres, à la gifle rapide, ne changeront rien à l'affaire. Il y en d'ailleurs encore, des mauvais maîtres, même depuis que les coups sont heureusement interdits. Je ne crois pas qu'une époque puisse se différencier d'une autre par ce critère.

    Pour le reste, chère collègue, je ne comprends pas qu'une discussion si technique suscite tant de véhémence. Bien à vous. MLB.

    Corinne, 11/11 : Bonjour,
    Je me demande si mon commentaire à propos de ce livre sera publié car enseignante en classe de CP depuis 10 ans déjà je suis totalement révoltée par cet ouvrage : est-ce vraiment ce que vous ressentez Mr Le Bris ou est-ce pour faire de la provoc ? Qui êtes vous (Dieu le Père peut-être!!!) pour vous permettre de juger , de critiquer tous ceux qui vous entourent ? (collègues , inspecteurs , profs etc ...)ah non j'oubliais votre maîtresse de CP ELLE était QUELQU'UN!!! Mais je crois que vous n'avez pas bien compris que le rôle de l'école avait considérablement changé tout comme la société d'ailleurs : elle évolue et l'école doit s'adapter . D'ailleurs je me demandais si vous aviez déjà mis les pieds dans une école difficile de ZEP où votre méthode ferait bien rire !!!!
    De plus je crois que vous oubliez sans doute volontairement que dans les années 50-60 combien d'élèves savaient comprendre un texte ? Combien allaient jusqu'au certificat d'étude ? Alors en fait on ne comptabilisait pas les enfants en échec et tous n'avaient pas la chance d'accéder à la culture . Aujourd'hui et je parle en mon nom seulement , je travaille dans le but de donner l'envie de lire aux enfants , à tous les enfants même à ceux qui n'ont pas leurs parents derrière pour leur apprendre à lire ! Dans ma classe je pars de la production de leurs textes et croyez moi à cette époque de l'année certains se débrouillent très bien déjà , puis je travaille les sons , les syllabes . En fait la syllabique n'est qu'un OUTIL et non une fin en soi . Bien sûr on lit à haute voix , on fait des dictées et j'ajoute que j'applique aussi la méthode Borel-Maisonny pour "mieux vivre" la lecture avec des gestes ! Et de grâce dans ma classe il n'y a pas plus d'échecs qu'ailleurs mais plutôt des enfants attirés vers des albums de littérature de jeunesse , qui connaissent des noms d'auteurs et les ouvrages qu'ils ont écrits et surtout il y a des enfants qui comprennent ce qu'ils lisent !!!!! Ce que vous voulez vous c'est produire des petits robots qui vont décoder , déchiffrer mais qui ne comprendront RIEN ou si peu , bref des enfants capables de lire la messe en latin !!!!! Sans oublier que "l'enrobage" avec la méthode boscher est limité : faire répéter "pa, pe , pi ,po, pu" ne présente pas grand intérêt et l'enfant d'aujourd'hui va vite se lasser ! Mais bon je crois que vous faites parti d'un groupe de nostaliques qui voudraient perprétrer ce qu'ils ont vécu : vous deviez être un bon élève mais regardez autour de vous si tous vos voisins ont aussi envie de retourner en arrière ...Arrêtez de vous positionner en "détenteur de la Vérité" et de ne vous occupez que des enfants qui ont leurs parents derrère eux !! L'école doit être un milieu d'apprentissage pour TOUS et surtout un endroit où il fait bon vivre !! Je vous invite à venir dans ma classe vérifier que je n'ai pas d'élèves en péril même si je refuse absolument d'adopter votre sacrée sainte méthode ! Mes salutations

    eric, 10/11 : Bonjour, bravo à monsieur Le Bris
    Félicitations! Votre ouvrage est d'une grande valeur.
    Je suis enseignant en de sciences physiques en ille et vilaine.
    Je constate les mêmes dérives dans l'élaboration des programmes de sciences au collège. J'ai 30 ans et je serai très intéressé de participer avec des collègues à un travail analogue concernant les matières scientifiques en étudiant notamment les lecons de choses.
    Nous sommes profs de français avant tout, n'est-ce pas?
    encore bravo

    Marc DANIEL, 08/11 : Félicitations cher collègue, je t'ai lu, je t'ai vu et entendu à la télé. Ton combat aurait pu être le mien mais je suis à la retraite depuis Juin 2000... J'ai bien senti venir tout ce bouleversement mais comme nous le disions entre nous,les "anciens", notre plus grande force fut la force d'inertie envers les réformes débiles, les stages bidons, les conférences effectuées par des gourous mal inspirés. Nous avons poursuivi avec joie nos bonnes vieilles méthodes jusqu'à notre départ. C'est un véritable bol d'oxygène que d'assister à l'émergence de votre combat contre la régression absolue. Je viens de lire également avec délectation le livre de Rachel BOUTONNET que je dois rencontrer prochainement... Courage et ténacité. Marc DANIEL, instituteur, directeur d'école retraité depuis juin 2000 (palmes académiques en 2002 !!! mais si, mais si, malgré mes bonnes vieilles méthodes pédagogiques !!!)
    BENJAMIN, 08/11 : M Le Bris,

    Maman d'un petit de 6 ans et demi, rentrée en septembre au CP, méthode globale.....Le descriptif fait du langage aux parents par ces instits est incroyablement vrai. les propos tenus par l'instit de mon fils en Septembre sont précisément les propos que vous évoquez : ne pas travailler les syllabes, ne pas gêner "la méthode", bref les parents de doivent rien faire à la maison sauf faire "réciter" ce vocabulaire! En ai eu assez d'écouter mon fils réciter, mon fils qui me demande à moi, sa maman, en novembre : apprends moi à lire", j'ai donc pris la méthode Boscher. Heureux, dimanche 7/11, de pouvoir déchiffrer lui même : pa ta te, to to est tétu..... Il est incroyable, alors qu'il est connu que cette méthode soit inefficace, de laisser faire ces instits!! que peut on faire ? j'envisage d'offrir votre livre à l'instit de mon filsd, le seul problème est qu'elle suit la classe sur CP/CE1, donc afin d'éviter des soucis pour mon fils (eh, oui, cela aussi existe...) je ne lui offrirai qu'en fin de CE1!
    Merci M Le Bris, dites nous comment vous aider, vous et vos collègues réalistes, nous vous confions nos enfants...

    Goha, 04/11 : Bien que "perdu" dans le Pacifique en Nouvelle-Calédonie, il ya ici des instits qui resentent la même chose et rencontrent les mêmes problèmes(normal on a le même ministère.)Je suis un jeune instit de Cp adepte du syylabique depuis le début.
    Peut_être est il encore plus difficile de se faire entendre par ici mais soyez sur qu'au moins une personne tentera de faire passer vos messages: moi! On se sent moins seul, ca fait du bien !

    Encore bravo

    Claire&Antoine, 03/11 : Cher Marc Le Bris,

    Votre livre nous a à la fois bouleversés et revigorés à la fois.
    Nous ne saurons trop vous remercier pour ce travail remarquable que vous avez eu le courage de publier. Derniers instituteurs (concours 1991, nous avions 20 ans), nous avons passé et réussi (en apprenant un bouquin par cœur sans y croire, quelle gloire !) le concours interne de professeur des écoles en Haute-Savoie.
    Nous sommes passionnés par notre métier, mais nous nous sentons de plus en plus mal à l’aise vis à vis de notre hiérarchie et des parents d’élèves. Les uns (inspecteurs et conseillers pédagogiques) nous demandant de convaincre les autres (parents) de l’intérêt des directives auxquelles nous ne croyons pas.
    Tout ce que vous évoquez dans votre livre, nous le vivons et le ressentons de la même façon.
    Nous nous faisions les mêmes réflexions mais... entre nous.
    Nous ne parvenions pas à expliciter clairement les raisons de notre malaise devant notre famille, les amis. Nous étions à court d’arguments face à nos collègues.
    L’idéal que nous voulions exprimer s’inscrivait d’abord dans l’affectif et le ressenti.
    Votre ouvrage et le très intéressant travail que vous avez mené, nous a permis de clarifier nos idées et surtout, de nous positionner sans plus aucune ambiguïté vis à vis des nouveaux programmes.
    Nous sous sentons découragés face à ces instructions qui vont à l’encontre de nos idéaux, et l’idée de démissionner nous a souvent traversé l’esprit.
    D’autres collègues, suite à leur inspection, en sont arrivés au même point...
    Heureusement, les enfants (et leurs parents) ont toujours montré leur satisfaction pour notre type d’enseignement, fut-il « ringard ».
    En vous lisant, nous avons retrouvé la certitude que nous sommes bel et bien faits pour ce métier, et que nous avons le devoir de transmettre les savoirs qui nous semblent importants à nos chers petits élèves.
    Jusque là, nous avons préféré « faire semblant » face aux inspecteurs et aux collègues zélés, afin d’assurer notre tranquillité. Mais cela devient de plus en plus difficile...
    Nous sommes prêts maintenant à agir avec vous, même si nos superbes montagnes sont fort éloignées de votre magnifique Bretagne...
    Nous ne parlons pour l’instant qu’en notre nom, car nous n’osons pas encore brusquer nos amis collègues. Mais les références de votre livre vont circuler... c’est certain.
    En vous remerciant une fois de plus pour votre courageuse démarche, et en espérant recevoir une réponse des « irréductibles Bretons », nous vous adressons nos sincères salutations.
    Claire et Antoine.

    meyer emma, 03/11 : Merci pour votre livre qui est un soulagement pour moi comme pour bien d'autres professeurs. J'ai 27 ans et suis professeur à Grigny. Je vois les effets immédiats des méthodes que vous décrivez: tant d'élèves considérés comme "dyslexiques" (environ 15 par classes!)alors que j'avais crû comprendre que la dyslexie était fort rare! Tout est vrai: l'enfermement dans une pensée éducative unique basée sur le transfert paradoxal de l'autorité du prof à l'éléève!notre classement immédiat parmi les réactionnaires quand on pense autrement ; les IUFM qui distillent en effet, avec autoritarisme (et dans ces instituts, on dépasse la simple autorité!) une idéologie unique et tout à fait sectaire (c'est bien le mot, vous avez raison). Avant votre livre, quand j'étais moi-même à l'IUFM et que j'utilisais de tels mots pour décrire ce qe je ressentais, on me disait que j'éxagérais, tellement cette dictature intellectuelle passe inaperçue, se cachant perpétuellement derrière la bonne conscience qu'offre la loi de 1989...Cette idéologie et tout ce qui va avec doit en effet disparaître pour que les professeurs qui adorent leur métier et qui ne seront jamais découragés puissent l'exercer plus librement sans cette éternelle culture de la culpabilité: remise en cause, oui, c'est même la richesse de notre métier, ce qui garantit le renouvellement, mais cela fait trop d'années que, par le biais notamment des IUFM, cette remise en cause est tranformée en accusation du professeur.
    L'autre problème que je voulais aborder est l'abandon de la grammaire faisant peser sur les profs qui continuent à l'enseigner une honte infâme...Je continue à l'enseigner parce que je veux que tous mes élèves (et pas seulement ceux dont les parents auront les moyens culturels de combler les lacunes)aient accès à un maximum de livres, d'enseignements (le latin et le grec se perdent du fait de la disparition de la grammaire ainsi que plus récemment, l'allemand)et surtout puissent s'exprimer correctement. J'en suis maintenant convaincue: le refus de la technique, de l'analyse et de la grammaire est le point de départ de ce que tout le monde admet désormais mais qui n'est pourtant que la partie visible de l'iceberg: la baisse du niveau orthographique. Je vous suis donc concernant ces deux points: l'abrogation de la loi de 1989 et le retour à la grammaire analytique.Bravo pour le courage dont vous avez fait preuve en écrivant ce livre.

    PINSARD, 03/11 : Bravo M. LE BRIS et vive M. LE BRIS


    Ses quelques propos entendus lors des quelques émissions télévisées ont suffi pour me remémorer l’école de mon enfance des années 55 qui véhiculait de vraies valeurs : rigueur, discipline, travail mais aussi la morale, le respect de l’enseignant et de l’institution scolaire. On aime se souvenir que grâce à la méthode « Boschet », tous les enfants savaient lire et écrire sans fautes. Ce paradis scolaire perdu serait incomplet si j’omettais d’affirmer qu’en ce temps-là, tous savaient aussi compter.
    Qui ne se souvient du doux contact de la règle plate ou du livre sur le crâne pour nous rappeler à la vigilance orthographique lors des séances de dictées ou de rédactions ? Qui a oublié les complaintes des tables d’additions ou de multiplications que nous ânonnions avec application telles de profanes incantations matinales à la déesse « Savoir » ? Qui ne conserve le souvenir des délicieux moments passés au « piquet » pour une leçon non sue ou des agréables récréations occupées à recopier dix ou vingt fois une poésie insuffisamment apprise ? Qui n’évoque sans quelque nostalgie la vie de cette école simple, sans artifices, avec seulement quelques cahiers qu’une plume « Sergent Major » maculait de taches d’encre violette, un tableau de bois noir avec des craies de toutes les couleurs qu’il ne fallait pas user et un bon vieux poêle à bois « Godin » que nos réponses faisaient parfois rougir car, parfois, nous répétions mal les savoirs que voulait nous inculquer un maître en blouse grise ?
    Cette Ecole avait les mérites à la fois de peu coûter à la société et fournir à cette dernière de « bons produits finis » prêts pour le marché du travail : là réside certainement la raison essentielle du faible taux de chômage à cette époque.

    Hélas, dès les années 1965, et le phénomène s’est encore accéléré après les événements de 68, ce modèle a rapidement périclité.
    A nos bonnes vieilles méthodes traditionnelles, se sont substitués la méthode globale d’apprentissage de la lecture, la grammaire structurelle, les tables de Pythagore, les calculs en différentes bases…et d’une façon si précipitée que les parents et les vieux enseignants se sont trouvés comme légèrement incultes et orphelins car ils avaient perdu leur école.
    Et voilà que depuis presque un demi siècle, des enseignants inconscients sacrifient sur l’hôtel de la nouvelle pédagogie des milliers d’enfants innocents, eux qui devaient être la France d’aujourd’hui et assurer celle de demain. Leur sacrifice est double car à cause de cette inculture instillée pendant toute leur scolarité, nombreux seront ceux qui se retrouveront au chômage et les chiffres illustrent parfaitement ce propos.

    Monsieur LEBRIS a le mérite de dénoncer ce scandale et le courage de souligner l’inconsistance de la grande majorité des enseignants complices de cette ignominie intellectuelle.

    Ce mérite et ce courage sont d’autant plus admirables que le livre de Monsieur LEBRIS arrive juste au moment où le Ministre de l’Education en place voudrait faire admettre une réforme qui, par certains côtés, ressusciterait notre bonne vieille école avec ses bonnes vieilles méthodes, mais hurler avec les loups quand on traîne trente ans de « moutonna » peut présenter quelques dangers pour le mouton.

    Monsieur LEBRIS vogue sur le désarroi actuel des enfants et des parents face à l’avenir et accuse les enseignants d’avoir contribué au développement de l’illettrisme par l’usage de la méthode d’apprentissage de la lecture dite « méthode globale ».

    Bien qu’ayant commencé à enseigner en septembre 1970, je n’ai jamais rencontré ni entendu dire qu’un ou une collègue ait pratiqué cette méthode et je puis affirmer que l’école d’aujourd’hui génère certainement moins d’illettrés que celle d’antan.
    Ce n’est pas à monsieur LEBRIS qui prétend avoir trouver la méthode de lecture que j’apprendrais que la Pédagogie est l’Art d’Enseigner et que l’apprentissage de la lecture et de l’écriture est d’abord un Art, et même un Art subtil, avant d’être une méthode.
    La qualité du pédagogue qui prend la responsabilité d’une classe de cours préparatoire se mesurera à son aptitude à inventer avec ses élèves des textes qui devront à la fois susciter l’envie de lire, d’écrire donc de créer et servir de base de réflexions à ces mêmes élèves pour découvrir et ainsi mieux appréhender les systèmes de codage, d’encodage et de décodage de notre langue. Bien qu’ayant enseigné de nombreuses années dans des classes de Cours préparatoires et classes élémentaires 1ère année, je n’aurai pas l’outrecuidance de clamer que j’avais trouvé la pierre philosophale qui me permettait de transformer des ignorants en savants.
    Que l’on cesse de jeter des anathèmes sur les enseignants qui n’ont pas attendu les travaux de Monsieur LEBRIS pour améliorer continuellement leurs pratiques pédagogiques avec des résultats certainement aussi honorables que ceux enregistrés par Monsieur LEBRIS.

    Quand Monsieur LEBRIS veut souligner le sérieux pédagogique de son ouvrage en signalant qu’il est un syndicaliste de gauche, il utilise le même processus argumentaire qu’un autre personnage qui déclare n’être pas raciste puisque son domestique est noir.

    En raison du service rendu à la Nation, le monde enseignant espère que Monsieur LEBRIS obtienne les palmes académiques pour encore mieux évoluer avec ses élèves dans la pataugeoire gonflable qu’il offrira à son école avec ses droits d’auteur.
    Mais à entendre son discours, à constater ses diverses et paraît-il nombreuses interventions sur différents médias, les parents d’élèves risquent encore de dire que les instit’ ne sont pas souvent au travail.
    Pour ma part, pédagogie et démagogie sont deux mots qui ne vont pas ensemble à moins que l’on ait la véritable nostalgie du bon temps de Travail, Famille, Patrie. Entonnons en chœur, « Maréchal, nous voilà….. ! »

    Charrier B, 29/10 : les idées développées dans ce livre sont malheureusement la triste réalité du collège et du lycée.
    j'attends impatiemment qu'un professeur se dévoue pour écrire un ouvrage semblable sur le lycée.
    le mieux serait encore un boycott national du système éducatif français de la part des élèves, des parents ( puisque ce sont eux qui font désormais le travail) et des enseignants, dans ce cas pas de sanctions possibles!!!

    Anne, 27/10 : OUF! Merci Monsieur Lebris,
    J'ai 26 ans, prof de Lettres depuis 4 ans, née de parents enseignants du premier degré, de votre génération. Je les ai entendus maintes fois expliquer ce que vous-même décrivez dans votre ouvrage.
    Cette lecture a pourtant été un choc et un soulagement. Après quatre années à chercher, constater, m'interroger, travailler: j'avais oublié ce que m'avaient expliqué mes parents.
    J'enseigne au collège: chaque jour de la sixième à la troisième, je vois les conséquences de ces méthodes globales- naturelle- à hypothèses que vous décrivez. Des dégâts qui me gênent dans mon boulot de prof de Lettres,qui m'obligent parfois à prendre la BOSCHER, quand j'ai le temps, pour apprendre à lire à des élèves de Cinquième ou de Troisième.
    Chaque jour, je me demande comment l'élève peut "construire de façon autonome" ses apprentissages lorsqu'il s'agit de propositions subordonnées relatives ou de subjonctif, ou de littérature médiévale.
    Je me vois passer des heures à rédiger des séquences "tip-top" sur Imac pour satisfaire un inspecteur de passage: réfléchir davantage à la rédaction des objectifs- finalités- prérequis et tutti quanti qu'au contenu réel de mes cours.
    Je me vois regarder Loic, 15 ans, au fond de ma classe, qui fait semblant d'écrire parce qu'il ne sait pas lire. Il graphie des "mots" de trois kms de long pour faire semblant d'être comme les autres. Il est en troisième. J'ai honte, j'ai mal au coeur, envie de vomir.

    J'ai honte d'être l'employée modèle d'un ministère qui empêche des gosses d'apprendre à lire. Honte de me battre contre des collègues qui me disent "on ne peut rien faire". Contre d'autres qui, soucieux de garder leur statut de spécialiste " remédiation", refusent de bosser avec toi, gardant jalousement leurs secrets, sans doute d'incompétence.
    Les enfants désapprennent au collège, mais c'est scandaleux de le dire. Ceux qui arrivent en Sixième sans bases de lecture solides désapprennent. Ils sortent de Troisième à la limite de l'illetrisme. Mais chut! Cachons-le!
    Dans cette course au tout médiocre, je ne trouve pas ma place. Mes élèves de Troisième me regardent ahuris quand je "pique des crises" à cause de tas de copies indigents. Pas d'accents, pas de points sur les i, pas de ponctuation, pas de rigueur, pas d'effort... Certains me répliquent très sérieusement que les points sur les i et les accents ne servent à rien. Et " la prof de l'an dernier, elle disait rien. Et on n'est plus en primaire. Et pi moi d'abord, j'me comprend."
    C'est déjà cela...
    MERCI MONSIEUR LEBRIS DE M'AVOIR RAPPELE LE SENS DU MOT "Enseignement".
    Au passage, et pour finir, j'ai passé en même temps que mon CAPES le PE2. En travaillant la veille des écrits deux heures, pas de maths depuis des années. Idem pour les oraux.
    Reçue sur liste principale, sans doute grâce à mon milieu familial et aux longues heures passées à écouter les discussions de mes parents: j'aurais été une incompétente maîtrisant le jargon EN. Un vrai scandale.
    Anne

    E. Dominique, 25/10 : Monsieur Le Bris,

    Mille fois "bravo" pour votre livre et pour le courage dont vous avez fait preuve. J'ai offert votre livre à plusieurs personnes, dont certains "vieux" enseignants. Nous sommes tous d'accord : enfin quelqu'un qui est "du métier" et qui pense comme nous. Alors, non, nous n'étions pas fous ? Plutôt objectifs et clairvoyants même ! Je me demande parfois si je ne suis pas un martien... Mais alors, me voici rassurée car je ne suis pas la seule ! Je me demande comment des personnes aussi cultivées, aussi intelligentes que celles qui imposent des méthodes, mais aussi celles qui les enseignent, peuvent être aussi bornées, autant aveugles, pour ne pas se rendre compte des lacunes engendrées (Que dis-je ? De la catastrophe qui en résulte !)alors que nous, "petit peuple", nous le savions ! Je vais avoir 50 ans. Je ne suis jamais allée à l'école maternelle (mon père s'y est toujours opposé). Je suis entrée à 6 ans à l'école libre. La directrice a dit aux parents : "A Pâques, vos enfants sauront lire" (sic !). Cela fut le cas pour tous (nous étions plus de trente dans la classe)("re-sic" !). A 9 ans, j'entrais en sixième. Le concours d'entrée venait d'être annulé mais nos instituteurs nous ont tout de même fait passé l'"examen blanc". Toute la classe a réussi. Peut-on dire que les enfants d'antan étaient plus intelligents que ceux d'aujourd'hui ? Je ne le pense pas. Ce sont uniquement les méthodes et la "prise en main" de la classe qui font la différence... Mais cela n'engage que moi. Nous avons connu les leçons de morale, la lecture, les dictées, les leçons d'orthographe, de grammaire, la récitation ; les "pages arrachées" si elles étaient mal calligraphiées ; les heures de retenue en cas de leçon non apprise ou de mauvaise conduite ; le "bonnet d'âne" (celui qui le portait était accompagné par un camarade et devait se montrer dans toutes les classes de l'établissement), etc. Nous n'en sommes pas morts. Au contraire. Aujourd'hui encore, je remercie tous mes instituteurs, mes professeurs. Ils m'ont apporté la connaissance, la solidarité, le civisme, la responsabilité, le sérieux, l'endurance, la moralité, le respect. Tout. Je leur dois tout. Malgré les pleurs parfois, les grincements de dents aussi. Je leur rends hommage par ce témoignage. Je n'ai pas mon bac mais je peux vous dire que j'ai eu mon certificat d'études et que j'estime qu'il vaut bien le niveau du premier cité ! Encore un "petit détail" : je suis maman d'un adolescent handicapé moteur. Son apprentissage scolaire s'est fait à la maison (faute de pouvoir le faire scolariser normalement) selon les méthodes "ancestrales". Je peux vous affirmer qu'il s'exprime merveilleusement bien, qu'il use et abuse d'un vocabulaire riche et qu'il adore lire (et le fait très bien), qu'il sait compter, connaît ses "tables" et sait "poser une opération" ; ce n'est pas le cas de la plupart de ses petits copains... Il a aujourd'hui 25 ans. Il est vrai qu'il lui manque "la socialisation", mais je remercie le ciel car, lorsque je constate "les résultats de l'extérieur", je me dis que c'est un moindre mal. Pardonnez la longueur de ce témoignage et j'espère, M. Le Bris, que vous aurez beaucoup d'autres confrères qui vous rejoindront. Merci encore !

    Elisabeth, 16/10 : Monsieur Le Bris,
    Je vous ai entendu ce matin à l'émission de Finkielkraut "Répliques";dans la foulée, j'ai acheté votre livre que je suis en train de lire.
    Je savais depuis longtemps que ces méthodes d'apprentissage de la lecture étaient criminelles mais les analyses de détail me faisaient défaut...Votre livre m'éclaire vraiment. Merci!
    Depuis plusieurs années,en tant que prof de Lettres, je conseille aux parents de mes collégiens d'apprendre à lire eux-mêmes à leurs autres enfants encore en âge d'être "sauvés"...Mais pour les élèves abîmés par ces méthodes démagogiques, quelles difficultés pour essayer de les "réparer"! Je me bats depuis des années pour maintenir un enseignement régulier de la morphologie et de la syntaxe au collège.. Mais à quel prix! De moins en moins d'heures,une pression pour travailler en séquences, qui liquéfie et dilue l'enseignement du français,des collègues qui versent dans toutes les nouveautés pédagogiques( sous prétexte que la nouveauté serait bonne en soi, d'où qu'elle vienne !) sans jamais avoir l'honnêteté d' évaluer les fameuses innovations, qui me traitent de ringuarde, de passéiste,voire de fasciste, qui ont fait de la délation auprès des parents d'élèves la première année où je suis arrivée...L'an passé, un inspecteur m'a fait savoir que j'avais une attitude passéiste car je faisais en 3ième "Roméo et Juliette "( que mes élèves ont adoré!)et que mon cours ,trop littéraire(sic), ne permettait pas aux élèves d'adopter une attitude autonome dans la construction de leurs savoirs( re-sic)!
    Inutile de vous dire combien votre livre et la découverte de ce site m'ont fait du bien!A force d'être isolée- au point d'être toute seule dans un établissement à défendre ce point de vue- on devient fou et on se demande si on ne finit pas par faire fausse route!!
    Merci donc mille fois et comme j'habite à Rennes j'espère bien pouvoir vous rencontrer pour pouvoir agir autrement que seule en cours avec heureusement quelques parents qui commencent à comprendre l'enjeu des problèmes et qui me soutiennent un peu...
    Merci beaucoup et bravo pour votre livre!

    M-F Hébrard, 15/10 : Vu les éloges lus ci-dessous, je ne suis pas sûre que des écrits contestatazires soient publiés sur ce site.Voyons!

    anne de poulpi, 15/10 : Monsieur,
    Mille fois merci d'avoir osé dire tout haut ce que tant de parents pensent tout bas (enfin, de moins en moins...) J'ai 7 enfants,le dernier en CM2, les contenus des "cours" sont de plus en plus aberrants, les devoirs infaisables...et le soutien des parents (non profesionnels et déjà bien occupés) indispensable!
    Je m'étais jusqu'à présent promis de ne pas intervenir directement dans le travail de l'enseignant, mais les bornes ont été dépassées la semaine dernière quand mon fils a eu comme devoir à la maison un rébus censé lui faire assimiler la notion de démocratie (avec un rat et une scie). Je me suis dit que si on continuait à se taire, il n'y aurait plus de limites (à quand des charades sur l'Holocauste, des mots croisés sur la Terreur, ça serait vachement ludique et moderne!)
    J'ai été évidemment très mal reçue par l'instit qui m'a conseillé de m'occuper de mes affaires: je ne comprends rien aux méthodes modernes.Je ne demande pas mieux que de faire confiance aux enseignants, mais dans de telles conditions, QUE FAIRE???
    MERCI DE ME DONNER VOTRE SENTIMENT sur l'exercice sus-nommé!
    Je fais connaître votre livre et compte rejoindre le collectif, enfin un lieu où pouvoir s'exprimer!..

    carole L, 12/10 : Monsieur,
    Merci d'avoir osé écrire ce que beaucoup de gens pensent. J'ai appris à mes enfants à lire avec la méthode syllabique pendant l'année de grande section de maternelle. Je suis en parfait accord avec tout ce que vous écrivez et je me charge de diffuser votre livre .
    Mais que peut on faire nous parents à notre petit niveau pour que les choses bougent? quel est notre champs d'action? A part nous sortir à longueur d'année que nous n'avons pas à donner notre avis sur la pédagogie, c'est tout ce que les chefs d'établissement savent nous dire !!! j'imagine que vous avez fait parvenir votre livre au premier ministre et à ses collaborateurs, ainsi qu'à l'équipe THELOT ?

    Ripoll, 12/10 : Félicitations à M. Le Bris pour cet excellent ouvrage qui dépasse le témoignage individuel pour s'élever à une analyse parfaitement lumineuse des carences du système. Enseignant en faculté de Lettres, je comprends mieux à présent l'origine profonde des déficiences que j'observe en nombre croissant dans les copies de mes étudiants. La méthode de lecture globale, qui minimise l'attention portée aux syllabes finales, explique à merveille la multiplication des fautes du type "Omar m'a tuer", qui sont à présent légion, même dans de bonnes copies. Sur un plan plus général, elle est sans doute aussi à l'origine de la tendance de plus en plus répandue des étudiants à saisir "en gros" le sens global d'un énoncé, sans s'attacher au détail de ses termes.Ces carences observables à l'extrémité de la chaîne éducative remontent loin, confortées qu'elles sont par une idéologie pédagogique dominante qui privilégie le jaillissement de la spontanéité au détriment de la rigueur et de la discipline intellectuelle (dont la dévalorisation est du reste étroitement liée à l'effondrement de la discipline tout court).
    En tant que parent d'un gamin de 2 ans, je remercie M. le Bris de m'alerter à temps pour que je puisse me préparer à prévenir le désastre et mettre aussi en garde les autres parents de mon entourage. Continuez votre oeuvre courageuse et salutaire. Je vous soutiens à fond.

    REVERDIAU, 11/10 : Merci, Monsieur Le Bris,pour votre livre passionnant et qui me rassure (non , je ne suis pas une vieille instit. réac de 56 ans qui a abandonné l'enseignement dans les années Jospin, écoeurée des directives ministèrielles ...) et me consterne tout à la fois ! Je suis heureuse que mes enfants (32 et 27 ans) ne soient pas en âge d'être scolarisés aujourd'hui.

    Un exemple , j'ai changé d'école mon fils né en 1976 , après un CE2 catastrophique : maîtresse absente, car en formation , contrôles inexistants, tenue des cahiers, enfin je devrais dire non-tenue des cahiers, etc...NOTES DEPLORABLES. D'ailleurs la maîtresse a refusé de me donner le carnet et le dossier scolaire de mon fils, furieuse, car je le sortais du public pour aller dans le privé sous contrat.

    En CM1 , maître "à l'ancienne", méthode de travail idem, résultat: il est devenu 1er de sa classe, et au test d'entrée en 6éme il a été noté : bien structuré, a appris à organiser son travail.
    J'ai remercié ce maître, car c'est grâce à lui si mon fils a fait une superbe parcours scolaire : les bases étaient là.

    Je viens de relire " Comme un roman" de D.Pennac ; je vous conseille de faire de même, surtout page 170 : le droit de lire à haute voix ...

    Encore merci, et bonne chance dans votre combat ; je suis à vos côtés.

    Dufour, 08/10 : Merci pour ce livre . Je suis professeur de Français et histoire en Lycée professionnel depuis 30 ans . Actuellement en congé maladie , j'ai pris la décision de démissionner car , comme Marc Le Bris , j'ai "tout cru , tout fait" en professeur consciencieux et soucieux des élèves.Je n'ai pas su ou pas pu enseigner selon mes convictions,"empêtrée" dans un milieu professionnel corporatiste et même sectaire . Le lycée professionnel est également très malade , les remèdes prescrits sont les mêmes qu'au primaire : une bonne dose de"Lycééns au cinéma",une pincée ou plus de "percussions africaines" mais surtout ni dictée , ni orthographe,ni grammaire. Je m'arrête là et encore bravo pour avoir écrit ce que bon nombre d'enseignants vivent au quotidien .
    Alex, 07/10 : Merci pour votre livre qui m'a fait réaliser pourquoi il est si difficile pour mes élèves de réussir, malgré toute ma patience, et comprendre encore plus pourquoi l'école marche vraiment sur la tête.

    Je suis enseignante de Lettres Classiques depuis cinq ans au collège. J'avais des illusions quand j'ai préparé le CAPES : ayant tout reçu de mes professeurs, j'avais envie de transmettre le précieux savoir. Le concours obtenu, il a fallu passer par la case IUFM (ma professeur de Grec m'avait avertie que je devais faire profil bas, que je "devais être prête à toutes les prostitutions, sinon ils me briseraient", je ne savais pas alors tout ce qui m'attendait....) O stupeur! L'IUFM apprend à dénigrer les méthodes qui nous ont menés là où nous en sommes, systématiquement ce sont brimades, lavage de cerveau et j'en passe, que nous vivons pendant un an. Je passe rapidement sur ce chapitre douloureux...
    Débarrassée enfin de ces malfaisants, j'arrive dans un collège de campagne tranquille en apparence. Aujourd'hui, la situation est terrible: nous sommes "pourvus" d'une principale à oeillères qui applique systématiquement TOUS les textes ineptes que le ministère pond pour détruire la discipline à l'intérieur des collèges. Résultat, l'ambiance commence déjà, en ce début d'année à se dégrader sérieusement: les conditions de travail sont déplorables et la principale s'en moque.
    Nous sommes beaucoup de jeunes dans cet établissement à y croire et à être écoeurés de ce que certains d'entre nous soient dans la démagogie pure (pas ou très peu de travail à la maison, chartes en tout genre pour avoir la paix sociale, IDD avec leurs fervents défenseurs dont notre principale qui les maintient envers et contre nous sous prétexte que "les parents trouvent que ça change"!et.)
    Je me bats pour maintenir le Latin dans mon collège (je suis la seule à l'enseigner dans l'établissement), je me bats pour que mes élèves traduisent encore des phrases à leur portée (les textes disent: rien que des textes authentiques! mais comment savoir l'anglais en plongeant directement dans Shakespeare!?!). J'ai dû rendre des comptes à mon inspecteur, il ya de cela deux ans: je n'ai rien camouflé, mes élèves de 5ème ont traduit (ô hérésie!) un texte dit "trafiqué" avec enthousiasme et plaisir...à la grande surprise de l'inspecteur! En entretien, il m'a bien sûr reproché de ne pas travailler sur des textes authentiques mais il ne doit pas appartenir à la branche dure des pourfendeurs d'hérétiques car il m'a félicitée... mais qu'en sera-t-il quand je rencontrerai un inspecteur plus "puriste"? Je me demande si je parviendrai à supporter qu'on me brise les reins...Et comment actuellement puis-je supporter de voir mes 6ème avec seulement 5 heures de français par semaine? Quand leurs savoirs sont fragiles voire inexistants.
    Je suis heureuse tout de même de constater que je ne suis pas (et beaucoup d'entre nous le disent ici)la seule à essayer d'enseigner, même si certains de mes collègues me trouvent réac voire fasciste parce que j'exige le silence dans ma classe et le travail rigoureux.

    Que peut-on faire pour arrêter de nous battre seuls face à nos élèves? Quel contrepouvoir pouvons-nous imposer aux délirants qui tiennent l'école? Je fais signer les pétitions de ce site, mais quelles actions pouvons-nous mettre en place? J'ai l'impression parfois que rien n'empêchera les fous de Meirieu de faire tomber la place...

    Dollard-Leplom, 04/10 : Je n'en suis qu'à la page 87 du livre de Marc Le Bris et je le remercie :
    1/ je vais avoir beaucoup moins de travail pour recycler les jeunes (niéces , enfants d'amis , remplaçants et débutants perdus ....) qui souffrent dans les classes en tentant d'appliquer ce qu'ils ont appris à l'IUFM
    2/j'ai appris des précisions très très utiles au niveau de la phonétique ( je pratiquais correctement , mais sans avoir analysé finement la justification pédagogique de mes pratiques )
    3/ Merci pour le signalement de la méthode Léo et Léa: j'avais acheté DELILE cette année , pour renouveler les Boscher .Mes élèves ont toujours eu des Boscher .Un groupe de stagiaires le découvrant à l'IUFM s'exclame ,horrifié: " QUOI ..???est-ce que ton inspecteur le sait ??"
    Je réponds tout aussi sidérée : mais je ne me suis jamais posé la question ! vous faites bien de m'en parler puisque c'est ça , je vais le lui dire !
    Stupéfaction encore plus grande des stagiaires (des instits en recyclage...)
    Je renchéris : "je suis très choquée que vous ne me demandiez pas si c'est bon pour les élèves .Avant je n'osais rien dire , mais maintenant je vous le dis : JE NE SAIS PAS CE QUE C'EST QU'UN ELEVE QUI N' APPREND PAS à LIRE ! J'ai 30 ans de carrière et 100% de réussite , et ne me dites pas que je suis favorisée : j'ai quelques cas à qui j'ai appris à lire et ce sont de sacrées références pour moi .
    Comme ma collègue du cycle 3 continue en faisant de la grammaire de l'orth et de la conj , les profs de collège disent : " Wadelincourt , on n'a pas besoin de savoir que les élèves en viennent , on les reconnaît à l'oeil nu."

    Je m'arrête là car il y aurait un livre à faire , hélas !!!
    (la remplaçante qui me dit : comment vous écrivez "Azel "? Moi : dans quelle phrase ? Réponse : Azay-le-Rideau.........
    et combien de crasseux comme elles , qui n'ont RIEN appris à l'école)

    Je vais faire une publicité terrible pour celui de Marc L. et il faudrait bien obtenir une émision grand public sur le sujet.
    N'est-il pas désolant de voir, le jour de la rentrée, des 6ème ânonner dans un reportage sans que ça ne choque personne ?
    Et les conflits qui se multiplient parce que les parents d'élèves ne savent pas lire les notes d'info...
    Ma fille prof de lettres s'est attiré les foudres de ses collègues en leur précisant que dans celles-ci , il ne fallait pas lire ...seulement ce qui était en gras.

    Je ne veux pas qu'un de mes élèves finisse comme cet infirmier qui a tué un enfant faute de lire correctement l'étiquetage du flacon de morphine.
    Christine Dollard-Leplomb 18 ,MALMY 08450 CHEMERY -SUR-BAR

    maillard, 04/10 : le temps et l'espace me manquent pour vous faire savoir à quel point votre prise de position est une bouffée d'oxygène pour les rares enseignants qui sont conscients de la situation dramatique de l'enseignement actuel ...Enfin , il y a qqun qui dit haut et fort ce que tout le monde pense tout bas depuis 30 ans ! ..je finissais par croire à force d'être traitée de réactionnaire que ma vision des choses etait faussée !
    Non , nous ne sommes pas fous , ni paranos , ni inconscients .....
    sans vouloir vous faire de l'ombre , je pourrais , moi aussi, enseignante dans le second degré depuis 37 ans, écrire des livres entiers sur le sujet qui nous interesse ..et en particulier essayer de faire comprendre à tous pourquoi un élève de troisième ne peut écrire un texte de 3 lignes dans un langage compréhensible tout bètement parce qu'à 15 ans il ne sait toujours pas lire ....!je suis tellement ecoeurée que je n'ai plus de forces , je vous supplie de continuer à vous battre , dans l'espoir que , un jour , une véritable politique d'enseignement verra le jour .....et qu'enfin on pourra espérer "apprendre" qqchose à l'école , ce qui n'est plus le cas depuis longtemps .....à moins que le but non avoué de l'école ne soit justement d'empècher le plus grand nombre d'acceder à un niveau de conscience ....après tout, comment controler les gens , s'ils ont acquis un niveau miimum de lucidité ? tout le problème est là , j'en ai peur .....

    maillard anne, 04/10 : ouf ! je finissais par penser que j'etais folle ....frustrée , aigrie , parano ...
    je suis enseignante depuis 37 ans,en collège ,dans la région parisienne .et j'ai eu largementle temps depuis 1967 de réaliser à quel point nos élèves sont défavorisés et limités par le manque de méthodes adaptées ....
    je suis scandalisée par le fait que l'on gache le cerveau de nos enfants , en leur refusant les méthodes qui leur permettraientde développer leurs aptitudes et d'ouvrir leur esprit ...
    il faut,ou plutot il faudrait "normalement" pour un élève moyen ,3 mois pour apprendre à lire à 5 ans,ce qui est en accord avec le développement courant du cerveau à cet age .....avec la methode syllabique
    (je l'ai vu faire, je l'ai fait avec mes enfants qui ne sont pas des génies ,et beaucoup de mes amis ont fait la même démarche en mettant,au besoin, leurs enfants dans des écoles privées hors contrat utilisant les méthodes anciennes ! )c'est grave si on doit en arriver là ! moi même je l'ai fait à contre coeur ,cela allait à l'encontre de mes convictions , mais l'enjeu etait trop important ! ....or,si je l'ai fait , c'est parce que depuis longtemps (depuis toujours , devrais je dire )j'ai en classe des élèves qui de la sixième à la troisième, sont incapables d'écrire une ligne de texte lisible et compréhensible ...et ce dans un établissement apparemment "normal",banal, c'est à dire , sans difficultés majeures. Cela ne semble choquer personne ....même pas les enseignants qui sont leurs professeurs et qui ont eux même été formés de la même façon !ne parlons pas des parents , qui eux mêmes ont "subi" la méthode globale et semi globale ....je ne vais pas enfoncer des portes ouvertes , car il semble que nous soyons sur la même longueur d'onde .....mais quand même ....ne soyons pas surpris qu'un élève ne puisse pas comprendre une leçon , ni l'apprendre s'il n'est pas capable de la lire ! ne soyons pas surpris si la portée intellectuelle d'un travail leur échappe , quelle que soit la discipline envisagée ....nous formons actuellement des robots possedant des bases de données limitées ...ce qui est peut être voulu ! car , puisque je suis "parano" je vais jusqu'au bout : il est peut être souhaité par les instances qui nous gouvernent ,que les futurs citoyens soient incapables de réfléchir ,de porter un jugement ,d'analyser un texte , ne soient interessés que par les conneries disribuées par les chaines de télé :émissions sportives , émissions de variétés musicales,téléréalité ,(ça , c'est le comble ) alors que la télévision pourrait être un outil fabuleux de formation si elle etait un peu controlée ! Il y aura toujours des parents qui ont pour objectif de donner à leurs enfants la meilleure éducation possible , mais ce qui est regrettable c'est qu'à notre époque , on a les moyens de la diffuser largement ,d'en faire profiter tout le monde ....mais ce n'est pas dans l'air du temps !et je pense que c'est criminel ....

    Il m'arrive parfois de rèver ou plutôt de cauchemarder ...avec des enseignants bien formés , avec des méthodes logiques ,et grace aux mesures de démocratisation de l'enseignement on pourrait imaginer que 80% des élèves puissent parvenir à un niveau Bac + 4 ou 5 .....et alors ? que se passerait il ?
    cela poserait un grave problème à l'état ! que faire de tous ces diplomés ? vous ne croyez pas que c'est une réponse (ou plutot une nouvelle question ) à notre problème ?
    "il faut maintenir 60 %au moins de la population dans un état d'infériorité intellectuelle " ...je pense que c'est ce que pensent nos dirigeants en ce moment !pour eux c'est vital ,je pense...!
    Mais , je suis professeur et j'espère quand même !
    en attendant un utopique retour à des conditions normales d'enseignement , ne baissez pas les bras ,M.Le Bris !....vous avez su vous faire entendre , votre livre et vos apparitions sur les écrans de télé constituent un début de "reprise de conscience"...surtout , n'arrètez pas ! ne vous laissez pas démolir par vos détracteurs (car vous en avez surement ! ) votre calme et votre détermination lorsqu'on vous voit sur l'écran sont vos meilleurs arguments ! Continuez , à fond ....beaucoup d'enseignants sont avec vous ...(et de parents !)

    Michelle, 01/10 : merci Mr Lebris d'écrire ce que nous savions depuis longtemps, à savoir que les méthodes de lecture, le refus des révisions, les méthodes d'apprentissage des opérations etc découragent nos chers petits dès le début de l'école en leur compliquant terriblement la tâche: plus d'organisation dans leur tête, des connaissances entassées au petit bonheur la chance et, à moins d'avoir un esprit naturellement (!) organisé, une difficulté parfois grande à utiliser les dites connaissances. Je suis une maman de cinq enfants dont quatre scolarisés, une maman à la maison qui s'accroche à l'accompagnement scolaire de chacun avec assiduité. L'aînée savait lire en CP, RAS si ce n'est l'utilisation de la méthode Boscher en GS de maternelle, la moitié du livre jusqu'aux grandes vacances. Méthode "lecture en fête" en CP, elle est devenue une bonne lectrice et dévore; elle est aujourd'hui en seconde. C'est une élève qui en CM2 avait une bonne orthographe; dommage que l'orthographe se soit en partie envolée au collège... Le second a eu le même menu, si ce n'est que la résistance à la lecture s'est manifestée dès l'apprentissage des ou, on, oi etc. Je n'ai pas voulu le décourager, ai pris le parti d'attendre l'enseignement du CP, espérant un gain de maturité. Le CP, lecture en fête, a semblé se passer correctement. Le réveil douloureux a eu lieu en CE1: il lisait très mal, ne mémorisait ni orthographe ni leçon en général. Un suivi orthophonique s'est mis en place, il a pleuré en faisant ses devoirs, il a redoublé cette classe. Il est venu au jour petit à petit qu'il était dyslexique. Il est aujourd'hui en 4e et bénéficie d'un dispositif dyslexie dans son établissement.Il fait toujours de l'orthophonie, a beaucoup progressé en lecture, un peu également en orthographe, je passe beaucoup de temps auprès de lui chaque soir notamment à lui faire les questionnaires écrits qui sont le seul moyen que nous ayons trouvé pour qu'il mémorise à peu près: pitié, c'est épuisant pour les mamans et les enfants! Ces enfants en difficulté ont besoin d'une grande organisation du travail, d'un recentrage sur l'essentiel, de beaucoup d'exercices d'application (merci Mr Le Bris), de r é v i s i o n s régulières, tout ce que ne permet pas les méthodes globales qui jonchent les parcours scolaires de nos enfants, le temps perdu en activités sportives ou culturelles, arts visuels, sorties au cinéma, idd etc. Mon toisième enfant a suivi le même parcours, Méthode Boscher en GS, Cp avec Mika (la poupée de chiffon). Le problème n'a pas été la lecture, même s'il a fallu attendre le CM2 pour qu'il cesse d'annoner. En CP on a oublié de lui apprendre à écrire: il devait apprendre "sur le tas"(sic), et il a du se contenter de l'enseignement incomplet qu'il avait reçu en GS. Je ne me suis pas méfiée, je pensais surtout à la lecture. En fin de CP il écrivait plus mal qu'au début de l'année et ne respectait quasiment plus aucune conventions d'écriture. En CE1 ce fut la Berezina, malgré une enseignante extrêmement dévouée. Devant écrire davantage il a mesuré la difficulté et s'est peu à peu muré dans un refus d'écrire: non suivi des lignes, illisibilité, larmes, angoisses. Et nous voici lancé dans la danse des RV: psycho motricité, psychologue etc. Il a fallu attendre le CM1 pour qu'il réapprivoise peu à peu ce qui lui paraissait insurmontable. Aujourd'hui il est en 6e, écrit trop lentement, n'acquièrera jamais les conventions d'écriture qui lui permettrait d'aller plus vite, écrit mal quand il faut se dépêcher... Et l'orthographe, devinez... niveau ce1! nous démarrons un suivi orthophonique... Le soir Maman s'assied avec son fiston pour les devoirs; heureusement il mémorise facilement mais je fais la secrétaire pour terminer les exercices et il n'a pas toujours le temps de finir les contrôles. Le meilleur est pour la fin: je croyais mon fils isolé avec sa difficulté; dans sa classe, sur 22 élèves 6 ont des difficultés d'écriture a déclaré le prof de Français lors de la réunion de rentrée, 30% de l'effectif si je ne me trompe!!! Le quatrième lit bien en CE1, mais la méthode Boscher "c'est le livre avec lequel j'ai appris à lire"(en CP cette fois en guise de devoir du soir). NB Est-ce notre boulot à nous, parents, de faire la classe à nos enfants chaques soirs après l'école?
    Jean-François, 29/09 : Bravo à Marc Le Bris. Le plus grand bris, et le plus utile, sera peut-être celui du dogme pompeux qui a, depuis si longtemps, servi de boussole au bateau ivre du ministère. On voit que la résistance paie. L’accusation de passéisme, développée ponctuellement dans certains journaux et présentée comme les prémisses d’un retour à l’Ordre Moral ou au régime de Vichy, doit être regardée pour ce qu’elle est: un hommage du vice à la vertu. Mais elle paraît surtout exprimer un souci bien bourgeois des préséances, des convenances sociales, des dignités hiérarchiques. Qu’un “instituteur de province” (porte-t-il des sabots et un petit chapeau rond? Se déplace-t-il en char à bancs?) soit lu et pris au sérieux par le ministre, au même titre que de vénérables universitaires, professeurs (de rang A) ès sciences de l’éducation, voilà qui offusque nos arbitres des élégances. Ah! Fi donc, ma chère! Ce n’est pas du temps d’Allègre qu’on aurait vu de pareilles horreurs!
    lali, 28/09 : rien n'est plus vrai que ce qui est écrit page 111 !!
    Françoise 58, 27/09 : Très rassurant le livre de Marc Lebris; j'étais à l'école normale en 77/79 et je pense que si j'avais eu à écrire ce livre j'aurais mis le même contenu. Nous avons l'impression d'assister à un vaste délire où chaque enseignant a du mal à s'y retrouver.Je regrette profondément que l'on ait gommé les méthodes efficaces qui avaient fait leur preuve pour s'acheminer vers du saupoudrage, du faire-sembant; on ne va plus à l'essentiel alors stop! comme le prouve si bien Marc Lebris!Bravo pour ce livre que j'ai conseillé à de jeunes collègues et qui m'ont dit avoir énormément appris après la lecture de celui-ci, pire,avoir compris beaucoup de choses.
    schmitt line, 25/09 : Bravo à Marc Lebris pour son livre que j'ai eu la chance de lire il y a quelques mois déjà.Au fil de mes différents remplacements (je suis brigade stages courts ),j'ai pu constater ce qu'il dénonce dans son livre.Ce que j'ai ressenti,remarqué,établi,Marc Lebris l'a écrit! En tant que maman de deux enfants scolarisés en école élémentaire,je ne peux que me réjouir qu'ils aient des enseignants de la "vieille garde" ,aux vieilles méthodes car,eux au moins,apprennent à lire,à compter et beaucoup d'autres choses encore.
    Merci pour cet excellent témoignage.
    Il faut continuer le combat!!!!

    Pierre, 17/09 : Moi aussi je suis sorti de l'Ecole Normale en 1977 (celle qui formait les Instituteurs de la République et qui faisait de l'Ecole une Institution et non pas un service public insipide animé par des techniciens pas toujours motivés sortis des IUFM) Aujourd'hui, je suis sûr d'une chose: les bonnes méthodes sont celles avec lesquelles l'enfant apprend! Celle qui convient à cet enfant ne fonctionnera pas forcémént avec celui là... et l'enseignant doit s'adapter... et les chercheurs en pédagogie ne sont pas des farfelus, heureusement, ils nous ont aidé à ce que le niveau monte.
    Marie, 17/09 : ce livre est distribué par de nombreux parents qui reconnaissent les erreurs de l'enseignements tel qu'il est pratiqué à ce jour. Dommâge que rien encore n'intervienne une génération de sacrifiée par une élite qui est la première à dire que l'école n'est pas égalitaire!!!
    A qui la faute, le français n'est absolument pas maîtrisé, les maths sont devenus comme décrit dans ce livre un véritable charabia, même les meilleures volontés ne peuvent aider leurs enfants!!! où va t on?
    Je souhaite que le maximum de personnes puissent communiquer par votre intermédiaire, en espérant pouvoir enfin faire bouger les choses.

    Joëlle, 12/09 : Enfin un enseignant qui ose crier tout fort ce que tant d'autres pensent et vivent journellement ! J'ai dévoré votre livre et je vais m'empresser de le faire circuler. Il faut que les choses changent. Retraitée depuis 2000, je comprends encore mieux la hâte que j'avais d'en finir avec l'école. Pourtant j'avais choisi ce métier par vocation, mais ces pontes de l'éducation le déforment et nous volent la joie d'enseigner comme ils volent aux enfants la joie d'apprendre !C'est un abus de pouvoir intolérable !
    Ayant des petits enfants en maternelle, je me sens toujours concernée par l'école et je m'empresse de leur apprendre à lire avant que l'école ne vienne les perturber. Ils ont découvert et appris très rapidement l'alphabet grâce à "la planète des alphas"( à trouver sur internet), une méthode alphabétique mise au point par des orthophonistes suisses. Les méthodes naturelles reprochent à la méthode alphabétique d'être ennuyeuse pour les enfants. Avec la planète des Alphas, cette critique ne tient pas : l'histoire est si passionnante que les enfants mémorisent très vite l'alphabet et l'association des letres. Mais il manque un livre de lecture (en préparation) pour s'entraîner à la lecture de façon progressive et méthodique :"Lire avec Léo et Léa" complètera bien le travail commencé.
    Merci pour votre courage.

    valérie, 09/09 : Je viens de commencer le livre de Monsieur Marc Lebris "Et vos...ni compter !". Je suis effondrée de lire que le cas de mon petit garçon qui est au CE1 cette année n'est pas un cas unique. Je pensais qu'Henri était beaucoup moins bon que sa soeur aînée, que l'école ce n'était pas "sa tasse de thé", que peut-être il avait un disfonctionnement dans la compréhension, bref je lui ai trouvé toutes les excuses. Déjà très inquiète l'année précédente et Henri ayant un problème d'ellocution j'ai pris rendez-vous chez un orthophoniste. Ce dernier m'a informer qu'Henri à Pâques ne s'avait toujours pas son alphabet. Je lui répond très confiante "c'est qu'il n'a pas envie de vous le réciter". J'avais tord car effectivement il ne le connaissait pas. Après quelques séances chez l'ortho il a commencé à lire et a terminé son année de CP sans trop de dégats (il est bon en calcul). L'année du CE1 débute et là je suis à nouveau catastrophée, il ne sait pas écrire, il ne sait pas former les lettres correctement, où plutôt cette année on lui demande d'écrire des mots nouveaux sans les avoir appris au préalable. Je ne pense pas que mon enfant soit un idiot (il est doué pour la musique-piano) et a un sens développé pour l'humour.
    Je n'accuse pas son enseignante de mauvais traitement culturel mais j'accuse un système qui est en décrépitude. J'ai la chance d'être actuellement mère au foyer et d'avoir du temps à consacrer à mes enfants pour les devoirs.
    J'espère que mon témoignage peut consolider votre pensée, que cette méthode d'apprentissage de la lecture et donc de l'écriture est un vrai désastre.
    Je me sents moins seule dans mon combat pour que mon petit garçon sache lire,écrire et compter correctement dans un avenir proche.

    récalcitrante, 08/09 : J'ai commencé ce livre aujourd'hui -même et j'y puise déjà le courage nécéssaire pour retouner dans ma classe demain matin.
    Sortie de l'IUFM en juin 2000, j'ai depuis deux ans la charge d'une classe de CP-CE1. L'an passé, n'ayant trouvé aucun manuel me convenant, j'ai crée mes propres fiches de lecture syllabique. Les enfants ont rapidement progressé et la plupart des parents m'ont fait part de leur contentement. Cette année, j'ai commandé la méthode Lire avec Léo et Léa. Dans mon école, une autre classe de CP "apprenent" à lire avec Grindelire. Le jour de la rentrée, j'ai reçu la visite de mon inspectrice et de deux conseillers pédagogique pour me persuader de prendre la même méthode que ma collègue ou de modifier la répartition des élèves afin que les CP ne me soient plus confiés. Leur seul argument était le suivant: les parents vont comparer les résultats des enfants, les miens vont avancer plus vite et les plaintes vont remonter à l'inspection. J'ai répondu à l'inspectrice que je garderai mes CP et ma méthode. Je suis persuadée du bien fondé de ce parti pris pédagogique mais j'attends avec une certaine angoisse la "vengeance" de ma hiérarchie. Il est donc réconfortant de savoir qu'on n'est pas seul à mener ce combat et à subir ces sanctions.
    Je serai heureuse de recevoir quelques conseils et de pouvoir participer activement au nécessaire changement que nous souhaitons tous voir s'opérer.

    anne, 27/08 : Je sors tout juste de PE2, nous sommes le 27/08 et je n'ai pas encore de poste parce que nous sommes classés selon notre âge et que je suis de 1981, c'est à dire la plus jeune de mon iufm...j'ai tout réussi du 1er coup donc je n'ai pas de poste, donc je ne suis pas prête à enseigner, et bien sûr je n'ai pas été formée...j'ai lu votre livre avec toute l'angoisse de ma situation, sûre que vous avez raison et malade de devoir obéir pourtant, d'autant plus que je n'ai pas votre expérience pour me justifier de réagir...Que pouvons nous faire, nous les sortants bourrés jusqu'à la gueule d'imbécilités que vous n'imaginez même pas? Comment pourrions nous distribuer en grande quantité vos livres dans les IUFM? Je m'emploie à le diffuser à mes collègues, mais il y a tellement de travail...Si vous saviez ce que deux années de soit disant formation vous ruinent la pensée, la libre expression, et ce que nous sommes forcés d'endurer d'ennui et d'âneries, c'est indiscible...Pourvu que l'on réagissent tous à temps.Merci pour votre ouvrage qui m'a permis de ne pas me croire folle, car malgré tout, le recrutement est fait pour selectionner des brebis qui se laissent aisément enrôler!

    Dany C., 22/08 : Le livre que j'attendais!
    Il explicite le malaise des enseignants qui travaillent à "contre coeur" et à "contre emploi".
    J'ai passé le concours de l'EN en 1987, à 30 ans et mes 17 années de métier m'ont suffit pour observer la lente dégringolade des exigences de l'Ecole.
    Dans mon école rurale de 6 classes, nous nous interrogeons tous, sans exception, sur la finalité de cette catastrophe annoncée.
    Bons soldats de la République, nous n'en pouvons plus de voir nos élèves en difficulté, de devoir sans cesse justifier nos pratiques, de participer à des matinées pédagogiques sans intérêt où l'on nous demande fréquemment de réinventer l'eau tiède, de recevoir des notes de service absconses (!)...et j'en passe!
    Non, je ne me présenterai pas au concours interne de professeur des écoles et je continuerai à être moins payée: refuser la pensée unique a un prix.

    g.tessier, 22/06 : à chacun sa petite histoire. moi je passe l'oral du capes de lettres classiques dans deux jours. je n'ai pas le droit de ne pas connaître par coeur les programmes et autres textes officiels, et encore moins celui de les contester. je suis bien content, donc, de pouvoir citer des professionnels qui disent tout haut ce que je n'ai pas (encore) le droit de penser.
    et une autre histoire: ma mère n'a pas le bac. elle écrit sans aucune faute (dire 'erreur') et dans un français correct, ce qui n'est pas le cas des étudiants qui passent le capes avec moi, même si elle ne comprendra jamais le quart du tiers de la moitié de ce qu'ils maîtrisent en termes de connaissances théoriques relatives à la grammaire et autres lexicologies comparées.
    j'espère quand même que ça va changer.

    FABRE SYLVIE, 10/06 : Monsieur,
    Je tombe par hasard sur votre site et je suis satisfaite de voir que des instituteurs que je croyais inconscients dénoncent l'énorme catastrophe qui est en train de se passer dans l'éducation nationale.
    Je suis maman d'un éléve de 6e et je suis scandalisée de constater à quel point mon fils et ses camarades réunis, ont des lacunes en orthographe, en français. Il y a un travail d'urgence à faire car je m'aperçois que mon fil n'est pas capable d'écrire un petit texte sans faute d'orthographe. Etant une maman qui travaille, je suis obligée pour lui éviter à l'âge adulte la honte de faire tant de faute, de consacrer sur notre temps qui pourrait être loisir et communication familiale de me battre pour lui faire des dictées. J'essaye aussi de le convaincre à lire, ce qui n'est jamais gagné d'avance.
    Quand on pense qu'Etienne ne fait (en 6e) qu'une dictée par trimestre et qu'il n'a lu que 2 livres durant toute l'année scolaire.
    Je ne comprends pas pourquoi l'education nationale reste laxiste sur un tel fléau. Alors que les médias nous parlent d'un chiffre croissant d'analphabéte, que peut on faire pour faire réagir le ministére.
    Ou bien a t-on l'intention en France d'engendrer un maximum d'analphabéte pour pouvoir mieux manipuler les génarations futures ?...
    Je me fais beaucoup de soucis à ce sujet....
    Je n'ai pas encore lu votre livre et je souhaite fortement me le procurer.

    F.Arnaud, 09/06 : A la retraite par fatigue de combattre, je suis heureuse de constater que les plus jeunes ont repris le flambeau, merci. J'ai essayé, en collège,d'appliquer les réformes honnêtement...et j'ai constaté que c'était un réel échec; pourtant j'avais tellement travaillé !!!Les élèves n'acquéraient rien de solide. Par ailleurs, j'ai constaté que seuls les élèves qui avaient eu un instituteur, ou institutrice, appliquant les méthodes dites anciennes, savaient à l'entrée en 6ème ce qu'ils devaient savoir. Je crois qu'il est temps que les responsables du ministère de l'Ed. Nat.prennent conscience de leurs erreurs. Une anc.étud. de Mme de Romilly, M.Grimal...etc
    ARTIOLI, S., 08/06 : Cher Marc,

    Je fais partie du
    - grand cercle de ceux qui ont une expérience du terrain (je travaille dans le secondaire)
    - du cercle plus réduit de ceux qui avaient pressenti que cela « disfonctionne » (j'ai la chance d'avoir été doté tout à la fois d'un cerveau, d'enseignants et de parents valables)
    - du tout petit cercle de ceux qui avaient trouvé des ouvrages un peu difficiles (?) pour expliquer une partie du problème (« La Barbarie douce » de Le Goff et « L'Enseignement de l'ignorance » de Michéa)

    Ton livre m'est d'un grand secours car il présente le problème depuis le début, de façon vulgarisée, et avec des exemples vécus illustrant fort bien le propos.
    Alors que j'étais isolé sur mon île (Maman ne conçoit pas que je préfère rester maître auxiliaire) j'ai enfin pu me faire comprendre par elle mais aussi par de nombreux collègues et/ou amis.
    Bref, je communique.
    Je communique mon effroi, mon angoisse, ma désolation, mon écoeurement, ma tristesse et du coup je me sens moins seul.

    schmitt j-b, 06/06 : quel plaisir quel bohneur (malheureusement) de lire ce que l'on pense
    et que l'on ose plus dire !..
    je suis p.e. et je me retrouve entièrement dans cet excellent ouvrage
    merci merci merci d'avoir pensé écrit publié ce livre génial il faut
    continuer...et donc...pas de retraite pour m. le bris ...ce serait un
    immense gâchis...pour une fois qu'on a qqu'un d'aussi bien !!!
    de mon côté je vais promouvoir avec grand plaisir ce bouquin salvateur
    j'espère sincèrement et vivement qu'il sera le début d'un retour à
    la logique et au bon sens...
    merci merci et surtout surtout continuez encore et encore

    F. M., 05/06 : Cher M. Le Bris,

    Tout d'abord merci pour votre livre, d'une grande limpidité et dont la lecture m'a absolument passionné. Jeune papa, à 28 ans, d'une charmante petite fille depuis 2 semaines, votre ouvrage était particulièrement bienvenu car je me pose toutes les questions sur son éducation, mon rôle en tant que parent et mes espoirs dans son instruction future.

    Aujourd'hui ingénieur, la lecture de votre livre 10 ans plus tôt aurait peut-être révélé une vocation tant le métier d'instituteur y est décrit avec respect, responsabilité et amour. Les difficultés que vous soulevez sont graves et sérieuses, et m'ont profondément choquées. Et pourtant elles donnent envie de se battre.

    Quant à ma fille, peut-être me résignerais-je à pallier les déficits que généreront les méthodes que vous dénoncez. Quelle tristesse. Je ne comprends pas quel système absurde a permis d'en arriver à une situation tellement antidémocratique et contreproductive. Avec des enseignants d'une qualité pourtant remarquable !

    En tant que parent donc, égoïstement, je prendrai toutes les mesures nécessaires pour que ma fille sache lire, écrire, compter. Mais en tant que citoyen je ne peux me résoudre à une telle fatalité.

    Que faire pour appuyer votre combat ? Vous concluez de façon très pessimiste votre livre, et laissez penser que l'Education Nationale est dans une spirale infernale, dans une fuite en avant perpétuelle.

    Bon courage, F.M.

    isa, 01/06 : Cher monsieur Le Bris, Je suis bien contente d'avoir lu votre livre qui m'apporte la vision synthétique et historique des problèmes pédagogiques auxquels je suis confrontée. En effet, je suis une orthophoniste " débordée, voire abusée" et une maman inquiète de l'évolution des ses enfants dans ce monde que nous leur transmettons (le jour de l'inscription de ma fille aînée au CP pour l'année prochaine, le directeur m'a dit: " nous avons beaucoup de chance, nous aurons la nouvelle version de "Gafi" avec encore plus de documentaires" !! Oh, joie!! Heureusement qu'elle a déjà compris la combinatoire!!).
    L'enfant qui décode à la perfection mais qui ne comprend strictement rien, celui qui lit aussi bien un texte en français qu'en espagnol ( sans parler la langue) , existe. Je l'ai rencontré plusieurs fois. Mais , à mon avis son problème ne vient pas de la méthode de lecture mais de sa mise en projet de lecture. Les travaux en gestion mentale d'Antoine de la Garanterie m'ont apporté bien des réponses dans ma pratique, à ce sujet.
    Je souhaitais vous signaler qu'il existe d'autres méthodes de lecture (moins anciennes que la méthode boscher) qui sont très bien et qui sont à faire connaître, car bien sûr , on ne peut pas les trouver chez le libraire du coin. A croire que la " mafia des éditeurs" pactise avec les "têtes pensantes" de l'EN. Il s'agit de " Nounourse et ses amis" de Marie de Maistre, édition Utovie et de "Jean qui rit" aux éditions Téqui ( ces éditions sont un peu "marginalisées" ,il faut passer par internet pour les retrouver).
    Je vous souhaite beaucoup de courage et d'énergie dans votre combat ( il vous en faudra !!!). En espérant que toutes les bonnes volontés et que les différentes associations pourront s'unir pour aller dans le bon sens, je vous prie d'agréer l'expression de mes sentiments les meilleurs.

    chantal, 28/05 : Votre livre est passionnant et paradoxalement... rassurant! par son réalisme, il explique et démontre les sources des difficultés que rencontrent nos enfants, et nous remet donc dans une perspective constructive, opposée au fatalisme.
    Parents de 4 enfants en bas âge, notre aînée a connu cette année les affres du C.P. avec la méthode Ribambelle, dont elle "lisait" le premier livre en entier le soir de la rentrée, à ses frère et soeurs éperdus d'admiration...normal, quand on a une bonne mémoire auditive. Après quelques jours d'illusions, l'épreuve de vérité, cruelle à cet âge arriva, et notre petite fille se bloqua complètement contre l'école, alors qu'elle désirait ardemment lire et écrire. Le RASED est intervenu, avec tact et efficacité d'ailleurs, pour ce qui est de reprendre peu à peu confiance en soi. Pour l'enseignement de la lecture, la méthode syllabique du Dr Wettstein-Badour pratiquée presque chaque soir à la maison l'a aidée à vraiment lire et non pas à deviner ou imaginer ce qu'elle essaie de lire. Si nous n'avions qu'un seul enfant,notre énergie suffirait à compenser en puisant çà et là les bons conseils et livres d'enseignement. Mais ils sont déjà quatre, pour notre plus grande joie, et nous nous interrogeons pour la suite: faut-il aller trouver un travail près de Médréac? Si si si, nous y réfléchissons sérieusement!! ou bien des enseignants acceptant d'entrer en relation avec nous par courrier, ou courriel, voudraient-ils bien nous donner des adresses d'écoles primaires où l'on instruit vraiment les enfants, à l'instar de ce que vous pratiquez au quotidien dans votre école ? Y-a-t-il une bibliographie accessible pour se procurer de bons livres d'enseignement pour nos enfants, pour encore une fois, tout rattraper à la maison ?
    Je reste pour ma part reconnaissante envers mes maîtres du primaire qui m'ont tant appris, dans une bonne petite école laïque des Côtes d'Armor, et venant de doubler le cap de la trentaine, je me situe plutôt comme moderne à m'attacher à l'acquisition des savoirs fondamentaux ferment d'une vraie liberté pour nos enfants. Merci de m'envoyer une réponse, si vous avez un instant.
    Bon courage et MERCI pour votre audace.

    DEFOLY Isabell, 26/05 : Bonjour, je viens de refermer votre livre et bien que non enseignante mais maman de 4 enfants, il me confirme ce que j'avais empiriquement "décelé". Deux de mes enfants ont appris à lire avec la méthode syllabique grâce à des institutrices "traditionnelles", ils adorent lire ; un autre a été confronté à la méthode "semi-globale", et n'éprouve aucun plaisir ni intérêt (c'est une corvée !) et la petite dernière en CP étudie "grâce" à la méthode Ribambelle. Malgrè l'avis de la maîtresse, nous avons travaillé à la maison avec la méthode Boscher et Ratus( ce que je n'avais pas osé faire avec mon deuxième fils, hélas). Par rapport à ses petits camarades, elle sait tout déchiffrer et aime lire. Pour information, dans cette méthode Ribambelle composée de 5 petits livres , ma fille "lisait " dès octobre le premier "les yeux au ciel " (mots comme exceptionnellement, extraordinaire et ne connaissait pas toutes les lettres de l'alphabet ...) et dans le dernier , elle a droit au mot "ogrillon" !!! Surprenant d'apprendre à lire des mots qui n'existent pas dans le Robert ni dans le Larousse !!! Pour terminer, dites-moi ce que nous parents pouvons-faire pour vous aider dans votre "lutte" ?
    Mir. Bernier, 23/05 : Prof lettres classiques en retraite, j'ai toujours appris à lire à mes enfants... Mes petits-enfants ont la chance d'être bien doués si bien qu'ils n'ont pas de problème. Ce sont toujors les plus pauvres de moyens qui trinquent. Je fais lire votre livre et je l'ai passé à mon fils qui après une dizaine d'années comme cadre commercial vient de changer de carrière et termine son année d'IUFM, écoeuré par le dogme pédago et la conscience que l'important est de se couler dans les consignes sectaires et non de bien faire un métier auprès d'enfants qu'on aime par avance. Ses camarades de l'IUFM pensent comme lui, du moins un grand nombre. Votre livre va leur faire du bien . Pour l'instant , ils préparent leur inspection avec un seul objectif: faire apparemment comme on leur a dit de faire ( "découvrir le savoir" ," avoir un projet" , "susciter les bonnes questions" etc...) pour avoir leurs "validations". Après , ils espèrent être plus autonomes.
    L'histoire du "monde" proposé chez les élèves de maternelle est doublement révoltante: bêtise et stupidité de mettre un journal pour des enfants de trois ans. Scandale de proposer un journal politique: c'est typiquement une méthode de secte: imprégnation des esprits par la présentation d'UN journal à des tout petits qui s'en souviendront ( espèrent-ils ) plus tard. Imaginez le scandale si un instit abonnait sa classe au Figaro!
    Sachez que vous êtes soutenu. Avez vous dédicacé votre livre aux différents ministres de la rue de Grenelle?

    LECLERC, 22/05 : Bonjour Marc. Il s'agit d'une de tes anciennes élèves. Je lis ton livre en ce moment et je suis totalement d'accord avec toi.
    Même si je n'employerai pas les mêmes mots que les autres t'ont écrits, je trouve que tu a un sacré courage de le dire.


    sophie, 20/05 : Instit,titulaire d'une licence de lettres,ayant fait du latin et de l'ancien français avec bonheur à la fac,je ne suis pas d'accord avec Mr Le Bris.
    Les enfants ne sont pas des vases à "remplir" de connaissances.Ils sont plein de vie, d'intelligence et d'envie d'apprendre que notre rôle est de faire fructifier.
    Ma soeur a fait maths sup et est ingénieure aujourd'hui.
    Beau parcours?
    Sauf qu'elle vomissait d'angoisse tous les matins avant d'aller à l'école.Sauf qu'elle n'est pas si épanouie que cela dans son travail aujourd'hui.
    Aider nos enfant à s'épanouir, à trouver leur voie, à savoir faire des choix, ce n'est pas incompatible avec l'apprentissage de la lecture.
    J'ai des Cp et CE1, je pratique la méthode naturelle, ce qui ne veut pas dire que je ne travaille pas sur les sons et les syllabes. Je ne vais pas vite, du moins pas avec tous, je m'adapte. Mes enfants aiment venir à l'école, savent lire quand ils entrent en Ce2, aiment lire et les livres, mais font aussi du sport et des Arts plastiques.
    Nous sommes dans une société de peur, arrêtons nous un peu, et faisons un peu plus confiance à ces enfants et aux adultes, parents, instits, personnel des écoles (dames de cantine, atsem...) qui les aiment.



    prothon guylen, 18/05 : cher collegue .MERCI et Bravo d'avoir le courage d'ecrire ce que nous constatatons depuis 20 ans comme enseignant et comme parent .IL faut beaucoup de courage dans notre metier pour lutter contre les faux progressistes qui nous ont fait subir toutes leurs derives scandaleuses qui engendrent tant d'inegalites...tout le monde n'a pas la chance d'avoir un parent professeur pour faire à la maison le travail de l'enseignant.EST-CE TOLERABLE D'AVOIR ETE OBLIGEE D'APPRENDRE A LIRE A MA FILLE EN CP PARCE SON INSTITUTRICE QUI SEVIT DEPUIS 25 ANS APPLIQUE LA METHODE NATURELLE
    Edith Lavanant, 16/05 : C'est tout à fait mon cheminement. Le qualificatif "délinquant" appliqué au compte-rendu du conseil d'école stigmatisé par l'Inspecteur primaire pour non conformité au dogme me rappelle que j'ai été accusée par une inspectrice de provoquer un "trouble à l'ordre public" parce que je refusais d'appliquer le français en séquences ...etc... en collège. On a dévalorisé l'orthographe, la grammaire, les jugeant superfétatoires, du moment que les élèves savaient lire et écrire. Mais le résultat est que, maintenant et depuis plusieurs années, la compréhension est atteinte.De nombreux livres dénoncent cette catastrophe; mais je ne vois aucun signe d'amélioration. Tous ceux qui le peuvent fuient, jugeant qu'il n'y a aucun espoir. Faut-il créer un 'nième syndicat, un lobby?
    Magnoux Sébast, 16/05 : Un seul mot, ou plutôt deux :

    Merci ! merci et bravo à Marc Le Bris , pour la lucidité et la justesse de ses analyses , et surtout pour la salutaire déconstruction du discours dominant à laquelle il se livre avec courage !
    Puisse ce livre indispensable trouver le public qu'il mérite , et surtout déclencher chez certains la prise de conscience qui s'impose plus que jamais !

    Sophie, 13/05 : Encore bravo pour votre courage, il faut que chacun de nous fasse lire ce livre à tout son entourage, il faut se mobiliser pour changer la situation catastrophique de notre école. C'est vrai, mais en attendant, comment "sauver" notre fille qui finit son CP ?

    Collègue, 11/05 : Je me sens moins isolée depuis que je vous lis non pas sur mon caillou d'outre-mer mais sur mon rocher des Alpes;c'est que le dégel des cerveaux n'est pas encore d'actualité par ici;merci pour le travail fantastique que vous réalisez;je fais ce que je peux pour vous faire connaître autour de moi;j'ai lu votre livre passonnant,"Et vos enfants ne sauront ..." et j'en parle beaucoup dès que je peux,je ne suis pas d'accord pour ce qui est de l'homéopathie:il y a beaucoup de charlatans dans ce domaine mais tout n'est pas à jeter!


    collègue, 11/05 : Merci pour ce livre passionnant qui se dévore mais on en a froid dans le dos ...quel gâchis...et pour combien de temps ?. Rentrée comme institutrice suppléante 1969, je n'ai jamais eu droit aux formations aux nouvelles méthodes et ai vite choisi l'enseignement dit "spécialisé", ( une année de stage où je n'ai rien appris ) mais il n'y avait pas de programmes pour les classes de perfectionnement et meslèves apprenaient avec les bonnes vielles méthodes ! J'ai eu la chance de rencontrer des inspecteurs qui avaint du bon sens mais j'ai vu des collègues démolis , sommés de changer leur méthode de lecture dans le trimestre et je pense avec tristesse à ce bon instituteur de campagne consciencieux et rigoureux qui a démissionné parce qu'il ne pouvait pas appliquer les "nouvelles méthodes "...quel gâchis ...
    Pour mon fils né en 83, j'ai fait confiance aux enseignants, pensant qu'ils étaient mieux formés que moi: après un CP de méthode naturelle, une instit en congé de maternité et 7 remplaçants, il devinait les mots...: l'enseignante du RASED a travaillé avec cette classe pendant un trimestre au CE 1 mais le mal était fait...Aujourd'hui, bien que décrit par tous ses professeurs comme un élève à "fort potentiel", c'est un étudiant qui traîne ses lacunes en orthographe , qui avoue ne rien comprendre à la grammaire ( COD, connais pas !) et qui conjugue "au feeling"...quel gâchis...
    Idem pour l'anglais... MERCI M. LE BRIS : il est urgent que votre livre soit lu par nos inspecteurs et nos ministres...mais auront-ils le courage de reconnaître ce gâchis et la volonté politique d'offrir aux enfants nés en l'an 2000 la chance d'apprendre à lire ,écrire et compter ???

    collègue, 09/05 : Votre livre est à lire par tous les enseignants et parents et je m'emploie d'ores et déjà à le faire connaître;sans cesse la bête immonde renaît de ses cendres et ce n'est pas facile de la contrer;merci et félicitations pour votre excellent travail!
    raleuse, 08/05 : J'ai lu le livre de M LE BRIS.
    En tant que maman je suis convaincue du bien fondé de la méthode syllabique. D'ailleurs, j'ai appris à ma fille à lire avec cette méthode. Elle est actuellement en ce1. Je voudrais revenir sur les méthodes d'enseignement du calcul : en évaluation de Math, elle a eu 2 pbs. Un portait sur la multiplication : (elle connaît les tables de 2 3 5 et 10). Le problème consistait à trouver l'opération 12x15=180. Quand je lui ai demandé comment elle avait trouvé le résultat elle m'a dit : aucun problème! A la calculette !!! Admettons
    Le second pb était le suivant. Une trottinette coûte 58 euros, une poupée coûte 39 euros : Question : combien la trottinette coûte de plus que la poupée ? Alors je lui demande : comment tu as fait ? Elle me répond 38-57= 19, je l'ai fait à la machine...
    Je lui explique son erreur et je me dis que si on ne donnait pas les machines aussi tôt, elle aurait pu poser l'opération et s'apercevoir qu'il était impossible de la faire et elle aurait rectifié. Elle a trouvé un nombre négatif, ce qui est un peu prématuré pour son âge...
    Dommage que nos enfants ne fassent plus de calcul , ils connaîtraient les échelles de valeur et pourraient rectifier de façon logique leurs bévues... Mais cela doit être comme pour la méthode syllabique plus c'est abstrait et moins c'est logique mieux c'est...
    Une maman un peu déçue...

    Serge, 07/05 : Ancien "hussard noir" (promo66), puis PEGC, et maintenant Principal adjoint de collège, j'ai vu (subi) la montée des pédagogistes et de la "pédago-papouille". 2 moments graves parmi d'autres: la liquidation des Ecoles Normales (merci les "universitaires", que de compétences de terrain gâchées!) et la diminution des horaires du Français en école élémentaire, équivalant à 2 années!
    Quand on veut faire des économies dans l'E.N., il suffit de parler d'enseignement transversal! Le français est devenu "transversal" (= participant de toutes les disciplines...)! Quelle nouveauté! Il me semble pourtant qu'à cette époque, les autres "matières" n'étaient pas enseignées en Chinois!
    Les évaluations "casimir" d'entrée en 6° font s'arracher les cheveux des collègues, qui pourtant résistent dans l'ensemble à la tentation de tirer sur l'ambulance (...pardon, sur les "professeurs des écoles") et je ne vous parle pas des résultats cumulés en fin de collège...
    Nostalgique? Comme tout le monde, mais avec raison sur ce sujet...
    Réactionnaire? Si être réactionnaire, c'est réagir, en particulier à la bêtise, alors oui!
    Quand je serai grand-père, d'ici peu, je sais ce qu'il me restera à faire...
    Bravo LE BRIS, et merci. Mes encouragements aux résistants sensés

    collègue, 29/04 : Merci pour votre courageux ouvrage, à peine exagéré. En ce qui concerne la lecture, je pense qu'un élève normalement préparé apprendra facilement à lire, peu importe la méthode utilisée. Le vrai problème, ce ne sont pas les bons élèves, mais ceux qui sont en difficulté. Et ces derniers s'en sortiront toujours mieux avec la méthode syllabique, parfaitement rassurante et structurante.
    La problématique de la lecture symbolise d'ailleurs assez bien les difficultés de l'Ecole contemporaine. On a rendu compliquée une chose finalement très simple, l'école primaire, qui avait pourtant atteint son rythme de croisière. Nos élèves sont de plus en plus livrés à eux-mêmes, dissipés et perturbés par une vie sociale qui n'épargne pas grand chose de leur enfance. Et on en remet une louche à l'école en leur demandant quotidiennement de réaliser des exploits presque insurmontables: débattre, émettre des hypothèses, trier des documents, rédiger des règlements, écrire des textes alors qu'ils ne possèdent pas les outils, s'évaluer ... A penser qu'on ne sait plus vraiment ce qu'est un enfant ! Il est vrai qu'on nous répète à l'envi que les enfants ont changé. Pourtant, me semble-t-il, les enfants aiment toujours autant les choses simples, cadrées et ordonnées. Bref, tout ce qui rassure et construit dans la sérénité. Tout ce que l'Ecole devrait réaliser, par opposition à la délirante sociéte de consommation, et qu'elle a oublié dans le grand mouvement de la réforme forcenée et de l'intellectualisme omnipotent.

    Podvin, 28/04 : Bravo !
    je comprends maintenant beaucoup mieux comment et pourquoi j'ai tant de mal à récupérer des enfants noyés en lecture
    je passe beaucoup de temps à leur dire de ne pas deviner, de lire tout haut et d'écouter avant de comprendre.
    J'ai fait un site sur l'apprentissage lecture basé sur une façon d'écrire qui permet à l'enfant de lire alors qu'il n'est qu'à mi-chemin de son apprentissage.
    http://trucspourapprendre.free.fr/
    J'aimerais beaucoup avoir votre avis
    Pourrais-je reproduire certains passages sur mon site ?
    ou faire un lien ...

    S.Yannic, 21/04 : Je ne suis pas une enseignante mais une simple maman d'un petit garçon de 6 ans qui éprouve d'énormes difficultés en CP, particulièrement dans l'apprentissage de la lecture.
    Malgré l'aide d'une institutrice formidable (mais adepte de la méthode semi-globale "Abracadalivre"), d'une orthophoniste de grande qualité, du RASED de l'école et d'un pédo-psychiatre (sur le conseil de l'institutrice), mon fils est perdu et je suis moi-même terriblement inquiète de le voir se débattre et ne pas arriver à apprendre à lire. Il est devenu de son côté totalement démissionnaire et je ne sais plus quoi faire pour l'aider.
    Le livre de Monsieur LE BRIS a été une véritable bouffée d'air pur, de réconfort : une bouée de sauvetage. Certains passages m'ont donné les larmes aux yeux tellement je m'y retrouvais.
    Sur le conseil de Marc LE BRIS j'ai fait l'acquisition de la Méthode BOSCHER et j'espère sauver mon fils de la noyade grâce à elle.
    Je suis convoquée prochainement devant la commission de l'équipe éducative car l'enseignante de mon fils pense qu'il est préférable qu'il redouble. Je ne sais vraiment pas quelle décision prendre et me fais beaucoup de soucis.
    Merci à Marc LE BRIS pour son aide précieuse.
    Merci aux créateurs et à ceux qui font vivre le site internet Sauve.net. Je m'y plonge dès que j'ai le cafard et je me dis que tout n'est pas perdu, il existe des gens de grande qualité qui j'espère seront un jour écoutés. Merci à tous.

    Schwebel, 21/04 : Cher collègue
    Merci pour vos propos plein de bon sens. Comme vous, je suis instit. depuis 1984, après avoir soutenu une thèse de docteur en médecine (4 enfants expliquant ma réorientation!). Cette année, pour la 1ère fois, j'ai un CP. Il était évident pour moi que mes élèves apprendraient à lire par la bonne vieille méthode syllabique; après quelques tâtonnements, mon choix quant à la méthode s'est arrêté sur celle dite "gestuelle" (Borel- Maisonny). Et à ce jour, tous mes bambins savent lire, même celui dont on pensait qu'il n'apprendrait jamais! Mais j'avais connaissance des travaux de neuro-sciences qui montrent comment le cerveau humain "lit"; ces travaux prouvent que seule une méthode entièrement syllabique permet d'apprendre à lire à presque tous les enfants. Si vous ne les connaissez pas, je vous invite à découvrir les ouvrages de Mme le Dr WETTSEIN-BADOUR (gh.wettstein.badour@libertysurf.fr):c'est passionnant et édifiant!
    Bon courage pour votre combat et à bientôt!

    candelier, 20/04 : Quel bonheur! Enfin des auteurs issus de la base!A quand maintenant un procès contre les pédagogistes qui n'ont fait que jouer à l'apprenti-sorcier avec nos petits?
    P. Dupré, 19/04 : Il y a quelques années les Allemands de l'Est ont fait tomber un mur en scandant dans les rues "Wir sind das Volk !" "Nous sommes le peuple !" à des dirigeants qui étaient eux-mêmes persuadés d'être "Le Peuple". Il est temps pour nous parents, enseignants, éducateurs de clamer "Nous sommes des pédagogues!" à ceux qui tiennent les clés des "sciences de l'Education", n'en touchent pas les fardeaux du bout des doigts et qui prétendent nous en interdire l'accès.
    C. Bergerard, 18/04 : Il faut que tout le monde lise ce livre, les "chercheurs" de l'INRP, le ministre, les inspecteurs, les parents !!!! Je suis pourtant enseignante, mais je suis épouvantée par le poids des réformes et des inspecteurs sur les instits. Dans le second cycle, nous avons la chance d'être plus "libres" (ou alors c'est moi qui me moque allègrement des réformes et autres "conseils"?????). Je crois enseigner du mieux que je peux en mon âme et conscience, et utiliser les méthodes qui marchent et qui incitent les gamins à bosser. Mais en primaire, ça a l'air d'être une autre histoire, je n'avais pas conscience du tout de cela. Les enseignants sont pieds et poings liés. Mais n'y-a-t-il pas moyen de refuser ? Ne faut-il pas qu'enseignants et parents se mobilisent pour dire NON à ce grand gâchis ??? Mon fils a l'impression, à deux mois de la fin de son année de CE1, qu'il n'a pas appris grand chose dans cette classe. Mais je commence à comprendre pourquoi. Et ce n'est pas la faute des enseignants évidemment. Comme dit dans son message M.Silvestre, que l'on mette les théoriciens devant une classe, et on verra si leurs belles idées tiennent la route ! Je suis épouvantée par le vacuité des programmes, par la vacuité des livres quand ils existent. On découvre, on observe ; soit. Mais où écrit-on les règles de grammaire pour pouvoir s'y référer le jour où l'on ne sait plus ? Dans quel bouquin "moderne" les trouve-t-on ? Si les parents ne peuvent pas acheter des livres pour qu'à la maison l'enfant puisse rechercher l'info dont il a besoin, que se passe-t-il ? Ce sont toujours les mêmes qui vont trinquer. Bref, je me demande ce que sera l'école dans dix ans (en sachant que parmi les gamins que l'on bousille aujourd'hui, il y en aura qui seront instits. Qu'auront-ils à transmettre et comment, au train où l'on va ???). Dans mon esprit, les instits détiennent les savoirs de base indispensables à tous et doivent les transmettre. Ils sont bien plus importants que nous profs de secondaire (au risque d'en choquer certains, et sans démagogie aucune, je suis convaincue que beaucoup d'élèves pourraient bien se passer de ce que nous essayons de leur enseigner. Mais les bases de grammaire, d'orthographe, de maths ????) Je pourrais écrire ma colère pendant des pages, mais je vais quand même m'arrêter là. Je dirai seulement pour terminer que j'ai l'impression d'être un dinosaure devant toutes les belles théories "novatrices", mais je suis convaincue que l'école que nous avons connue nous (j'ai 40 ans) et nos parents, etc., est la seule bonne école.
    Merci M. Le Bris d'avoir écrit ce livre. J'espère que des milliers de personnes vont le lire. Parlons-en autour de nous. Il faut que tout le monde comprenne ce que l'école est en train de devenir.

    Fr.Richard, 13/04 : Le Bris au ministère ! Après beaucoup de livres très pertinents sur notre pauvre école, ce passionnant pavé de 400 pages ( lues d'un trait dans la soirée ) est le clou final sur le cercueil de ces réformes stupides et dangereuses. Voir absolument p 17 à 23 la brillante plongée dans la cervelle de Roland, jeune "apprenant" qui peine à lire, paumé comme un petit rat dans un labyrinthe par la méthode " moderne" de lecture qui lui laissera un handicap à vie. Certains de mes grands de 3°, plutôt intelligents et de milieu favorisé, en sont là aussi: lecture lente, confusion de mots devinés et non lus, erreurs sur les énoncés ( et le brevet qui arrive !), orthographe chaotique bien sûr, et forte réticence face à la lecture, hélas.
    Le Bris est clair, courageux, évident; sans la moindre langue de bois, il défend l'instruction publique due aux enfants du peuple qui ne doivent plus servir de cobayes, et la liberté des maîtres harcelés ,malgré de bons résultats et des élèves bien formés, par des inspecteurs khmers rouges qui traquent les déviants.
    Lisez Le Bris : l'irréductible Breton aide à voir clair et à reprendre courage.

    ( signé : une prof très mal notée parce que faisant des dictées, des cours de grammaire et des textes classiques ) ( mais dont certains élèves ont jusqu'à 16 et 17 en seconde; comment se fait-ce ?)

    Silvestre JM, 13/04 : Quel plaisir de lire le livre que j'aurais voulu écrire ! Je suis directeur retraité depuis 2000 et je peux dire que j'ai eu les 15 dernières années de
    ma carrière empoisonnées par le "sciences de l'éducation". Ce qui fut le plus navrant ce fut d'assister au lamentable suivisme de la FEN puis des syndicats majoritaires
    dans la"nouvelle façon d'enseigner" .
    J'ai pu lire, en 1984, dans un de mes rapports d'inspection que j'étais un bon maître, voire un très bon maître mais des années 60 et qu'il fallait que
    je change de méthodes, ce que j'ai toujours refusé de faire ! Ceci m' a permis d'être très souvent agréablement surpris par les résultats de mes anciens
    élèves au collège.
    Comment lutter contre la confusion systématiquement entretenue entre "progrès" et "modernisme"(ou mode)? Comment remettre
    devant une classe tous ces géniaux théoriciens bien à l'abri dans leurs fromages des UIFM, de l'INRP et autres ? Et comment lutter contre les médias qui
    depuis les années 70 ne cessent de répéter que l'école est un endroit où on s'ennuie qund on travaille normalement et qu'elle doit être un "lieu de vie citoyenne" ?
    Bref, encore merci et je me charge de la promotion de ce livre dans mon cercle de connissances !

    bord, 07/04 : Excellent.Cela fait plus de 20 ans que je lutte contre l'océan de bêtise qui est celui dans lequel beaucoup d'enseignants se sont plongés avec délice.Cela dit il est très difficile de ramer à contre courant.Il faut avoir expérimenté des inspecteurs zélés pour comprendre combien difficile est la bataille.Comment mettre fin à tout cela que j'appelle depuis des années "la casse de l'école".Dans quels intérêts cela a-t-il été fait?
    Encore merci!


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