Fuites au bac de français


Bac de français: seuls les candidats bordelais ont eu un sujet de secours

EDUCATION-BACCALAUREAT - 13/06/2003 13h28 - AFP

PARIS, 13 juin (AFP) - La quasi-totalité des élèves de première, candidats aux bacs scientifique (S) ou économique (ES), ont composé vendredi matin pour leur épreuve anticipée de français sur le sujet initial prévu, malgré l'erreur commise la veille à Bordeaux, a-t-on appris auprès de l'Education nationale.

Jeudi, dans un centre de Bordeaux où devait se passer une épreuve de sciences, l'enveloppe contenant les sujets de français qui devaient être distribués le lendemain avait été ouverte par mégarde. 38 élèves avaient pu en prendre connaissance, savoir qu'il s'agissait de parler de l'imaginaire et de la réalité autour d'un texte de Pierre Loti et éventuellement le communiquer à des amis.

Des sujets de substitution étant, comme toujours, prêts, on avait d'abord pensé, au ministère de l'Education nationale, les changer pour l'intégralité des élèves de ces deux séries. Puis il a été décidé de ne les changer que dans l'académie de Bordeaux.
Vendredi, le directeur de l'enseignement scolaire, Jean-Paul de Gaudemar, s'en est expliqué sur RTL. Il a affirmé que c'était "la solution raisonnable" et souligné qu'il n'y avait pas de problème majeur, même si le journal Aujourd'hui/Le Parisien a évoqué l'affaire dans son édition de vendredi et cité le nom de Loti.

"Il n'y aura absolument pas matière à faire annuler l'épreuve. Le bac est un examen et non un concours et il n'y a aucune obligation de donner à tous à travers le pays les mêmes sujets", a-t-il dit.
"Nous avons pris la précaution élémentaire de changer les sujets à Bordeaux, c'est suffisant. Mettre en place partout des sujets de remplacement et donc en tirer des centaines de milliers entre jeudi soir et vendredi matin était matériellement impossible. Nous n'avons pas pris le risque de devoir reporter l'épreuve de quelques jours. Les candidats ont été suffisamment secoués avec les problèmes dus à la situation sociale pour subir encore cela", a-t-il ajouté.

"Que des candidats aient pu lire vendredi matin dans le journal que le sujet portait sur Loti n'a aucune incidence sur l'épreuve dont l'essentiel est de vérifier qu'ils savent comprendre, analyser, rédiger". "Nous avons pesé tous les risques et nous sommes sûrs que l'épreuve permettra parfaitement de valider leurs compétences", a-t-il conclu.
18/06/03